OL en direct 24-07-2012 à 08:05
Michel Bastos - Photo Lyonmag.com -
Alors que l’OL cherche à se séparer de plusieurs joueurs à grosses rémunérations dans le but de réduire sa masse salariale, l’échec des négociations pour le transfert de Michel Bastos à Al Aïn à Abou Dhabi (Emirats-Arabes-Unis) rappelle de nouveau les mauvaises affaires réalisées par le club lyonnais ces dernières saisons.
A partir de 2007, l’Olympique Lyonnais n’a plus connu la même réussite dans son recrutement qu’au début des années 2000 et les cessions de joueurs sont devenues beaucoup moins juteuses.
Dans le meilleur des cas, des recrues comme Bodmer, Makoun, Keita sont reparties de Lyon relativement bien vendues mais sans aucune plus-value par rapport au prix d’achat, seulement à la valeur du contrat après amortissement sur le nombre d’années de présence. D'autres sont partis libres comme Ederson ou Fred.
Cela a affaibli les finances de l’OL, qui a, en revanche, renforcé celles de ses concurrents, Lille notamment.
Comme la plupart des clubs français, il s’appuie principalement sur les transferts et les droits TV pour établir son budget.
La crise est là, touchant l’ensemble du football international et seules quelques poches du Moyen-Orient, de Russie, voire de Chine, sont bien pleines sans pour autant qu’elles cèdent aux caprices de recruter n’importe qui à n’importe quelle somme.
Or l’OL cherche à vendre des joueurs peu performants au prix fort qui décourage les éventuels clients.
Les clubs du Moyen-Orient ont pour habitude de faire signer des jeunes en devenir comme Kader Keita qui a ensuite rejoint Lille avant de venir à Lyon, ou bien de prendre des semi-retraités (l’Espagnol Raul, Sonny Anderson, Juninho) cherchant un ultime contrat juteux.
Et encore, les discussions n’aboutissent pas toujours à l’image de Cris qui n’a pas conclu après avoir eu une possibilité dans le Golfe au début de l’été.
Mais rares sont les transferts à titre onéreux avec les équipes de cette région et l’Olympique Lyonnais, en cherchant à obtenir 10 millions d’euros bonus compris, s’est manifestement cassé les dents sur la négociation alors que Bastos et Al Ain avaient trouvé un accord pour un contrat de quatre ans.
Pour Aly Cissokho, la mise à prix (11 millions d’euros) est disproportionnée par rapport à ses performances récentes d’autant que l’arrière gauche, acquis pour 15,7 millions au FC Porto, avait perdu sa place en fin de saison au profit de Mouhamadou Dabo acheté 1 million au FC Séville, soit quinze fois moins...
Les clubs qui se seraient renseignés sur son compte ne se comptent plus à travers l’Europe sans pour autant qu’il soit parti.
Ses agents comme l’OL ont intérêt à colporter les rumeurs d’intérêts éventuels.
Le cas de Hugo Lloris est différent. Le marché des gardiens est par nature traditionnellement restreint.
Les clubs paient rarement des sommes importantes pour une acquisition à ce poste.
La mise à 20 millions d’euros est très élevée. Tottenham serait le seul club intéressé par le portier de l’équipe de France mais pas au prix de faire une folie. La proposition des Spurs à 11 millions d’euros suggère un intérêt, sans plus et pas à n’importe quelle condition.
Le problème sera de trouver un remplaçant à Lloris en cas de cession tardive, d’autant qu’il ne faudra pas trop compter sur la compréhension des concurrents français pour engager Ruffier, Ospina, Costil ou autres Carasso, des noms plus ou moins suggérés.
Cette année, l’OL n’a aucune marge de manœuvre et mise avant tout sur la patience, peut-être jusqu’au 4 septembre à minuit, autant pour les ventes que pour le recrutement, afin de constituer son effectif 2012-2013.
Le temps est loin où Lyon donnait le ton du mercato en France. Les choses ont bien changé.
S.V.
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Commentaires 4
Déposé le 24/07/2012 à 13h04
Par moi-même Citer
Déposé le 24/07/2012 à 12h33
Par croixrousse Citer
Déposé le 24/07/2012 à 09h57
Par croixrousse Citer
Déposé le 24/07/2012 à 08h19
Par luciole Citer