Entre le 17 juin et le 2 juillet 2026, la canicule a provoqué au moins 5 764 décès en excès (+ 36 %), au cours d'un épisode dont Santé publique France souligne que l'intensité thermique a dépassé celle d'août 2003. Les 75 ans et plus en concentrent les deux tiers : 3 719 décès. Sur les 21 674 décès enregistrés pendant la période, 46 % sont survenus à l'hôpital, 34 % à domicile, 16 % en Ehpad. Et c'est à domicile que la hausse a été la plus brutale : + 91 % sur la seule semaine du 22 au 28 juin.
La recherche dit la même chose depuis vingt ans. En 2007, Abderrezak Bouchama et son équipe publiaient dans les Archives of Internal Medicine une méta-analyse des facteurs de survie en canicule : la climatisation à domicile arrive en tête. En décembre dernier, Gabrielle Katz, Kevin Brown, Vasily Giannakeas et Nathan Stall publiaient dans le JAMA Internal Medicine la plus large étude jamais menée en maison de retraite — 73 578 décès de résidents ontariens entre 2010 et 2023. Les jours de chaleur extrême, la surmortalité est significative dans les établissements sans climatisation, pas dans les autres. L'Ontario a rendu la clim obligatoire dans chaque chambre : équipement passé de 45 % à 99 %. Ce qui protège, c'est la chambre. Pas la salle rafraîchie du rez-de-chaussée, la seule que le droit français impose.
La même boîte blanche, courtisée l'hiver, suspecte l'été
Un split réversible et une pompe à chaleur air-air sont le même appareil : une unité extérieure, une vanne quatre voies qui inverse le cycle, et selon le sens de circulation du fluide on chauffe ou on rafraîchit. Le catalogue le vend "pompe à chaleur" en octobre et "climatiseur" en juin. Les mêmes techniciens le posent, et l'argent public ne l'a longtemps aidé que pour son usage d'hiver. La méfiance n'est pas sans fondement : l'hiver, il remplace une chaudière et restitue trois à quatre fois l'électricité qu'il consomme ; l'été, il tire sur le réseau à l'heure de pointe et rejette dans la rue la chaleur qu'il retire de la chambre. Mais c'est la même machine.
Une aide de l'Etat qui renforce les inégalités
MaPrimeRénov' verse jusqu'à 5 000 euros pour une pompe à chaleur air-eau posée seule ; pour la même machine en version air-air, rien, sauf à l'inclure dans une rénovation d'ampleur à plusieurs dizaines de milliers d'euros. La TVA, elle, a bougé : depuis le 18 juillet, un climatiseur réversible fixe posé par une entreprise passe de 20 % sur le matériel et 10 % sur la pose à 5,5 % sur l'ensemble. Rien n'est réservé aux propriétaires, mais les appareils mobiles sont exclus. Sur un bi-split à 7 000 euros hors taxes, le propriétaire économise 805 euros de TVA. Le locataire en verse 30 sur un monobloc à 179 euros — le seul appareil qui ne demande ni travaux, ni accord du bailleur, ni vote de copropriété, et qui consomme deux à trois fois plus. L'État rend au premier plus de quatre fois le prix de l'appareil entier du second. Le tour de vis sur MaPrimeRénov' a d'ailleurs été présenté le 2 juillet, au sortir des seize jours qui venaient de tuer 5 764 personnes.
Six vice-présidents, aucun titulaire
Je m'intéresse depuis des années à l'écart entre l'autorité qu'une institution détient sur le papier et sa capacité réelle d'agir. Ouvrez les délégations métropolitaines, arrêtées le 30 mars. Laurence Fautra tient la santé. Angélique Enderlin, l'autonomie et les personnes âgées. Christophe Geourjon, l'adaptation climatique. Nicole Sibeud, l'urbanisme. Alexandre Vincendet, l'habitat. Claire Pouzin, l'offre de logement. Six périmètres qui touchent la chaleur, aucun qui la contienne.
Lequel des six la dame de la Guillotière appelle-t-elle ? Fautra couvre sa santé, pas son logement. Enderlin couvre son âge, pas ses murs. Geourjon couvre l'adaptation, pas les personnes. Sibeud, Vincendet et Pouzin se partagent le bâti, un tiers chacun. Aucun des six ne peut décider seul de rafraîchir sa chambre.
