Le dossier a avancé. Un comité a travaillé, des associations ont manifesté, des riverains ont signé une pétition, la Ville a tranché le principe. Samuel Soulier, nouveau maire du 6e arrondissement, propose maintenant de garder le nom et de changer l'homme : la rue reviendrait à Pierre Bugeaud dit "Poirier", résistant.
L'idée est astucieuse et mérite mieux qu'un rejet réflexe. Elle confond pourtant une décision et son effet. C'est là qu'elle se fragilise.
Dix-neuf mois pour une plaque
En décembre 2024, Grégory Doucet se déclare favorable à la débaptisation. Quelques jours plus tard, des plaques sauvages "rue Gisèle-Halimi" recouvrent celles de la rue Bugeaud. En janvier 2025, le collectif des Algériens de France manifeste dans la rue : certains réclament le nom de Camille Blanc, maire d'Évian-les-Bains assassiné par l'OAS en 1961, d'autres celui du 17-Octobre-1961. Malika Benarab-Attou, ancienne eurodéputée écologiste, répète qu'honorer un "colonialiste sanguinaire" n'est plus acceptable.
En face, Pascal Blache, alors maire Horizons du 6e, refuse le changement au nom du risque de réécriture subjective de l'histoire. En septembre 2025, le groupe Droite, Centre & Indépendants, alors présidé par Pierre Oliver, dénonce un "comité Théodule" et un passage en force. Christian Termoz-Mazan, premier adjoint du 6e, refuse de siéger tant que le comité n'a pas d'existence officielle. Ces objections de méthode n'étaient pas toutes absurdes. Elles ne disaient rien du fond.
La contestation s'organise ensuite du côté des riverains. En novembre 2025, un collectif recense 87 commerces, 78 adresses postales et 1 020 familles et rassemble près de 900 signatures. Samuel Soulier en évoquera plus tard près de 2 000.
Le 6 février 2026, le Comité Histoire et mémoires dans la Ville rend un avis favorable à la débaptisation. Une minorité de ses membres préférait conserver le nom en le contextualisant ; tous demandaient au moins une explication visible et durable. En juin, Grégory Doucet et son adjointe à la Mémoire et à la Dénomination de l'espace public, Aline Guitard, actent le principe du changement. Samuel Soulier dénonce une décision prise sans l'arrondissement, avance le nom de Pierre Bugeaud, puis publie le 16 juillet les résultats de sa propre consultation : sur un peu plus de 230 réponses, 89,8 % soutiennent cette solution, 3,6 % veulent conserver l'hommage au maréchal, 6,7 % préfèrent un autre nom.
La Ville annonce une présélection de noms, puis une consultation sur la plateforme Oyé. Le comité doit reprendre le sujet en septembre. Le calendrier devient enfin lisible.
Personne n'a défendu Bugeaud
La bataille de procédure a fini par recouvrir le fond, il faut donc revenir au point de départ. En dix-neuf mois de polémique, aucun élu lyonnais n'a défendu Thomas Robert Bugeaud.
Pascal Blache a défendu la stabilité des noms. Pierre Oliver a dénoncé un comité et une méthode. Christian Termoz-Mazan a contesté l'existence juridique d'une instance. Aucun n'a écrit que le maréchal méritait sa rue. La consultation de Samuel Soulier le confirme à sa manière : parmi des répondants mobilisés contre le changement d'adresse, 3,6 % seulement souhaitent continuer à l'honorer.
Ce silence s'explique.
Bugeaud a organisé la conquête de l'Algérie autour de la razzia. Villages brûlés, récoltes détruites, silos vidés, troupeaux saisis : il ne s'agissait pas de débordements commis loin du chef, mais d'une méthode assumée, écrite, ordonnée, destinée à priver des populations entières de leurs moyens d'exister.
Juin 1845, dans le Dahra. Le colonel Pélissier fait allumer des feux devant les grottes où se sont réfugiés les Ouled Riah. Des centaines d'hommes, de femmes, d'enfants et de vieillards meurent asphyxiés. Pélissier appliquait une consigne de Bugeaud, qui avait recommandé d'enfumer ceux qui se réfugiaient dans les cavernes, et qui couvrit ensuite son subordonné.
L'argument de l'anachronisme tombe là. On ne juge pas Bugeaud avec les yeux de 2026 : il a été jugé avec ceux de 1845. Le scandale fut immédiat et le ministre de la Guerre, le maréchal Soult, désavoua l'opération. Colette Zytnicki vient d'en retracer la logique dans Le cas Bugeaud. Les violences de la conquête coloniale en Algérie.
