Aucune conviction politique, aucune appartenance militante, aucun contexte ne peut justifier qu'un jeune homme soit roué de coups au sol par six individus cagoulés jusqu'à en mourir. Face à cela, les mots de condamnation ne suffisent pas : la justice doit passer, pleinement.
Mais il faut aussi, avec la même fermeté, refuser que ce drame devienne le prétexte d'un recul des libertés dans nos universités.
Le même jour, à quelques kilomètres de là, une conférence intitulée "Le déni de guerre" — réunissant l'historien Stéphane Audoin-Rouzeau et l'ancien officier Guillaume Ancel à Lyon 3 — portant sur le danger de la Russie en Europe. était perturbée par un groupe de militants d’extrême-gauche (la vraie, pas celle attribuée par le Ministère de l’Intérieur) qui ont envahi l'amphithéâtre, fumigènes en main, forçant l'évacuation policière de la salle.
Deux événements universitaires empêchés le même soir à Lyon. L'un a tourné au drame irréparable, l'autre à la confiscation d'un débat intellectuel. Dans les deux cas, la violence a gagné contre la parole.
Ce qui m'inquiète, c'est la suite. Car la tentation est grande, pour les pouvoirs publics comme pour les directions d'établissement, de conclure que toute conférence un tant soit peu clivante représente désormais un risque inacceptable de trouble à l'ordre public.
La mécanique est connue : un préfet signale un danger, un président d'université annule "par précaution", et personne n'a à assumer d'avoir censuré quoi que ce soit. Lyon 2 l'a déjà fait en 2024 pour une conférence sur le droit international en Palestine, sous pression de la préfecture. Le précédent existe.
Or c'est précisément cette logique qui est mortifère pour le débat démocratique. N'importe quel intervenant engagé — qu'il soit de gauche, de droite, journaliste, intellectuel ou responsable politique — peut susciter la contestation d'un groupe hostile. Si la possibilité du trouble suffit à empêcher la parole, alors c'est celui qui menace qui décide de l'agenda intellectuel.
Les juristes anglo-saxons ont un nom pour cela : le heckler's veto, le veto du perturbateur. C'est la victoire de l'intimidation sur la raison.
Je mesure ce risque très concrètement. J'enseigne à HEIP, où j'organise des conférences avec des personnalités aux profils variés — un ancien président de la République comme François Hollande, une députée écologiste comme Marie-Charlotte Garin, un journaliste fondateur de Mediapart comme Edwy Plenel. J'anime aussi, grâce à mon ami Jean-Christophe Vincent, les Universités Ouvertes de la Duchère, inaugurées par le mathématicien et ancien député Cédric Villani, pour amener le débat intellectuel dans un quartier populaire du 9e arrondissement.
Chacun de ces intervenants est un citoyen engagé, porteur de convictions qui ne font pas consensus. C'est précisément pour cela qu'ils ont leur place face à un public.
Comme l'écrit la philosophe Monique Canto-Sperber, qui est aussi intervenue dans ce cadre, dont les travaux sur la liberté d'expression dans les universités font référence, il n'y a pas de vie intellectuelle possible si l'on admet que certaines idées ne méritent pas d'être entendues avant d'être combattues. L'université n'est pas un espace de confort intellectuel, c'est un lieu où l'on apprend à se confronter à des idées qu'on ne partage pas.
Si demain, au nom de la sûreté, on m'explique qu'il vaut mieux renoncer à inviter tel ou tel intervenant parce que sa venue pourrait provoquer des remous, alors nous aurons collectivement capitulé.
Il faut être lucide : les contestations de conférences universitaires restent numériquement minoritaires en France.
Mais ce qui progresse, à droite comme à gauche, c'est une difficulté croissante à écouter l'autre. Un réflexe qui consiste à considérer que la simple présence d'un contradicteur est une agression, que donner la parole à quelqu'un revient à cautionner ses idées, que le désaccord est une violence. Cette confusion entre écouter et approuver est un poison lent pour la vie intellectuelle.