Aucun texte ne dit non plus où doit partir la chaleur rejetée. Adnane M'Saouri El Bat, Auline Rodler, Sihem Guernouti et Marjorie Musy, du Cerema, l'ont chiffré l'été dernier dans Sustainable Cities and Society, en simulant le quartier lyonnais de la Buire. Une clim ne fabrique pas du froid : elle prend la chaleur dedans et la pousse dehors. Multipliez les appareils sur un quartier dense, et cette chaleur reste dans la rue : 1,6 à 2,4 °C de plus dans les rues bordées d'immeubles climatisés, jusqu'à 19 °C juste devant les façades équipées. Les machines se punissent elles-mêmes : en aspirant l'air qu'elles viennent de réchauffer, elles perdent 10 à 17 % de rendement. Mal posée, une clim réchauffe la rue, la fenêtre de la voisine et sa propre facture.
Tout le monde politique lyonnais a acheté la pire machine
Dans le plan "Objectif fraîcheur" de la Ville de Lyon, fin mai il y a notamment 83 climatiseurs mobiles dans les crèches. Des monoblocs, l'appareil le plus énergivore du marché, celui que l'État vient précisément d'exclure du taux réduit. Une municipalité écologiste a acheté pour ses tout-petits la machine que sa propre ligne politique déconseille.
Le 2 juillet, la Région annonçait un plan de 10,3 millions présenté par Fabrice Pannekoucke et Laurent Wauquiez : un stock stratégique pouvant aller jusqu'à 1 500 climatiseurs mobiles, dont 150 livrés aux hôpitaux le 16 juillet. Des monoblocs encore. Les écologistes régionaux ont dénoncé des « annonces estivales », cinq semaines après la même commande à Lyon. Partout, on achète en panique ce qu'il fallait installer en février.
Le titre, le levier et le ventilateur
Reste le cas de celui qui, à la Ville, détient le titre. L'urbanisme et l'habitat reviennent à l'écologiste Antoine Jobert, 18e adjoint. Le titre est large, le levier ne l'est pas, et il faut lui reconnaître cette contrainte réelle : depuis 2015, c'est la Métropole qui écrit le PLU-H, porte le programme local de l'habitat et distribue les aides à la pierre. Un adjoint municipal instruit des permis dans un document d'urbanisme qu'il n'a pas rédigé, et n'a aucune prise sur le parc privé existant, c'est-à-dire sur l'immense majorité des chambres où l'on a chaud depuis des mois.
Le 30 avril, sur Lyon Mag, il avait tout le temps d'expliquer sa vision du logement. Il a évoqué des choses justes : qualité des matériaux, végétalisation, pleine terre, logements traversants, exposition des fenêtres. Le vocabulaire exact du confort d'été. L'impact du bâtiment sur le climat. Mais, hélas, la question inverse, celle de l'impact de la chaleur sur les logements déjà là et sur la vie de celles et ceux, souvent modestes, qui les habitent, il ne l'a pas abordée du tout.
Le PLU-H qu'il applique, lui, n'est pas un texte étranger : c'est celui de la majorité métropolitaine précédente qu'il soutenait. Ce texte ne parle de climatisation qu'une fois : pour exiger des blocs extérieurs une intégration "discrète, harmonieuse voire invisible". Pas pour parler des gens qui subissent la chaleur.
Ce silence d'Antoine Jobert lors de cette interview est d'autant plus surprenant que Grégory Doucet a annoncé pendant sa campagne, puis confirmé fin mai avec "Objectif fraîcheur", un futur fonds d'adaptation des logements à la chaleur. C'est, à ma connaissance, le seul dispositif lyonnais annoncé qui viserait le logement lui-même. Il n'existe pas encore, et il ne résoudra pas davantage la question de la dame de la Guillotière cet été. Mais il pourrait réinstaller à juste titre de la politique dans un débat qui est en train d'être pris par le marché.
