Frédéric Péchier ne retrouvera pas la liberté avant son procès en appel.
La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Lyon a rejeté, mardi 23 juin, la seconde demande de remise en liberté de l’ancien médecin anesthésiste, condamné fin 2025 à la réclusion criminelle à perpétuité pour 30 empoisonnements commis entre 2008 et 2017 dans des cliniques de Besançon, dont 12 se sont soldés par un décès.
L’ancien praticien, qui continue de clamer son innocence, avait déjà essuyé un premier refus en février dernier devant la cour d’appel de Besançon. Les magistrats avaient alors estimé qu’une remise en liberté risquait de troubler l’ordre public, de favoriser d’éventuelles pressions sur des témoins et qu’aucune garantie suffisante n’était apportée quant à sa présence lors du procès en appel. Cette décision avait ensuite été confirmée par la Cour de cassation le 12 mai.
Sa défense avait déposé une nouvelle requête le 27 mai afin qu’il puisse préparer son procès, attendu à l’automne devant la cour d’appel de Lyon.
Une condamnation à la perpétuité
À l’issue d’un procès de plus de trois mois, les jurés avaient reconnu Frédéric Péchier coupable d’avoir volontairement contaminé des poches de perfusion de patients âgés de 4 à 89 ans afin de nuire à plusieurs confrères avec lesquels il entretenait des conflits professionnels.
Les jurés avaient qualifié l’ancien anesthésiste de "tueur en série", estimant que les deux cliniques privées de Besançon étaient devenues son "terrain de jeu". Sa condamnation à la perpétuité est assortie d’une période de sûreté de 22 ans.
Âgé aujourd’hui de 54 ans, Frédéric Péchier avait comparu libre durant toute l’instruction et lors de son procès avant d’être incarcéré immédiatement après le verdict.
les tarés existent dans tous les milieux.
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