En contact avec Dominique Pelicot, il est condamné à Lyon pour avoir drogué et violé sa compagne

En contact avec Dominique Pelicot, il est condamné à Lyon pour avoir drogué et violé sa compagne
En contact avec Dominique Pelicot, il est condamné à Lyon pour avoir drogué et violé sa compagne

L'affaire fait écho au dossier Dominique Pelicot, avec lequel l'accusé entretenait des échanges en ligne.

La cour criminelle du Rhône a condamné vendredi 12 juin Anthony E., 39 ans, à 15 ans de réclusion criminelle pour avoir drogué, violé et agressé sexuellement son ex-compagne durant plusieurs années, tout en filmant certains des faits à son insu.

L'ancien garde du corps comparaissait pour des faits commis entre 2015 et juin 2023. À l'issue des débats, les magistrats l'ont reconnu coupable de l'intégralité des infractions poursuivies. La peine prononcée dépasse les réquisitions de l'avocat général, qui avait demandé 12 ans de réclusion.

Au moment du délibéré, la présidente de la cour a expliqué que la juridiction souhaitait "marquer la gravité des faits"  et a souligné l'importance du préjudice subi par la victime. 

Des vidéos au cœur du dossier

L'enquête s'est notamment appuyée sur plusieurs vidéos découvertes au cours des investigations. Les images, projetées durant l'audience, montrent selon l'accusation des scènes de viols et d'agressions sexuelles commis sur la victime alors qu'elle se trouvait dans un état d'inertie.

Les magistrats ont retenu la répétition des faits sur plusieurs années ainsi que le comportement adopté par l'accusé, notamment les propos dégradants tenus envers sa compagne.

Outre sa condamnation à 15 ans de prison, l'homme devra faire l'objet d'un suivi socio-judiciaire et d'une injonction de soins. La cour a également prononcé le retrait total de son autorité parentale sur l'enfant issu de cette relation.

Un revirement à l'audience

Au cours de son procès, l'accusé a modifié sa version des faits à plusieurs reprises. Selon l'AFP, il a finalement reconnu avoir administré des médicaments à sa compagne à deux reprises, alors qu'il avait auparavant nié toute soumission chimique.

Face aux questions de la partie civile, il a affirmé vouloir désormais dire "la vérité", après avoir livré plusieurs versions différentes depuis le début de l'affaire.

Sur le banc de la partie civile, la victime, commerçante âgée de 40 ans, a accueilli la décision avec émotion. Son avocate, Me Julia Studient, a estimé auprès de l'AFP que cette condamnation était "à la hauteur du dossier."

L'affaire présente également un lien avec le dossier Dominique Pelicot, condamné en 2024 pour avoir drogué son épouse Gisèle Pelicot et organisé des viols commis par des dizaines d'hommes.

Les enquêteurs ont retrouvé dans le téléphone de l'accusé des conversations en ligne avec Dominique Pelicot. Dans ces échanges, ce dernier lui prodiguait des conseils concernant ses pratiques sexuelles. L'homme condamné à Lyon lui avait notamment écrit : "Je vous suis à la lettre", selon les éléments évoqués à l'audience.

Les investigations ont également révélé que l'accusé partageait des images intimes de sa compagne sans son consentement sur internet. Il avait même proposé à Dominique Pelicot de se rendre à Lyon afin de participer à certaines mises en scène. Un déplacement qui n'a finalement jamais eu lieu, selon l'enquête.

Lors de sa dernière prise de parole, l'accusé a demandé pardon à son ex-compagne, à ses enfants et à sa famille, affirmant avoir détruit sa vie par ses actes.

1 commentaire
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Tiens donc le 13/06/2026 à 11:47

Encore de la faute à l entrisme des musulmans et Jean Luc Mélenchon. La drogue administrée devait provenir d'un réseau de migrants probablement.
Justice a été rendue pour cette famille dévastée. Puisse t elle rester unie pr continuer à avancer.
Certains hommes ont résolument un problème .

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