Face à cette situation, la préfète du Rhône a pris un arrêté instituant plusieurs mesures d’urgence destinées à réduire les émissions de polluants.
Dans le domaine des transports, "la circulation différenciée est maintenue". La préfecture précise que "seuls les véhicules affichant un certificat qualité de l’air (vignette Crit’Air) de classe 'zéro émission moteur', de classe 1 ou de classe 2 sont autorisés à circuler au sein de la Zone à Faibles Émissions (ZFE) de la Métropole de Lyon."
La dérogation dite "petits rouleurs" délivrée par la Métropole de Lyon est suspendue pendant l’épisode de pollution. Le communiqué indique toutefois qu’"une dérogation à la restriction de circulation est mise en place pour les voitures particulières transportant trois personnes au moins, les véhicules d’intérêt général prioritaires, les convois exceptionnels, les voitures de tourisme avec chauffeur et taxis."
Les automobilistes ne disposant pas encore de vignette Crit’Air peuvent engager leurs démarches en ligne. "Un récépissé leur sera immédiatement délivré et pourra être présenté en cas de contrôle", précise la préfecture. Par ailleurs, "la vitesse est temporairement limitée à 70 km/h sur tous les axes routiers du département à 80 ou 90 km/h."
Cheminées à foyer ouvert interdite
Des restrictions concernent également le secteur agricole."La pratique de l’écobuage est interdite sur l’ensemble du département du Rhône et le brûlage des sous-produits agricoles et forestiers est interdit sur l’ensemble du département". Du côté des activités industrielles, "les opérations émettrices de particules fines, d’oxydes d’azote (NOx) ou de composés organiques volatils (COV) doivent être reportées à la fin de l’épisode", notamment "les travaux de maintenance, le dégazage d’une installation, le transfert de matériaux ou le broyage." L’utilisation de groupes électrogènes est également encadrée et "n’est autorisée que pour satisfaire l’alimentation d’intérêts essentiels, notamment de sécurité."
Les chantiers de BTP et les carrières sont aussi concernés. La préfecture indique que "toute entreprise dont l’activité sur les chantiers est génératrice de poussières doit la réduire et que l’usage des engins de manutentions thermiques devra être limité au profit d’engins électriques." Dans le secteur résidentiel, "l’utilisation des cheminées à foyer ouvert est totalement interdite dans la Métropole de Lyon", tout comme "la pratique du brûlage des déchets." L’usage du bois comme chauffage individuel d’appoint est également interdit.
Les mesures entreront en vigueur "à partir du 2 janvier 2026 à 00h00." L’abaissement temporaire de la vitesse prendra effet "à compter du 3 janvier 2026 à 05h00." Des recommandations sanitaires accompagnent ces décisions. Les personnes vulnérables et sensibles sont invitées à "éviter les activités physiques intenses, à reporter les activités qui demandent le plus d’effort, à s’éloigner des grands axes routiers aux périodes de pointe et à demander conseil en cas de gêne respiratoire ou cardiaque."
#QualitéAir l 💨 🟠Face à la persistance de l’épisode de #pollution de l'air sur le bassin Lyonnais Nord-Isère, la vigilance orange est activée.
— Préfète de région Auvergne-Rhône-Alpes et du Rhône (@prefetrhone) January 2, 2026
Plusieurs mesures s’appliqueront à partir de ce samedi 3 janvier :
👉 mise en place de la circulation différenciée. Selon les… pic.twitter.com/q8vGqbxEdW
On ne nous dit pas si cela vient des incinérateurs de la métropole et du chauffage urbain… il y avait déjà eu une alerte sur ces dispositifs qui n avaient plus de déchets organiques à brûler suite a la mise en place du compostage individuel obligatoire
Signaler RépondreEt je me dis aussi que nous n avons pas d info concernant les chaudières individuelles au gaz… est ce que ça pollue plus ou pas?
Non mais ça c'est lié au dégazage des pastèques après leurs orgies de fayots blancs et de quinoa pour les fêtes, ce sont eux les pollueurs ;-)
Signaler RépondreOn continue à nous bassiner !
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