Une scission assumée… mais nuancée. Réunis ce lundi 4 mai en conférence de presse, les cinq élus à l’origine du nouveau groupe "Rhône et Saône" ont livré leurs premières explications après leur départ de la majorité métropolitaine annoncé ce week-end.
Le collectif affirme vouloir "porter une voix constructive et faire vivre le débat démocratique au sein de l’assemblée métropolitaine". Une démarche qui, selon eux, "ne vise pas à s’opposer, mais à compléter et à renforcer l’action collective."
Dès l’ouverture, la présidente du groupe, Carine Frappa-Rousse, insiste sur la ligne adoptée : "L’idée c’est que ça illustre notre territoire. Une voix autonome pour améliorer le débat. Ce n’est pas pour bloquer ou se mettre en opposition."
Même tonalité du côté du député MoDem Cyrille Isaac-Sibille : "On est dans la majorité on n'est pas du tout fâché. […] Ce n’est pas un sujet politique mais un sujet de fonctionnement pour le débat démocratique."
Les élus revendiquent "une expression autonome" permettant "d’exprimer une sensibilité propre sur des sujets essentiels" comme les transports, le logement ou encore la santé environnementale. Ils justifient également le timing de leur départ : "Si on l’avait fait plus tard, tout le monde aurait pensé que c’était lié à un sujet précis ou à la campagne. Donc, on a préféré le faire tout de suite".
"On n’aurait pas été suffisamment entendus"
Mais derrière cette volonté affichée d’ouverture, les élus reconnaissent en creux des difficultés internes. "On n'aurait pas été suffisamment entendu en restant dans le groupe", admet Carine Frappa-Rousse.
Interrogée sur d’éventuels désaccords, elle évoque notamment les premières décisions de la mandature : "Ça s’est vu sur la commission permanente. On a été surpris nous étions confiants. […] On sentait qu’on était un groupe, mais qu’à moitié."
Une critique qui rejoint les tensions déjà évoquées autour de la répartition des responsabilités, notamment l’absence de vice-présidences pour le MoDem et la non-nomination de Fouziya Bouzerda à la tête du Sytral.
Sans le dire explicitement, ces éléments semblent malgré tout avoir pesé dans la décision de créer un groupe distinct.
Les élus assument également une différence de vision sur le fonctionnement de la majorité. "On ne voulait pas faire une espèce de gros bloc unique. C’est ce qu’on reprochait à la majorité précédente, donc on ne va pas refaire pareil", explique Carine Frappa-Rousse.
Un départ assumé, sans rupture affichée
Dans le même esprit, Cyrille Isaac-Sibille revendique "le sens de la délibération" propre au MoDem : "Maintenant, c'est soit on parle tous d’une seule voix soit on accélère pour qu’un débat soit ouvert au sein de la majorité."
Rhône et Saône insiste : "En faisant vivre ce pluralisme au sein de la majorité, le groupe souhaite enrichir le débat au sein de la Métropole."
Didier Vullierme, seul élu non-MoDem du groupe, évoque quant à lui un "accord technique", précisant qu’il "ne voter[a] pas forcément les mêmes choses que le groupe."
Malgré la scission, les cinq élus assurent rester dans la majorité. "Quatre du groupe font partie de la majorité. On a voté pour l’élection de la présidente", rappelle Cyrille Isaac-Sibille. Et de conclure : "Il y a des choses qu’on peut apporter."
effectivement faute de s enrichies avec des postes lucratifs comme le Sytral le Modem se décide en enrichir le débat et la bravo a lui car c est gratuit !
Signaler Répondrele retournement de veste après les élections, ils n'ont pas honte !!!!!
Signaler Répondrequelle cohérence !! quelle absence de colonne vertébrale politique !
Il n'y a plus de grands , que des alimentaires
après faut pas s'étonner que les gens n'aillent plus voter
Et leur chef François B. ça avance ses mises en examen ?
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