Par arrêté, la fermeture administrative de la boucherie "Chez Hadj", située au 3 rue Gilbert Dru à Lyon (7e arrondissement), a été prononcée ce mardi 21 avril.
Cette décision intervient après un contrôle effectué le 17 avril 2026 par un agent mandaté, qui fait suite à une première mise en demeure datée du 24 février 2026. Selon l’arrêté, "la non-réalisation de la mise en demeure du 24 février 2026 et la persistance de ces manquements" ont conduit les autorités à agir.
Le rapport de contrôle met en évidence "des manquements graves aux règles d’hygiène". Au total, ce sont plusieurs dizaines d’infractions qui sont pointées.
Parmi les principaux constats, l’arrêté évoque notamment un "défaut d’entretien, de maintenance et de nettoyage des locaux et des équipements," mais aussi "l’absence d’analyse des dangers et de maîtrise des process à risque", sans référence aux principes HACCP ni mise en place d’un plan sanitaire adapté.
Un risque pour la santé des consommateurs
Les agents ont également relevé "la détention de denrées alimentaires comportant une date limite de consommation dépassée" ainsi que "la détention de denrées alimentaires à une température supérieure à la température réglementaire." À cela s’ajoutent des conditions de stockage jugées problématiques, avec un "entreposage de denrées dans des conditions non hygiéniques."
D’autres défaillances concernent la traçabilité et le suivi sanitaire, comme "l’absence d’analyses microbiologiques, un défaut de traçabilité des plats et denrées" ou encore une "information incomplète sur les substances allergènes."
Pour la préfecture, la situation est claire : "la poursuite de l’activité constitue une menace pour la santé des consommateurs en raison de la probabilité importante de contaminations […] et des risques d’intoxication qui en résultent."
Les autorités soulignent également que "les mêmes manquements ont été relevés le 24 février 2026 et le 17 avril 2026", preuve que les premières alertes n’ont pas été suivies d’effet.
La fermeture restera en vigueur jusqu’à la mise en conformité complète de l’établissement. L’arrêté impose une longue série de mesures correctives, allant du nettoyage approfondi des locaux à la mise en place d’analyses microbiologiques, en passant par la formation du personnel à l’hygiène.
La préfecture précise que "la réouverture ne pourra avoir lieu qu’à la suite d’une vérification" par les services compétents, qui devront constater "l’effectivité de l’intégralité des mesures correctives."
bravo et merci pour ce contrôle vous avez certainement sauvé des vies ..
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