Lyon, ville universitaire par excellence, ne peut pas se permettre de céder à cette logique. L'enquête data de Rue89Lyon l'a documenté sans ambiguïté : si l’on parle aujourd’hui de la mort d’un militant nationaliste révolutionnaire, sur 102 actions violentes de l'extrême droite radicale recensées entre 2010 et 2025, 70% sont restées impunies. Ce n'est pas en fermant des amphithéâtres qu'on résout un problème de violence politique — c'est en donnant enfin à la justice et aux forces de l'ordre les moyens d'agir contre ceux qui, des deux côtés, substituent les poings aux arguments.
La réponse au drame du 12 février ne doit pas être moins de débat, mais plus de sécurité autour du débat.
Sécuriser une conférence, ce n'est pas l'annuler. C'est la responsabilité de l'État, pas celle de l'intervenant ni de l'organisateur. Un pays qui renonce à faire parler ses citoyens engagés dans ses universités n'est pas un pays qui se protège : c'est un pays qui se diminue.
Retrouvez tous les billets de Romain Blachier sur son site
Romain Blachier
Je répond aux commentaires mais je vais pas passer mes journées à répondre à tous les commentaires de divers sous pseudo . au plaisir de vous voir en vrai dans un débat
Signaler RépondreLFI c'est comme les passages à niveau: doit y avoir un mort pour que les gens se rendent compte du danger.
Signaler RépondreRomain Blachier a disparu, il ne repondra pas. Cocasse quand tu fais un billet "ne tuons pas le debat". Vous aimez pas le debat Romain Blachier, faut arreter les salades.
Signaler RépondreLe debat n'a jamais été le propre de la Gauche de toute facon, ca ne l'a pas été pendant la Revolution Russe, ca ne l'a pas été pendant la Revolution Francaise, ni en Chez chez Mao, ni en URSS chez Staline, ni chez Pol Pot, ni à Cuba, c'est pas la parole qui primat mais plutot la guillotine, le mur avec l'arme au cou ou les camps de réeducation ou fosses communes, bref c'est pas leur ADN le debat disons nous la verité car l'Histoire parle d'elle meme.
La Droite a bien sure ses immondices mais bon quand meme bien moins que la gauche.
Le titre de ce billet est en décalage car des personnes ne pleurent pas, au contraire elles se réjouissent et en rigolent du lynchage mortel de Quentin : c'est ce qui rend le débat impossible avec des gens qui sont en dehors du cadre républicain par leur indigne réaction, ces mêmes individus qui par leur idéologie veulent sortir des citoyens du cadre républicain.
Signaler RépondreLes barbares gauchistes qui ont lynché ce garçons méritent la prison à vie, ce serait bien de le reconnaitre. La pseudo gauche mondialiste et "progressiste" n'est qu'une idéologie fasciste. Leur politique consiste à ruiner les classes moyennes avec les impôts et autres taxes, interdire toujours plus, en créant des pass pour tout et n'importe quoi et n'autoriser que leurs pensées sur les réseaux sociaux.
Signaler RépondreVous dites " Si je comprends bien...." ? Vous interprétez et vous réagissez à votre interprétation en fait pas aux propos en question......classique chez certains dans le déni et la posture.
Signaler RépondreSi je comprends bien la critique principale de nos droitardés, il ne faudrait inviter QUE des gens de leur bord, tout autre bord étant bien évidemment à bannir.
Signaler RépondreOn vous a obligés à assister à ces conférences ? Non ! Alors qu'est-ce que ça peut vous faire ?
Personne ne m’oblige à écouter les délires de Praud (entre autre) sur Cnews, et je ne demande pas son interdiction parce que ce qu'il dit en d'une bêtise rare.
Donc en résumé, comme pour LFI, pour vous la démocratie c'est ok si vous pensez comme moi.
>> Mais ce qui progresse, à droite comme à gauche, c'est une difficulté croissante à écouter l'autre.
Signaler RépondreRomain, tu es bien placé pour le savoir. Revois ton comportement sur le plateau de Lyon Politique : tu as énormément de mal à laisser les autres s'exprimer.
Fin du Game pour Grégory.
