En indiquant dès dimanche après-midi vouloir organiser une conférence de presse lundi, après avoir recueilli "plusieurs témoignages significatifs" dans l'affaire du lynchage de Quentin, Thierry Dran annonçait la couleur.
Pourtant, lorsqu'il s'est présenté face à la trentaine de journalistes au tribunal judiciaire ce lundi à 16h, le procureur de la République de Lyon n'avait pas grand chose à dire. Encore moins à révéler. D'ailleurs, la conférence a été expédiée à la vitesse éclair de 7 petites minutes, questions des journalistes comprises.
De quoi agacer vivement les représentants de médias venus de Paris, ou même d'Espagne, spécialement pour l'occasion.
Sur les réseaux sociaux également, les internautes s'en sont donnés à cœur joie.
J’ai exercé mes fonctions en tant qu’Officier de Police Judiciaire à Lyon pendant 17 ans.
— Sébastien JALLAMION (@SJallamion) February 16, 2026
Jamais, je dis bien JAMAIS, je n’ai connu d’affaire criminelle où une conférence de presse du procureur de la République au cours de laquelle il serait dit que l’identité des auteurs était…
C'est évident, ça va être l'omerta sur cette affaire, ils savent qui était présent et qui a tué Quentin, mais le Proc est resté muet. Bref, une conférence de presse pour ne rien dire ! 😠
— Mister T Le seul et l'unique ! (@GonthierMave) February 16, 2026
Le plus étonnant pour beaucoup de commentateurs, c'est l'absence d'interpellations alors même que depuis vendredi, des accusations de témoins visent directement plusieurs antifas lyonnais bien connus des forces de l'ordre. A commencer par Jacques-Elie Favrot, membre de la Jeune Garde et assistant parlementaire de Raphaël Arnault, qui, par la voix de son avocat, s'est mis "à la disposition de la justice" dès dimanche.
À ce stade de l'enquête, l’objectif est encore d’identifier "l'ensemble des auteurs directs, des faits criminels, en se basant non pas sur des rumeurs, mais sur des éléments recueillis lors des investigations de police", avant d’éventuelles interpellations a précisé Thierry Dran.
Il convient de rappeler que lors d'une enquête criminelle, on ne peut placer plusieurs fois en garde à vue un même suspect qu'à l'unique condition que des éléments nouveaux soient apparus depuis la première audition. Pour éviter de devoir relâcher les suspects qui risquent de nier les faits, les enquêteurs semblent préférer obtenir en amont le maximum de preuves les incriminant. Ce dont ils ne disposent visiblement pas pour le moment.
comme ils sont aussi tarés des deux cotes ,il doit s imaginer qu il entre dans une poudriere avec sa cigarette allumee
Signaler RépondreQuand va ton juger les juges ?
Signaler RépondrePour rappel, la mairie écologiste cite la Jeune Garde comme partenaire dans son plan contre les groupes d'extrême droite.
Signaler Répondrehttps://www.petit-bulletin.fr/article-70924-mohamed-chihi-il-y-a-enormement-de-faits-de-violence-de-troubles-a-l-ordre-public-qui-sont-revendiques-par-l-ultra-droite.html
Cela m'évoque une échange de répliques entre deux policiers dans le film 'Ce jour-là' de Raoul Ruiz lorsqu'un tueur fou rode dans la Suisse cossue :
Signaler Répondre-- J'ai une bonne idée.
--Alors elle devrait être extraordinaire. C'est quoi?
--On ne fait rien.
--Rien ?
--Rien. (exprimé avec un sourire satisfait).
La vie imite l'art à Lyon....