Le 25 juin, à l'Ehpad des Fleurs d'Automne à Décines, Véronique Sarselli annonce un "plan de climatisation raisonné" : "Il faut renouer avec la climatisation". Interrogée sur le mot "raisonné", elle répond : augmenter les pièces rafraîchies. C'est-à-dire ce que la loi impose déjà, et ce que l'étude ontarienne montre insuffisant. Dans les chambres, ce jour-là, on installait des brasseurs d'air et des brises-soleil. Des ventilateurs et des volets. Elle assume l'ordre des priorités — "il faut d'abord travailler la rénovation énergétique" et sur le fond elle a raison. Mais rénover le parc des Ehpad est un chantier de dix ans, et l'enveloppe n'arrivera qu'au budget 2027. Dix ans, c'est la bonne échelle pour un patrimoine. Pas pour une femme de quatre-vingt-deux ans au sixième étage.
Le droit au frais
Les ménages aisés posent des splits à 5,5 %. Les autres achètent un monobloc à 20 %, le moins cher à l'achat, le plus cher à l'usage. Les classes populaires paient trois fois : le logement le plus chaud, la machine la moins efficace, la facture la plus lourde. Eric Klinenberg l'avait établi sur Chicago 1995 (Heat Wave, 2002) : la canicule ne tue pas au hasard, elle suit les cartes de l'isolement et de la pauvreté. Elle tue des personnes âgées, seules, au dernier étage, dans des quartiers qu'on ne visite pas. La précarité énergétique a désormais une saison d'été. Elle n'a pas encore de guichet.
Un droit au frais, donc. Planifié, pas improvisé en juillet. Collectif, parce qu'un immeuble se rafraîchit mieux qu'un appartement. Prioritaire pour les Ehpad, les écoles, le logement social et les logements sous les toits. Assorti d'une règle sur l'emplacement des rejets, que rien n'interdit d'écrire. L'Ontario a franchi le pas en une loi.
Ce n'est pas un renoncement écologique. C'est refuser que la survie estivale devienne un privilège de propriétaire bien équipé. La clim est une machine. Son accès est une politique.
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Il vaut mieux que la chaleur soit dehors que dedans, non?
Signaler RépondreC'est quand même ahurissant ces (certaines) municipalités qui chassent les SDF mais veulent que leur rue soit rafraîchit pour leurs terrasses de cafés?
Encore une réflexion d'écolo, la dernière fois c'était que la perturbait la faune locale...mais là la faune locale est tout autre chose...
Signaler RépondreL'intention est bonne car en effet on soutien ce qui pollue pas mais de fait elle favorise plutôt ceux qui sont proprios et peuvent avancer que celles et ceux qui ne peuvent pas.
Signaler RépondreFranchement, faire écrire ses réponses à des lecteurs par une IA, c'est vraiment très moyen voire limite déontologiquement.
Signaler RépondreEn voici la preuve, ces fameuses contractions non/oui :
- Le problème n'est pas..., c'est que ...
- Ce n'est pas une opinion, c'est...
- La vraie ligne de fracture n'est pas ..., c'est ...
- Ce n'est pas la clim.. , c'est...
- c'est un risque de maintenance, pas un argument...
Vous voyez cela de maniére un peu biaisée.
Signaler RépondreSi on condidére qu'il faut favoriser les climatiseurs énergiquement efficients tels que CERTAINS (mais pas tous) split plutôt que ceux qui sont energivores, alors baisser la TVA qui est une taxe qui S'AJOUTE au prix de produit est une façon d'aider TOUS CEUX qui achétent le bon split.
Au lieu d'être taxé 20% sur 10 000€ soit 2000€, vous ne serait taxé que de 550€.
Quand à celui qui achéte un climatiseur mobile peu efficient et beaucoup moins cher, il serra taxé de 20% sur environ 500€ soit 100€, 5,5 fois moins que le précedent.
Sur Rousseau et la clim comme diversion : sa position (penser le rafraîchissement global plutôt que la généralisation de la climatisation) n'est pas fausse sur le fond thermodynamique. Une clim rejette de la chaleur dehors ; en ville dense, ça aggrave l'îlot de chaleur pour le voisin qui n'en a pas. Mais l'opposer frontalement à la végétalisation, comme un choix binaire, ne tient pas face à un cinquième étage sous les toits en pic de canicule (vous le savez, rue Bancel). La végétalisation baisse une moyenne urbaine sur la durée. Elle ne fait rien contre 33° dans une chambre un mardi après-midi. Les deux réponses jouent sur des échelles de temps différentes, ce n'est pas l'une contre l'autre. O,n doit les conjuguer.
