L'US Quevilly à "90 minutes de soulever la coupe de France"

L'US Quevilly à "90 minutes de soulever la coupe de France"
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Le président de l’US Quevilly Michel Mallet s’est confié à Lyonmag, à quelques heures de jouer sa première finale en Coupe de France face à l’Olympique Lyonnais, samedi soir à 20h45.

Lyonmag.com : A deux jours de la finale au Stade de France, l’euphorie a-t-elle laissé la place à la pression chez vous et vos joueurs ?
Michel Mallet : Jusqu’à l’arrivée à Clairefontaine (mercredi) pour la mise au vert, les joueurs étaient plutôt sereins. C’est vrai qu’il y a pas mal de sollicitations mais pour l’instant ça va. L’euphorie est plutôt du côté du public et de la population avec un vrai engouement pour ce match. On a joué aux marchands de bonheur par deux fois et la fête s’annonce encore belle au Stade de France.

Vous vous trouvez dans quel état d’esprit ?
Je me dis qu’avec l’expérience de Quevilly en Coupe de France, le match contre l’OL est comparable à ceux contre Rennes et Marseille, ou encore le match contre Paris en 2010. Et je suis plutôt confiant dans la prestation qu’on est capable de produire. Après si les dieux du football sont avec nous et qu’on est porté par un public très nombreux, je peux dire aujourd’hui qu’on est plutôt serein.

Il existe une potion magique à l’US Quevilly pour battre les grosses équipes ?
Non, il n’y a pas de potion magique, ni pour battre Rennes ni pour battre l’OL. Notre recette, c’est juste de mettre la meilleure équipe possible dès le début du match. Et il y a un état d’esprit et une vraie culture de la Coupe de France depuis 2002, puisque Quevilly est régulièrement qualifié au moins pour les 32e de finale. Il y a une vraie côte d’amour avec cette Coupe de France et avec la confiance que l’on possède dans le groupe de Régis Brouard, on est capable d’exploits.

Entre cet amour de la Coupe et l’envie d’éliminer les clubs de Ligue 1, qu’est-ce qui prime ?
Il n’y a pas de réelle motivation à taper du gros. Il y a une vraie volonté de prendre match par match et de vivre intensément chaque moment. Et il y a la volonté de vivre un moment historique. La conséquence, c’est qu’on élimine des grosses équipes. L’objectif, c’est de prendre et de donner beaucoup de plaisir.

L’Olympique Lyonnais vous fait-il peur, plus que Rennes ou Marseille ?
Si on avait eu peur avant, on n’aurait jamais eu nos parcours respectifs. Mais j’ai énormément de respect pour l’OL qui est un club que j’aime beaucoup. On sait que là on franchit un cap. On en avait déjà franchi un lors de la demi-finale face au PSG. On a conscience que là, c’est encore une autre dimension, c’est encore bien au-dessus. On sait que sur un match tout est possible, on est à 90 ou 120 minutes de soulever la Coupe de France.

Vous avez conscience qu’une bonne partie de la France va supporter l’US Quevilly pour que votre équipe batte l’ogre OL ?
Oui, j’en ai conscience. Et c’est bien : la prime au petit est toujours importante. On attend 40 000 Normands qui viendront supporter l’équipe de Quevilly. Je ne dirais pas que tout le Stade de France sera voué à notre cause mais pas loin. Et devant le petit écran, il y aura beaucoup de gens avec le maillot jaune, au moins dans leur cœur.

Maxime Gonalons, le milieu défensif de l’OL, a déclaré que le match allait se gagner à l’envie. Vous le pensez aussi ?
Je ne sais pas comment l’adversaire va aborder ce match-là mais moi, j’ai une totale confiance en mes joueurs. Ils auront envie d’avoir envie. Je n’ai pas besoin d’aller leur parler. Cela va se passer tout seul.

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