C’est un revers judiciaire majeur pour la municipalité de Saint-Fons. Par un jugement rendu après l’audience du 5 décembre 2025, le tribunal administratif de Lyon a annulé la révocation du chef de service de la police municipale, décidée par le maire Christian Duchêne le 26 juin 2024.
Pour rappel, l’agent avait dénoncé l'"ingérence" d'une directrice administrative dans ses prérogatives. Suspendu une première fois le 12 février 2024, l’agent avait été révoqué quelques mois plus tard pour de prétendus "manquements graves", largement relayés publiquement par l’édile. Une décision immédiatement contestée par l’intéressé, tant en référé qu’au fond.
Dès le 23 septembre 2024, le juge des référés avait déjà suspendu l’arrêté de révocation, pointant un problème d'"urgence" et un "doute sérieux quant à la légalité de l’acte", et enjoignant la commune à réintégrer provisoirement le chef de service. Une injonction restée sans effet : la mairie avait préféré prendre un nouvel arrêté d’exclusion temporaire de fonctions.
Sur le fond, la 8e chambre du tribunal administratif de Lyon a cette fois tranché clairement. La juridiction a sanctionné la commune pour insuffisance de motivation de la décision et pour disproportion manifeste de la sanction, estimant que "la gravité des manquements reprochés ne justifiait pas une révocation."
Reprise de ses fonctions le 1er mai 2026
En conséquence, le tribunal a ordonné au maire de Saint-Fons de reconstituer la carrière du chef de service dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement. L’arrêté d’exclusion temporaire de 19 mois, en revanche, n’a pas été examiné sur le fond : le recours ayant été jugé tardif, il a été rejeté. L’agent pourra donc reprendre ses fonctions uniquement le 1er mai 2026.
Cette décision judiciaire vient contredire les nombreuses prises de parole publiques du maire, qui affirmait encore ces derniers mois que le chef de service l’avait "trahi" et avait commis des "fautes graves". D'après nos informations, lors d’une réunion tenue le 19 décembre 2025 au poste de police municipale, Christian Duchêne déclarait notamment : "Toutes les fautes ont été reconnues par le tribunal… Mais la révocation n'a pas été acceptée."
Une lecture que ne partage manifestement pas le tribunal administratif, lequel souligne que l’agent "ne présente pas d’antécédent disciplinaire", qu’il a "reçu à plusieurs reprises des félicitations pour ses états de service" et qu’il "ne peut pas être considéré comme le seul responsable des difficultés rencontrées au sein du service."
Au-delà du désaveu juridique, la question financière commence désormais à se poser. Après près de deux ans de mise à l’écart sans rémunération, le manque à gagner salarial pourrait, d'après nos estimations, dépasser les 70 000 euros. À cela pourraient s’ajouter des dommages et intérêts, dont le montant pourrait être bien supérieur.
Une demande indemnitaire devrait rapidement être déposée à la mairie. En cas de refus de la municipalité, l’affaire pourrait de nouveau se retrouver devant le tribunal administratif, avec un risque d’addition encore plus lourde pour les finances communales. Si Christian Duchêne ne devait pas être réélu, ce contentieux pourrait ainsi laisser une ardoise salée à son successeur à la tête de la commune.
regardez qui était le directeur général de cette commune ? Attaquer le maire c'est normal mais qui était son conseiller ? D'où vient-il ? Quel est son passé voire son passif ?
Signaler RépondreEn tant que Saint-Foniard, je trouve que la police municipale est laxiste...Actes de vandalismes, voitures poubelles, agressions et problèmes de délinquances, elle ne fait pas son travail. Quand on les voit passer en voitures, c'est plutôt une balade touristique. Vivement que la Mairie change et que le ménage dans les services soit fait.
Signaler RépondreQuand à ce chef de la police, s'il est incompétent, il doit être remplacé. C'est sur le terrain qu'il faut faire de la prévention et de la répression, pas dans les bureaux !
Oser reprocher à la France d'être aux ordres de Bruxelles quand on voudrait qu'elle soit aux ordres de Moscou et à plat ventre devant Washington, c'est à ça qu’on les reconnaît !
Signaler RépondrePar curiosité , j'aimerais connaître ce personnage intouchable !
Signaler RépondreEn tant que chef de police municipale , avoir le salaire qu'il a , c'est quand même bizarre.
Quand on voit les salaires de misère que touchent les policiers et les gendarmes ,70 000 € en même pas deux ans pour lui , ça fait du 3000€ net par mois !
Je pense qu'il y a un lézard quelque part , il faut attendre la suite dans le prochain épisode !
Les petites guerres d’ego et d'incompétence des élus coutent cher AUX contribuables, ce maire devrait être sanctionné pour avoir abusé de sa position pour avoir pensé que dénigrer diffamer sans preuves un salarié. Je constate que pas d'élus de gauches maires ou députés ont la fâcheuse manie de maltraiter leur personnel, dingue pour des partis dit humanistes.
Signaler RépondreFranboulistan petite commune d’Europe aux ordres de Bruxelles et ses cartels .
Signaler Répondre"Le produit des jeux du casino représente plus de 40 % du budget communal"... Que se passerait-il si Partouche fermait boutique ?
Signaler Répondrehttps://mesinfos.fr/69890-la-tour-de-salvagny/pasino-grand-le-ticket-gagnant-pour-la-tour-de-salvagny-et-charbonnieres-les-bains-233968.html
Les poulets gagnent , les dindes paient
Signaler RépondreCa suffit les conneries à Saint Fons