Signaler RépondreSur la journée de solidarité et les EHPAD : votre lecture est la bonne, avec un chiffre à ajouter. Le rapport sénatorial de septembre 2024 indique que seuls 4% des EHPAD disposent de chambres climatisées (on est pas dans l'Ontario de mon papier !) c, et que 66% des EHPAD étaient déficitaires en 2023 contre 27% en 2020 (contre 27% quatre ans plus tôt). Le problème n'est pas que l'argent de la journée de solidarité a été détourné de son objet (financer l'autonomie, ce pour quoi elle a été créée en 2004), c'est que le secteur est structurellement sous-financé et que la climatisation n'a jamais été qu'une recommandation depuis 2005, jamais une obligation assortie de crédits dédiés contrairement à d'autres endroits du monde.
Sur l'habitat individuel : l'ITE bien conçue (déphasage thermique, protections solaires, ventilation nocturne) fonctionne, ce n'est pas une opinion, c'est de la physique du bâtiment. Mais ça suppose un bâti qui s'y prête. Un dernier étage sous toiture, une seule façade exposée, l'ITE ne peut compenser pas tout. La vraie ligne de fracture n'est pas clim contre pas clim, c'est bâti rénovable contre passoire thermique et calorifique. Et MaPrimeRénov' cible le mauvais critère : les revenus du ménage plutôt que l'exposition thermique du logement. Un propriétaire modeste dans un logement bien orienté et un locataire modeste sous les toits n'ont pas le même problème, mais touchent la même grille.
Sur les hôpitaux : la méfiance est fondée,. Ce n'est pas la clim en général, c'est la légionelle sur des tours de refroidissement mal entretenues. C'est documenté, c'est un risque de maintenance, pas un argument contre la climatisation des établissements de santé en tant que telle.
Sur le fond de votre question (la clim comme nouvel enjeu d'égalité): le confort thermique d'été suit la même logique que les autres droits que vous listez : ce n'est un droit universel que si on finance l'écart entre ceux qui peuvent se l'offrir et ceux qui ne peuvent pas. Pour l'instant, personne ne finance cet écart-là spécifiquement. On finance des dispositifs généraux (MaPrimeRénov', obligations EHPAD non contraignantes) qui effleurent le sujet sans jamais le cibler.
Dans un cas il y a aide et pas dans l'autre. Et l'aide va faire le plus aisé...
Signaler RépondreUn bon cru, quoiqu'un peu long et avec un peu trop d'IA à mon goût. Le fond est là : la climatisation devrait être prescrite sur ordonnance, et nos petits élus locaux ne devraient pas avoir le droit de s'en occuper, sauf à l'encourager ou à la financer. Les gens meurent, et la mairie de Lyon s'interroge sur l'intégration paysagère. Ces gens là ne vivent pas dans le même monde que nous !!
Signaler RépondreVous écrivez:
Signaler Répondre"5,5 % de TVA sur un split fixe posé à 7 àu 10k euros, 20 % sur le monobloc pas cher du locataire. L'État paie déjà. Il paie au propriétaire plus qu'au locataire"
Si je traduis selon ce que j'ais compris,
La TVA est en % plus elevée sur les équipement de moins bonne qualité et moins cher que peuvent se payer les moins riches c'est à dire les locataires.
Et
La TVA est en % mois elevée sur les équipement de meilleur qualité et plus cher que peuvent se payer les plus riches c'est à dire les propriétaires.
En fait, l'état ne paye pas PLUS AU PLUS RICHES, mais preléve en % MOINS AU PLUS RICHES qui de toute façon payé BEAUCOUP PLYS cher son split.
Ça représente combien 5,5% d'un split pour propriétaire, environ 600€?
Et 20% d'un monobloc pour locataire, environ 70€?
Si en plus on considére que la TVA du riche et du pauvre sert aussi à financer les aides qui finance le plus, qui en bénéficie le plus?
