Réponse de l’État après la polémique. À Lyon, la préfète Fabienne Buccio a réagi au courrier du syndicat Alliance Police nationale, qui réclamait récemment des renforts face à la montée des violences liées au narcotrafic.
La représentante de l’État affirme avoir pris connaissance de cette alerte "avec attention" et insiste sur un dialogue constant avec les organisations syndicales.
La préfecture met en avant des mesures concrètes prises ces derniers jours, notamment après plusieurs épisodes de violences dans l’agglomération comme le déploiement de compagnies départementales d’intervention à Villeurbanne, la mobilisation de CRS à Décines-Charpieu et des opérations de contrôle renforcées sur le terrain
Le préfet délégué Antoine Guérin s’est également rendu sur place aux côtés des élus.
La priorité est "d’assurer la sécurité des habitants et de retrouver les auteurs", insiste la préfecture.
Une situation sous surveillance
L’État souligne que les besoins sont évalués en continu avec les responsables de terrain, dans un contexte de pression sécuritaire accrue. Les autorités promettent de "répondre avec fermeté" aux défis liés à la criminalité dans la métropole.
La préfète rappelle par ailleurs les résultats des opérations menées avec 15 points de deal démantelés en 2025, dont 8 dans le quartier du Tonkin à Villeurbanne.
Cette prise de parole intervient après l’alerte du syndicat Alliance, qui évoquait une situation sécuritaire "critique" dans l’agglomération lyonnaise, notamment avec la multiplication des fusillades.