En ligne de mire : une réforme jugée "inacceptable" par les syndicats, qui estiment qu’elle dégraderait encore les conditions de travail des enseignants sans répondre aux besoins des écoles.
Selon le communiqué commun de la CGT Éducation, de la FSU-SNUipp, du SNUDI-FO et de SUD Éducation, le projet prévoit plusieurs changements majeurs. Il s’agirait notamment de fusionner les brigades de remplacement et les ZBF, de diviser le département en trois grandes zones, et de rattacher les enseignants remplaçants non plus à une circonscription, mais à l’une de ces zones élargies.
Pour les syndicats, cette nouvelle organisation risquerait d’entraîner une augmentation des déplacements, une perte de repères professionnels et une détérioration des conditions de travail des remplaçants, sans améliorer la couverture des absences. "Pour améliorer le remplacement, il faut créer des postes, pas dégrader les conditions de travail", estiment-ils.
La contestation intervient dans un contexte déjà tendu. Les organisations syndicales rappellent l’annonce de 94 suppressions de postes dans le Rhône, qu’elles jugent incompatible avec toute réforme ambitieuse du remplacement. Elles alertent également sur les conséquences possibles de la suppression des ZBF, qui pourrait menacer le maintien des 18 demi-journées libérées en REP+.
Les syndicats réclament donc l’abandon pur et simple du projet, le maintien des ZBF, la conservation du rattachement des remplaçants à une circonscription, ainsi que l’arrêt des suppressions de postes et la création de moyens supplémentaires, en particulier de postes de remplaçants.
Un rassemblement est prévu jeudi à 11 heures devant la Direction des services départementaux de l’Éducation nationale du Rhône, rue Jaboulay à Lyon, où les organisations syndicales souhaitent obtenir une audience auprès de l’inspecteur d’académie.
Ça fait longtemps qu'on ne les avait pas entendu, le printemps approche ;-)
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