Signaler RépondreRomain Blachier vous en pensez quoi de Edwy Plenel ? Vous en pensez quoi du fait qu'il a glorifié les terroristes et antisemites des attentats de Munich ?
Signaler RépondreOn peut penser sans trop se tromper que si c'etait une figure de la droite qui avait fait ca à l'epoque la sauce aurait pas été la meme pas vrai ? La magnifique impartialité des gens de gauche à geometrie variable.
Dans un monde sain et normal un mec comme Plenel aurait du etre banni à vie de la profession et bosserait dans un fast food jusqu'a la fin de ses jours dans la honte. Mais la beauté avec la Gauche c'est que tout est possible (y a comme un coté Americain à gauche everything is possible), glorifier ce bon vieux Edwy, inviter des terroristes comme Jean Marc Rouillan (d'extreme gauche, à commis 2 assassinats politiques) à la Fac à Bordeaux sous la houlette de l'extreme gauche, justifier le meurtre de Quentin comme le fait un peu pres toute la Gauche la hormis Glucksmann qui est le seul à avoir une position claire mais il est bien seul tandis qu'une deputé du PCF explique sur France TV que Raphael Arnault est un adepte de la non violence, LOL, oui oui le meme Arnault fiché S et condamné pour violences en reunion par la justice et qui a été filmé en train de dire à Alice Cordier qu'il vont lui mettre une balle dans la tete, bien sur sans que le journaliste ne le recadre, je pense que si on etait de Gauche on dirait que c'est une fake news et que l'Arcom serait saisi non ?
Dans notre monde à nous Plenel va se pavaner chez Blachier pour debattre autour d'un café tout sourire et Blachier qui nous explique que c'est ca la diversité des profils, c'est beau, eh manque plus qu'a inviter Rouillan aussi pourquoi pas hein ? Ca vous dit pas une petite table ronde en mode "le regard de JM Rouillan sur le meurtre de Quentin", ca aurait du sens vu qu'il a beaucoup d'experiences dans le meurtre politique.
Me voila fasciné que dans une question qui est la liberté d'expression ou lmort d'un jeune homme, votre obsession soit que, homme de gauche qui bosse aussi parfois avec des gens de droite, je n'invite pas les mêmes gens que ceux qui sont déjà invités par cnews. il ne s'agit pas de débats (auquel cas il faudrait inviter différentes nuances) mais de conférences pour lesquelles j'tutilise mon réseau.
Signaler RépondreEn tous cas mon égo est gonflé par le fait que vous considériez ce que je fais comme la chose centrale de ce triste événemetn. J'aimerais aussi connaitre la diversité des gens avec qui vous organisez des débats? parce que papacito contre le raptor dissident ce n'est pas de la diversité d'opinion
Pourquoi les néo libéraux maconistes ils sont quoi ??? Démocrates ?? ne rien oublier
Signaler RépondreEn cause votre manque de pluralisme dans vos invités, donc l'absence de vrais débats. On reste bien au chaud, entre soi, avec un vocabulaire de plus en plus réduit et incompréhensible (seum, c'est français et compréhensible par tous?). C'est un vrai métier de savoir organiser de vrais débats. Relisez bien et essayez de comprendre aussi ce que j'ai écrit.
Signaler RépondreBien à vous
Emilie Grandjean (illustre inconnue pour vous)
"La réponse au drame du 12 février ne doit pas être moins de débat, mais plus de sécurité autour du débat.
Signaler RépondreSécuriser une conférence, ce n'est pas l'annuler. C'est la responsabilité de l'État, pas celle de l'intervenant ni de l'organisateur. Un pays qui renonce à faire parler ses citoyens engagés dans ses universités n'est pas un pays qui se protège : c'est un pays qui se diminue."
Parce que vous pensez sincèrement qu'il y a place au "débat" dans ce type de "conférence" ?
Parce que vous pensez sincèrement qu'un contradicteur soit toléré dans ce type de "conférence" ?
"Conférence" qui par ailleurs n'était rien d'autre qu'un meeting (3 semaines avant des élections), au sein d'une université publique, donc financé par de l'argent public.