Moi je pose la question, c'est tout.
0% à Saint Pierre et Miquelon 😊
Signaler RépondreÇa dépend des régions, 68% en méditerranée, var et bouches du Rhône.
Signaler RépondreAbsolument pas, c'est faux, les logements climatisés en France (je ne parle pas des bureaux) c'est 28% pour les maisons individuelles et 14% pour les appartements.
Signaler RépondreUne voiture est vitrée et n'a pas d'inertie : c'est un four solaire (même l'hiver parfois) et la climatisation est indispensable.
Signaler RépondreCe n'est pas le cas de l'habitat qui a une forte inertie,et qui est posé sur la terre qui reste a une température inférieure à 20 degrés à 1m de profondeur quelle que soit la saison. Certaines cultures se passent de climatisation en utilisant les propriétés de l'air et de la terre.
L'habitat en France est marqué par une inculture climatique, assez récente depuis la passion des architectes pour le verre et le béton : un immeuble sera plus chaud qu'une maison en rez de chaussée car plus exposé au rayonnement.L'absence de volets dans une grande partie de la France est une hérésie.
On sait d’après l'analyse des arbres découverts par la fonte des glaciers que l'époque romaine était plus chaude qu’aujourd’hui: on construisait des villas avec patios aérés qui restaient fraiches,certaines villas italiennes de la Renaissance ont conservé cette architecture. J'étais à Milan où on approche les 40 degrés: les galeries du centre restent agréables malgré la chaleur. Par contre dans les immeubles modernes de la périphérie c'est l'enfer.
Mes voisins viennent de s'équiper d'une climatisation:ils s'enferment dans leur séjour et laissent les fenêtres de l'étage ouvertes par 33 degrés à l'ombre. cela ne règlera pas leur problème de chaleur dans leur logement.
Romain,
Signaler RépondreA chaque température un peu poussée c'est un sujet récurent. La climatisation. Progrès indispensable pour les uns, danger environnemental pour les autres. Par exemple Sandrine Rousseau réclame un plan global de rafraichissement en prenant pour exemple Singapour qui avait tout misé sur la clim et a changé pour de la végétalisation ce qui est pour elle plus efficace.
Nous devons penser la résilience et la résistance de nos lieux de vie autrement que par le technosolutionnisme argumente-t-elle.
Lors de chaque épisode de forte chaleur, de nombreuses voix s'interrogent sur l'absence de climatisation généralisée dans les maisons de retraite, estimant que les milliards récoltés au fil des ans par la journée de solidarité auraient dû financer ces travaux thermiques. En fait cette journée n'est pas destinée à cela mais à beaucoup d'autres choses concernant l'autonomie et nous avons en finalité des maisons de retraites incapables de financer quoi que ce soit.
https://www.senat.fr/questions/base/2026/qSEQ260709351.html
Pour ce qui est de l'habitat individuel, comme dirait l'autre il vaut mieux être riche et bien portant que que fauché et mal foutu. Le droit aux vacances, le droit à une nourriture saine, le droit au numérique, le droit à un salaire digne, tout comme une retraite, le droit à la santé, le droit à la culture et j'en passe. Dans un pays qui vie au dessus de ses moyens, qui redistribue en taxant à tout va, comment faire pour rendre égalitaire les besoins de chacun ? La climatisation est-elle en train de devenir le nouvel enjeux français ? Ma prime Renov s'est surtout attaché à la rénovation thermique des habitats avec des primes tenant compte des revenus. Cependant, l’isolation thermique par l’extérieur, loin d’aggraver les risques de surchauffe estivale, peut significativement améliorer le confort d’été en zone de canicule lorsqu’elle est correctement conçue et mise en œuvre. La satisfaction des occupants repose sur le choix judicieux de matériaux isolants aux propriétés de déphasage thermique adaptées, combinés à des protections solaires efficaces et une stratégie de ventilation nocturne. 5° de moins dans une maison ou un appartement c'est déja bien, combiné à d'autres précautions. Dans un appartement au cinquième étage sous les toits c'est beaucoup plus compliqué même avec de la végétalisation. J'ai vécu l'expérience rue Bancel dans le 7ème arrondissement. L'hivers on gèle, l'été on brûle. Que faire dans des passoires thermiques et calorifiques lorsqu'on est une personne âgée ou un enfant. C'est bien plus que les 28° qui sont somme toute une température normale en été. Cette année c'est plutôt 30 à 33° que l'on peut mesurer dans une chambre. Quand on se renseigne on sait bien que les climatiseurs mobiles sont énergivores et bruyants. Que les ventilateurs brassent de l'air chaud. Que faire face à cette inégalité de condition de vie quand on a de faibles moyens? Je n'ai malheureusement pas de réponses.
