Par un arrêté préfectoral pris ce jeudi 19 février 2026, la préfecture du Rhône a prononcé la fermeture administrative de l’établissement de restauration "TOKYO", situé 26 rue Servent à Lyon.
Cette décision fait suite à un contrôle réalisé le même jour par "un agent du Bureau Veritas Exploitation auquel les activités de contrôles officiels des établissements de la remise directe […] ont été déléguées par la DRAAF Auvergne-Rhône-Alpes."
Des manquements graves relevés lors du contrôle
Selon le rapport établi à l’issue de l’inspection, les agents ont constaté "des manquements graves aux règles d’hygiène".L’arrêté préfectoral mentionne notamment "la présence de souris mortes dans les locaux de production", mais aussi "le défaut caractérisé de maintenance et de nettoyage des locaux de production et de stockage et des équipements."
Les services de contrôle relèvent également "l’absence de référence aux principes HACCP ou d’application du Guide de Bonnes Pratiques d’Hygiène […] ou d’un Plan de Maîtrise Sanitaire validé en interne", ainsi qu’ "l’absence de gestion et de surveillance concernant les opérations à risques." Le document fait aussi état d’"absence de contrôle à réception des denrées, de mauvaises conditions de stockage et de conservation des matières premières et du non-respect des températures de conservation des denrées."
L’arrêté souligne encore "l’absence de traçabilité des denrées, l’absence d’information sur les substances allergènes contenues dans les produits, ainsi que l’absence de dispositif hygiénique pour le lavage et le séchage des mains en cuisine." Les inspecteurs ont par ailleurs constaté "l’absence de formation à l’hygiène du personnel et l’absence de maîtrise du risque du parasite Anisakis dans les produits de la pêche."
Un risque sanitaire jugé important
Au regard de ces constatations, la préfecture estime que la poursuite de l’activité "constitue une menace importante pour la santé des consommateurs en raison de la probabilité importante de contaminations (microbiologique, chimique, physique) et des risques d’intoxication qui en résultent."
L’administration précise également que, "en raison de l’urgence", la procédure contradictoire préalable n’a pas pu être mise en œuvre, rendant la fermeture immédiate.
La fermeture administrative s’applique à compter de la notification de l’arrêté et restera en vigueur tant que l’établissement ne se sera pas entièrement mis en conformité. Le préfet impose ainsi la réalisation de nombreuses mesures correctives portant notamment sur l’hygiène générale des locaux, la remise en état des équipements, la mise en place d’un plan de lutte contre les nuisibles, l’amélioration des conditions de stockage des denrées et la mise en œuvre d’un Plan de Maîtrise Sanitaire accompagné d’autocontrôles microbiologiques.
L’arrêté prévoit également la réalisation d’une formation à l’hygiène pour le personnel et l’amélioration des procédures de traçabilité et d’information des consommateurs.
La préfecture précise que la réouverture ne pourra intervenir qu’après une nouvelle inspection de la Direction départementale de la protection des populations, laquelle devra constater "l’effectivité de l’intégralité des mesures correctives."