Votre volonté d'apaisement vous honore,
Votre naïveté vous aveugle...
un ordre nouveau? un truc facho?
Signaler RépondreNon non, on a bien lu. Effectivement, vous parlez bien du fait que le terrorisme intellectuel empêche, quelque soit le camp, de se parler (au passage, pas besoin d'invoquer des juristes anglo-saxons qui ont une vision du monde tout à fait différente de la nôtre pour nous sortir un terme anglais au sens plus étriqué que ce qui a déjà un nom dans notre langue).
Signaler RépondreMais ensuite, vous parlez des gens que vous invitez à l'HEIP ("des personnalités aux profils variés") qui ne sont en fait que d'un seul bord et vous ne parlez de personne d'autre (d'ailleurs personnalités dont je m'abstiendrais de parler personnellement au vu de leurs actions politiques: un traître, une opportuniste et un pantin).
Aussi, Monique Canto-Sperber, vous ne faites que l'invoquer (encore une fois pour parler de quelque chose de connu depuis l'Antiquité) vous nous faites comprendre que vous êtes d'accord avec ses idées mais pas que l'avez invitée. Alors, vous nous sortez la carte "Juppé" dans les commentaires mais ce sieur ou cette dame qui a écrit le commentaire avait bien raison: ça sent l'entre-soi, vos débats à l'HEIP, à vous lire.
Vous nous parlez de savoir se parler mais il faudrait aussi, pour convoyer vos messages, savoir écrire.
"...Mais ce qui progresse, à droite comme à gauche, c'est une difficulté croissante à écouter l'autre..." Bientôt 10 ans de Macronisme , voilà le résultat et cela n'est pas fini , détruire pour bâtir un nouvel ordre . Fallait le combattre et non le soutenir via Collomb
Signaler RépondreMon Dieu je n'invite pas que des gens invités par cnews et j'ai pluitot des réseaux de gauche (mais quand je bosse avec le droite je me fais traiter d'opportuniste faudrait savoir) plutot que j'ai le numéro de téléphone de papacito ou marine le pen.
Signaler RépondreVous avez opportunément oublié de lire le passage où je dit qu'il n'est pas normal que l'exteme gauche trouble une conférence sur la russie ni lu quand j'ai condamné le traitement de Monsieur Balanche (qui officie plus à bron que sur les quais mais je peux me tromper) sur mes réseaux sociaux. Bref vous avez raison de prendre un pseudo pour cacher votre envie de ne lire que ce qui vous confirme dans vos préjugés.
Monsieur Blachier,
Signaler RépondreJe loue votre sens du pluralisme, vous qui invitez régulièrement dans vos cours des gens de tendance politique diverse, allant de la gauche ecologique à la gauche macroniste en passant par la gauche sociale démocrate. Encore un petit effort, vous y êtes presque.
Je souligne aussi le caractère opportun de votre tribune pour défendre la liberté universitaire, retrouvant la verve qui vous avait sans doute fait défaut lorsque M Ballanche, sur les rives du Rhône, était réduit au silence ici encore par des gens de l’ultra gauche, avec le silence complice de la presidence de l’Université. Vous faites bien de souligner qu’à chaque fois c’est la gauche qui censure à l’université.
Terminons enfin par votre rigueur intellectuelle, propre à tout universitaire, quant au décompte des méfaits de l’ultra droite. Rue89Lyon est en effet réputé pour être un média tout à fait impartial, et à quoi bon citer des sources comme celles du ministère de l’intérieur quand de si bons journalistes fournissent aimablement une analyse toute prête.
J’ai appris que vous aviez rejoint Aulas, ce qui va totalement dans le sens du vent.
Villani cité dans le dossier Epstein ? Et pour quelle affaire ? Un truc sordide et sexuel ?
Signaler RépondreEssaie de répondre sans faux-fuyants ou insinuations.