Pour ce qui concerne les hopitaux, je me méfie quand même d'un système de climatisation global qui mal entretenu peut en finalité s'avérer plus mortel que la chaleur elle-même.
Encore un facteur de socièté insoluble. Demain on reparlera des piscines....
Sur la longueur, vous avez raison, je fais des billets trop denses.
Signaler RépondreSur la physique, votre intuition est juste mais la variable ne l'est pas du tout
. Ce n'est pas le rendement : tout ce qu'un appareil consomme à l'intérieur finit de toutes façons en chaleur dans la pièce, quel que soit son rendement. Une LED ne chauffe pas moins parce qu'elle serait mieux conçue, elle chauffe moins parce qu'elle consomme 8 watts au lieu de 60.
Restent les ordres de grandeur. Les apports internes d'un logement, c'est quelques centaines de watts en moyenne (votre chargeur de téléphone en fait en gros cinq). Une toiture non isolée à 60 °C au-dessus d'un sixième étage, c'est plusieurs kilowatts, et un vitrage plein sud plusieurs centaines de watts au mètre carré. La plaque de cuisson est la seule ligne vraiment lourde, et elle sert le soir et aussi le midi en fonction de votre mode de vie.
La contrepartie que vous proposez tomberait exactement sur les ménages du billet : le frigo de 1998, les halogènes et la plaque électrique sont chez les mêmes personnes de revenus modestes que la chambre sous les toits. Conditionner le droit au frais au remplacement de son électroménager, c'est en faire un droit à proportion du pouvoir d'achat.
Enfin, vous ne voulez pas politiser et vous finissez sur « qui devrait payer ». C'est une question très politique en fait. Et elle est déjà tranchée : 5,5 % de TVA sur un split fixe posé à 7 àu 10k euros, 20 % sur le monobloc pas cher du locataire. L'État paie déjà. Il paie au propriétaire plus qu'au locataire, à celle ou celui qui peut avancer 7000 euros plutot qu'à celle ou celui qui ne peut se payer qu'un clim à 149 e de chez LIdl.
Vous avez raison sur le constat.
Signaler RépondreLa voiture s'est climatisée par le neuf : on achète un véhicule équipé d'origine, sans arbitrage. Le logement suivra le même chemin, et c'est là que ça coince. Le neuf s'équipera, le parc ancien locatif non. Aux États-Unis, où le parc auto est mieux documenté qu'ici (où je n'ai pas de chiffres en tête), la probabilité de ne pas disposer de clim centrale est de 44,9 % pour une maison individuelle contre 73,7 % pour un logement collectif locatif (Gabbe et al., Housing Policy Debate, 2022). Une étude de 2025 sur dix aires urbaines conclut que « les groupes sociaux les plus exposés aux effets sanitaires de la chaleur sont aussi ceux dont l'accès à la clim est le plus mauvais, et de moins bonne qualité » (Scott et al., Applied Geography). Certes c'est des études us et la France a un rapport différents à la voiture. Mais là-bas comme icila banalisation par le marché ne résout donc pas le problème : elle le trie, comme je le dit ici aussi sur les types de climatisateurs. C'est pour ça que le sujet c'est l'accès réel.
Bonjour,
Signaler RépondreAMHA, votre billet est un peu trop long, je me suis perdu en route je crois!
Il y a un point qui me chagrine, c'est de vouloir politiser "Un droit au frais".
Je ne suis pas un expert de la clim, mais je me dis que moins on a de calories dans le logement à rejeter dehors, mieux la climatisation serra efficace.
Et qui genére des calories perdues qui réchauffent la maison?
