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Sogelym : Le procès d’un système

Le procès Sogelym, qui s’est tenu à Lyon du 11 au 21 juin, a mis en lumière un véritable système d’abus de biens sociaux que les dirigeants de cette entreprise avaient mis en place.

Tout commence en avril 2002. Le procureur de la République de Lyon reçoit une lettre anonyme qui indique que Jean-Michel Porte, directeur régional de Sogelym, a fait financer des travaux dans sa propriété de l’Ain par son entreprise. Sogelym est le leader de l’immobilier de bureaux à Lyon.

L’enquête va alors montrer que Jean-Michel Porte n’est pas le seul à avoir profité du système. Le Pdg, Jean-Claude Condamin, a fait rénover son chalet à Courchevel pour 2 millions de francs et son appartements à la Croix-Rousse pour 1,3 millions de francs. Un membre du directoire, Antoine Cottard, a fait financer par Sogelym la rénovation de l’église de Sainte-Foy-lès-Lyon. Quant à Laurent Juton, le directeur financier, il a fait faire des travaux de rénovation chez lui. Avec toujours le même système : des artisans réalisaient les travaux mais ils établissaient les factures sur un chantier de la Sogelym. Ce qui revenait à faire payer des travaux personnels par les clients de Sogelym. Par exemple, le coût de la rénovation de l’église de Sainte-Foy a été répercuté sur le chantier de construction du siège d’Infogrames.

Au procès, ces artisans ont expliqué qu’ils n’avaient pas le choix s’ils voulaient continuer à travailler pour Sogelym. Quant aux dirigeants, ils ont tous avoué. Plus grave encore, Patrick Grevet, le Pdg de Securitas, s’est fait refaire son appartement alors que Sogelym obtenait un co


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