Oui Quentin fut monarchiste puis nationaliste révolutionnaire... info confirmée par le monde et mediapart :
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https://www.lemonde.fr/politique/article/2026/02/17/quentin-deranque-un-etudiant-pieux-au-croisement-des-chapelles-de-l-extreme-droite-radicale_6667037_823448.html
Là où les identitaires se focalisent sur le combat pour la « civilisation européenne », nécessairement blanche, contre l’islam et le présumé « grand remplacement », les « NR », tout aussi ethnicistes, se distinguent par leur fibre sociale, leur antisémitisme et un soutien aux causes anti-impérialistes – dont le combat pour la Palestine, objet de la conférence de l’élue « insoumise » Rima Hassan que Némésis voulait perturber.
Comme l’a révélé le site Mediapart, Quentin Deranque militait dans un petit groupe isérois, les Allobroges – dont le nombre de membres tient sur les doigts des deux mains, d’après leurs communications sur les réseaux sociaux. Créé en 2025 à Bourgoin-Jallieu (Isère), ce groupement informel avait défilé à l’ombre des croix celtiques lors du défilé annuel du Comité du 9-Mai, rassemblement annuel organisé par la mouvance néofasciste. Quentin Deranque était aussi dans les rues de Paris ce jour-là, le visage dissimulé par un cache-cou et des lunettes de soleil, comme la quasi-totalité des militants, ainsi que l’a confirmé au Figaro un activiste lyonnais."
Vous prenez vun pseudo pour faire oublier votre non lecture de l'article
Signaler RépondreMadame Canto Sperbert est une intellecutelle libétale et non une marxiste, je ne suis pas le seum à inviter des gens (monsieur Juppé était un autre invité récent de HEIP) et j'évoque une conférence perturbée par des militants d'extreme gauche. Et je défend justement le dtroit à débattre.
Relisez mieux.
Bonsoir,
Signaler RépondreIl faut être juste:
"Deux événements universitaires empêchés le même soir à Lyon. L'un a tourné au drame irréparable, l'autre à la confiscation d'un débat intellectuel. "
L'évènement concernant Science Po n'a pas été empéché du tout, il a bien eut lieu à Science Po selon les dires même de Rima Hassan LFI.
Se sont les opposants de son camps qui reçoivent les coups et ne peuvent pas s'exprimer me semble t'il!
Qui dans ces conditions confisqué le débat?
« Le même jour, à quelques kilomètres de là, une conférence intitulée "Le déni de guerre" — réunissant l'historien Stéphane Audoin-Rouzeau et l'ancien officier Guillaume Ancel à Lyon 3 — portant sur le danger de la Russie en Europe. était perturbée par un groupe de militants d’extrême-gauche (la vraie, pas celle attribuée par le Ministère de l’Intérieur) qui ont envahi l'amphithéâtre, fumigènes en main, forçant l'évacuation policière de la conférence «
Signaler Répondrevous avez lu ce passage ?
vous vous inventez un univers
Signaler RépondreÉlecteurs de gauche vous assumez de vous être alliés à LFI ? J'ai honte pour vous
Signaler RépondreTout de suite les gauchistes adoptent plutôt la posture « profil bas ». Sauf le poto Calahann.
Signaler RépondreQu’est-ce qui se passe ? Tu as encore mélangé les médocs ?
"Je mesure ce risque très concrètement. J'enseigne à HEIP, où j'organise des conférences avec des personnalités aux profils variés — un ancien président de la République comme François Hollande, une députée écologiste comme Marie-Charlotte Garin, un journaliste fondateur de Mediapart comme Edwy Plenel."
Signaler RépondreVous vous foutez de nous Blachier ou quoi ? Ou alors c'est un billet parodique, dans ce cas la mes excuses.
1 ancien président gauchistes qui s'allie avec LFI
1 deputée gauchistes ecolo qui s'allie avec LFI aussi
1 fondateur d'un torchon d'extreme gauche qui dans les années 70-80 a glorifié les terroristes de Munich (et la Gauche n'a aucun soucis avec ca puisque Plenel est une sorte de rockstar dans le milieu).
Tout va bien, c'est effectivement un groupe tres divers et varié hein, pas de doutes. Votre billet demontre tout le probleme avec la Gauche en France: sectarisme et hypocrisie.
