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La CFDT interpelle Collomb sur l’avenir des HCL

Avant le conseil d'administration des HCL qui se déroulera le 29 octobre, le secrétaire général de la CFDT Santé dans le Rhône Jean-François Aillard a écrit une lettre ouverte au maire de Lyon pour dénoncer le manque de moyens accordés aux hôpitaux lyonnais. Et il redoute la mise en place d'une médecine à deux vitesses.

 

Pourquoi vous avez écrit cette lettre ?
Jean-François Aillard : Car la situation des hôpitaux lyonnais est préoccupante. Le budget prévisionnel 2007 des HCL était déficitaire de 19 millions d’euros. Mais après seulement 8 mois d’activité, le déficit est déjà de 40 millions d’euros ! Je veux donc sensibiliser les élus pour qu’ils aient le courage de dire que l’hôpital public va être en difficulté.
Mais ce n’est pas Collomb qui décide du budget des HCL !
C'est vrai que sa liberté d’action est limitée par les crédits donnés par l’Etat. Mais en tant que président du conseil d'administration des HCL, Collomb a quand même un certain pouvoir. Il doit demander plus d’aide au ministère de la Santé. A Lyon, il nous faut au moins 60 millions d’euros pour essayer de repartir du bon pied.
Qui est responsable de ce déficit ?
Je pense que tout le personnel hospitalier doit faire des efforts mais surtout les médecins qui dépensent trop en médicaments, en matériels, en équipement... Et il n’est pas normal que certains domaines comme la chirurgie cardio-vasculaire perdent de l’activité. Il y a de plus en plus de malades et de moins en moins d’activité. C’est dément ! Et c’est dans les cliniques privées que ces domaines se développent.
La principale différence entre le public et le privé ?
Dans le public on soigne tous les patients. Alors que dans le privé, ils prennent des malades plus rentables, c’est-à-dire des gens qui coûtent moins chers à soigner car ils n'ont pas de pathologies trop lourdes. Le problème, c'est que Nicolas Sarkozy veut que les hôpitaux deviennent rentables. Au fond, on ne va plus soigner les malades dans un but médical mais économique !
Vous craignez des dérives ?
Si les choses restent en l’état, on va droit vers une médecine à deux vitesses. Les riches vont pouvoir se soigner correctement et rapidement alors que les pauvres seront moins bien pris en charge !


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