Nouvelle réaction politique après la mobilisation de vendredi. À Lyon, la fédération du Parti Communiste Français du Rhône dénonce des "violences policières inacceptables" lors de la manifestation du 1er mai, qui a rassemblé 12 000 personnes selon les syndicats, 6500 selon la préfecture.
Dans un communiqué, le PCF affirme que le défilé s’est déroulé "sans débordements", mais accuse les forces de l’ordre d’avoir provoqué des tensions, évoquant des incursions dans le cortège et des usages de la force.
"La police a fait le choix de la provocation", accuse la fédération, qui passe sous silence les jets de projectiles, tirs de mortiers et tentatives de dégradations des dizaines de blacks blocs qui avaient infiltré l'avant du cortège lyonnais.
Le PCF déplore notamment l’usage de grenades de désencerclement, des coups de matraque contre le service d’ordre, une "pluie de gaz lacrymogène" place Bellecour et quatre interpellations, dont les circonstances restent à éclaircir selon lui.
Première charge des CRS dès la formation d’un cortège d’ultra gauche à Lyon pic.twitter.com/WmywRYZMP5
— Lyon Mag (@lyonmag) May 1, 2026
Le parti critique également la réponse politique apportée au mouvement social. "Aux honnêtes travailleurs […] la matraque, aux patrons hors la loi les mots doux !", dénonce-t-il.
La fédération du Rhône conclut en affirmant son soutien aux syndicalistes blessés et indique se tenir prête à accompagner d’éventuelles démarches judiciaires.