Quand vous inviterez des gens du centre, des LR ou meme du RN la vous pourrez pretendre d'inviter des profils tres variés, en l'etat vous devriez juste vous taire, ca fait tache la.
Vous avez pu lire vous-même qui est invité par M. Blachier. Donc, toujours de même côté de la bienpensance...
Signaler RépondreElle est toute répondue... par la seule observation d'une société devenue ultra violente, par le comportement inacceptable de nos députés à l'Assemblée Nationale, qui se doivent d'être exemplaires, mais qui malheureusement représentent bien ceux qui les ont élus (Boyard, Delogu, Arnaud, ...), autant de petits anges qui représentent d'autres petits anges. La violence est partout, à la TV, dans les médias, dans la rue, à l'AN, dans les salles de classe et les amphithéâtres... Les gens ne savent plus s'exprimer, alors, ils font le coup de poing pour ne pas entendre les arguments de l'autre, ou le font taire en le traitant de tous les mots en -phobe qui ont pu être inventés, en plus de l'insulte suprême de raciste.
Signaler Répondreles allobroges sont bien un mouvement nationaliste révolutionnaire
Signaler Répondrede rien
Je rejoins tout à fait vos propos. En premier lieu il suffit de lire certains commentaires pour comprendre que la bien-pensance aura toujours un écho favorable quoi qu'elle fasse. Les pires des exactions sont justifiables même la mort d'un jeune homme qui n'a fait en réalité qu'exercer son droit de contester la parole d'une élue méprisante envers la France. De la même manière est justifiée la casse des commerces et des banques lors des manifestations ainsi que les débordements envers les forces de l'ordre. Tout est bon pour considérer que les seuls capables de porter un débat sont des personnalités partageants des idées de gauche afin de nourrir l'entre soi. En plus, faire confiance à un média tel que rue89 pour porter à la connaissance la réalité des faits c'est encore une écoute à sens unique. Je pense pense pas que ce drame va apporter de la sérénité, à mon avis c'est tout le contraire.
Signaler RépondreMerci!! Moi c’est pareil!!
Signaler RépondreQuel gâchis ! A cet âge, les identités ne sont pas encore figées. Peut être, que tous ces gens auraient pu se retrouver vingt ans après et s'accorder sur des tas de sujets. Il est temps de sortir notre pays des excommunications réciproques et des mentalités d'inquisiteurs. Il faut construire de toute urgence un fair play à la française et un respect mutuel entre différents groupes.
Signaler RépondreAffirmer n'est pas démontrer.
Signaler RépondreOui, c'est n'importe quoi.... militant nationaliste, je veux bien, mais "révolutionnaire" ?
Signaler RépondreÇa doit correspondre à la classification de notre "politologue" de Lyonmag, comme il aime à se qualifier ...
Pfff tout ce qu'il va se passer c'est que tous les partis ont trouvé leurs vilains petits canards à l'assemblée et ce sera encore plus le foutoir jusqu'à la présidentielle. L'affaire sur le fond est trop compliquée pour nos hommes et femmes politiques actuels, et ils ne pensent qu'aux élections pendant encore 15 mois...
Signaler RépondreNunez s'il ne se fait pas enfermer en algérie (...) va sûrement faire son gros méchant pour éradiquer tous les mouvements extrémistes, ce qu'il n'arrivera pas à faire ils se remontent de suite derrière avec un autre nom.
Il ne lui restera plus qu'à aller taper les anarchistes (et/ou antifas, ce sont les mêmes) dans les ZAD pour se donner bonne conscience, et macron va multiplier les déplacements à l'étranger pour dire au revoir ou se recaser.
.....
Signaler RépondreEnseignant à HEIP, quel titre de gloire : hors parcoursup, pas de visa des diplômes ...
Signaler RépondreParmi les invités que des" winners" que le monde entier nous envie : hollande, plenel, garin..