Une plaque de cuisson.
Un chauffe eau.
Un téléviseur.
Un ordinateur.
Un réfrigérateur.
Un chatgeuryde téléphone.
Un ampoule.
...
Et j'en passe.
Rien ou presque rien a un rendement de 100%, il y a toujours des pertes en calories qui réchauffent la maison.
Donc donner à chaque un un droit au frais devrait en contre partie générer l'obligation pour chaque un de réduire sa production de calories perdues.
Ou induire l'obligation de n'utiliser que des appareils avec un trés bon rendement.
Bonjour le mènage, à la poubelle les équipement foireux et "réchauffeur climatique".
Qui devrait payer?
Non, pas du tout ! 20% de climatisation contre 80% en France.
Signaler RépondreLeurs logements sont climatisés depuis longtemps.
Signaler Répondreavant il y avait moins de réchauffement climatique
Signaler RépondreCe qui caractérise une canicule , ce n'est pas la température du jour, mais celle de la nuit, qui ne descend pas en dessous de 24° ou 25 ° au mieux, mais avec des 30° à minuit encore, les 24 ou 25 sont atteints à 3 ou 4 heure du matin.
Signaler RépondreEt 34 ° c'est à l'ombre, au soleil c'est 40 ou 50 au moins.
Il y a 40 ans on atteignait 35 ° au soleil mais rarement plus...
Chochottes ! 34 degrés et ça crie canicule....la canicule c'est dans vos têtes de fous.
Signaler RépondreOn faisait comment avant sans les clim et les pompes à chaleurs ?? Je sens que je vais fracasser sa clim sur la tête de mon voisin et aller faire un tout l'apres-midi au rayon frais d'une grande surface toute proche.
Signaler Répondrej habite un logement dans un immeuble totalement climatisé, chaque appartement à son groupe sur le toit, depuis 25 ans. les architectes ont été plus intelligents que nos mediocres élus verdâtres
Signaler Répondreexactement nous sommes en pleine bureaucratie, politiquement c est ce que dénonce David Lisnsrd un des candidats à la présidentielle. nous crevons de cette bureaucratie et des ces organismes qui sont des États dans l état. d autre part les ecolos sont des décroissants ils s opposent à la climatisation comme ils S opposent aux réserves d eau pour les agriculteurs. afuera, il faut virer tout ce petit monde qui nous bouffe chaque jour d avantage
Signaler RépondreBravo Romain, excellent article qui met en évidence la confusion qui existe entre pompe à chaleur et climatiseur car les 2 sont des pompes à chaleur,sauf que la 2ème n'a pas les aides de la 1ère. Et puis comment rendre efficace notre organisation avec des responsabilités si cloisonnées que personne n'est responsable, personne ne peut agir, là encore ce sont les pauvres qui en soufrent. Il faut faire des audits pour aboutir à des simplifications et rendre le système efficace.
Signaler RépondreUne personne âgée en situation de précarité devrait avoir droit à une pose de climatiseur gratuit dans son logement , il y va de leur survie avec ces canicules a répétition...
Signaler RépondreC'est surtout la surexposition des français aux médicaments qui tue les malades en période de canicule...les Portugais et les espagnols connaissent des episodes de fortes chaleurs semblables tous les étés et pour autant il n'y a pas de pics de mortalité, l'espérance de vie y est même supérieure.
Signaler RépondrePlus de mort par la chaleur que par la route . Va t'on encore attendre de mettre une ceinture de sécurité ?
Signaler RépondreQuand au cout il faut intégrer que les climatisations réversibles vous ferons baisser vos factures de chauffage d'au moins de 50 %.
Au lieu de me censurer mes faits sur le Vallier dans le fait divers des cambriolages, le site ferait bien de rappeler à l'ordre sur l'usage de l'IA pour écrire un simple article d'éditorial...
Signaler RépondreToutes les voitures (y compris les plus petites je pense) sont aujourd'hui climatisées et on ne se pose même plus la question, c'est devenu un équipement de base d'un véhicule.
Signaler RépondreÇa deviendra avec les nouveaux logements au même titre que le chauffage (bientôt presque inutile l'hiver malheureusement), l'équipement de base d'un logement.