Signaler Répondrecompte tenu des dégats qu'ils ont occasionné à la France, je n'oserai même pas les proposer aux étudiants tellement j'aurais honte
Je mesure ce risque très concrètement. J'enseigne à HEIP, où j'organise des conférences avec des personnalités aux profils variés — un ancien président de la République comme François Hollande, une députée écologiste comme Marie-Charlotte Garin, un journaliste fondateur de Mediapart comme Edwy Plenel. J'anime aussi, grâce à mon ami Jean-Christophe Vincent, les Universités Ouvertes de la Duchère, inaugurées par le mathématicien et ancien député Cédric Villani,
Signaler RépondreLe débat et le pluralisme selon la gauche.
Des socialistes, des écologistes et même un ancien trotskiste !!!
Pour un débat démocratique, c'est difficile de faire mieux, à vomir.
peut être mieux lire les articles que vous commentez ?
Signaler RépondreL'Université se doit de donner aux étudiants les possibilités de débattre et croiser les sources. Or vous-même, Romain Blachier, vous targuez de n'inviter que des gens de gauche, voire très à gauche. Vous participez ainsi au lavage de cerveau, à la désinformation et à la déculturation des jeunes.
Signaler RépondreRappelez-vous aussi que nombre de conférences (et non de meetings politiques) qui devaient se tenir dans des universités aux quatre coins de la France ont été interdites par vos protégés parce que soit-disant ces personnes (dont la compagne de Jospin...) étaient des fachos simplement parce que leurs idées n'allaient pas dans le sens du dogme ultra-gauchiste révolutionnaire. Ces cogneurs n'ont aucune culture, aucun recul, ils sont simplement embrigadés dans une secte et servent de chair à canon à leurs gourous. On ne leur demande surtout pas de réfléchir, encore moins de penser, mais juste de cogner. Voilà à quoi ressemble la jeunesse que vous formez. Comme vous le dites si bien, "ce n'est pas en fermant les amphithéâtres" à toutes opinons autres que la vôtre qu'on résoudra les problèmes de la violence. On doit réapprendre aux gens à s’écouter, à parler, à débattre, avec un vocabulaire un peu plus élaboré que celui qui est de mise aujourd'hui, totalement déformé, limité, simplifié. Il suffit de lire aussi les échanges sur les réseaux asociaux, qui finalement se limitent à des insultes, pour voir où on en est arrivé aujourd'hui. Et contrairement à ce que vous dites, ce n'est pas que l'extrême-droite qui empêche l'accès aux amphithéâtres, aux cinémas, aux théâtres... La Gauche est le premier Grand Censeur.
Je pleure le jeune maghrébin sans histoire et sans nom, retrouvé assassiné dans un étang,
Signaler Répondreje ne pleure pas cet extrémiste de droite, masqué, casqué et venu en découdre avec d'autres jeunes, juste par haine.
La politique n'a rien à faire à l'université! du reste, les facs françaises ne cessent de reculer et sont d'authentiques fabriques à crétins présomptueux.
Signaler RépondreSeules les écoles d'ingénieurs représentent encore dignement l'enseignement supérieur dans notre pays.
"Je mesure ce risque très concrètement. J'enseigne à HEIP, où j'organise des conférences avec des personnalités aux profils variés — "
Signaler RépondreProfils variés, mais tous de gauche, bien entendu ^^ !
parce que c’est un nationaliste révolutionnaire . vous voulez aussi qu’on dise qu’il se nomme pas quentin ?
Signaler RépondrePourquoi tant de haîne, envers ce garçon, vous devez avoir des connivence, avec LFI. et considère que toutes personnes qui sont é dehors de ce parti sont des fachos. Même si ce quentin était d action française ne méritait pas mourir sous les coups de une meute
Signaler RépondreCe sont les extrémistes, ces fachos barbares qui l'ont lynché à mort ce jeune qui auraient du rester chez eux, votre réaction est ignoble mais reflète bien l'aspect abjecte d'un franche de la population : des nuisibles en dehors du champ républicain.
Signaler Répondre"d’un militant nationaliste révolutionnaire"
Signaler RépondrePourquoi qualifier ainsi la victime de cet homicide volontaire ?