Reste l'argument de la réécriture de l'histoire, qui ne résiste pas davantage à l'examen lyonnais. Le quai Joffre s'est appelé quai d'Occident. Le pont Gallieni s'est appelé pont du Midi. La statue de Louis XIV, place Bellecour, a été détruite à la Révolution puis remplacée en 1825 par une autre, fabriquée à Paris. Les noms de cette ville n'ont jamais cessé de bouger. Défendre l'immobilité des plaques, c'est défendre un état particulier de cette réécriture : celui qu'on a sous les yeux.
Il faut surtout renverser la charge de la preuve. Un hommage n'est pas un héritage qu'on subit, c'est une décision reconduite. Chaque année où la plaque reste, la ville choisit de continuer. La question n'est donc pas "pourquoi changer ?", mais "qu'est-ce qui justifie encore d'honorer cet homme ?". Personne n'y a répondu, parce que personne ne peut y répondre.
Une plaque de rue donne une adresse et un honneur. Lyon peut enseigner Bugeaud sans le célébrer. Dans mon précédent article, j'évoquais Housnia, l'enfant prise dans la fumée de la grotte. La garder en mémoire ne demande d'effacer aucune ligne d'aucun manuel. Cela demande de retirer une rue à son bourreau.
Décider un nom, ce n'est pas changer une adresse
La dénomination des voies relève du conseil municipal. Samuel Soulier n'a pas le pouvoir de la décider, Grégory Doucet peut trancher seul. Sur le papier, le dossier est simple.
Il ne l'est pas, parce que la décision et sa réalisation ne sont pas au même endroit.
La Ville signe la délibération et pose la plaque. Elle n'exécute pas le reste. Une adresse vit dans les bases de données nationales, au cadastre, chez La Poste, dans les GPS et les logiciels des livreurs, dans les fichiers des banques, des mutuelles, des greffes et des ordres professionnels. Elle vit surtout dans 1 020 boîtes aux lettres, 87 devantures et des milliers de documents qu'aucune délibération ne met à jour toute seule. Une collectivité qui décide sans organiser cette propagation obtient une plaque neuve et une adresse ancienne.
Le même écart vaut pour la mémoire, en plus redoutable. La Ville peut retirer un hommage par un vote. Elle ne peut pas décider de ce que les Lyonnais diront dans dix ans. L'usage ne se délibère pas.
C'est précisément ce qui donne du poids à un maire d'arrondissement dépourvu de compétence sur le sujet. Samuel Soulier ne peut rien décider et peut beaucoup : occuper le calendrier, produire ses propres chiffres, incarner la proximité, déplacer une question de mémoire vers un problème d'intendance. Ce n'est pas un artifice de communication, c'est le fonctionnement ordinaire du pouvoir local, où l'autorité de décider et la capacité de faire aboutir appartiennent rarement aux mêmes mains.
L'idée de Samuel Soulier règle l'intendance, pas l'hommage
Samuel Soulier fut mon étudiant. Nous pouvons avoir des différences politiques sur certains sujets et je n'ai plus de parti : aucune raison de l'épargner, aucune raison non plus d'écarter son idée parce qu'elle vient de lui.
Attribuer la rue à Pierre Bugeaud dit "Poirier" retire l'hommage au maréchal, honore un résistant et évite l'essentiel des changements d'adresse. Le gain administratif est réel. Pour une famille, un commerce, une profession réglementée ou l'école installée dans la rue, ce n'est pas rien.
Le problème est ailleurs. Si le mot inscrit en gros sur la plaque ne change pas, c'est l'usage qui décidera de l'identité de l'honoré, et l'usage a l'habitude pour lui. "Rue Bugeaud" restera "rue Bugeaud". La délibération dira une chose, la ville en dira une autre, et l'on aura réglé le déménagement des adresses sans régler l'hommage.
Trois conditions rendraient cette solution défendable. Que la biographie et l'action résistante de Pierre Bugeaud soient établies par les historiens, les archives et le CHRD, pas par un communiqué. Que la plaque porte en toutes lettres "rue Pierre-Bugeaud-dit-Poirier", avec la mention de son engagement, sans petits caractères illisibles. Qu'une seconde plaque explique que la voie honorait Thomas Robert Bugeaud et pourquoi Lyon y a mis fin.
Le même patronyme ne fabrique pas un consensus. Et la volonté de donner davantage de noms de femmes aux rues lyonnaises reste entière. Pierre Bugeaud doit figurer parmi les options soumises au choix. Pas en tenir lieu.
230 réponses ne font pas un arrondissement
Les chiffres publiés le 16 juillet sont intéressants. L'usage qu'on en fait l'est moins.
Nous ne connaissons ni le taux de réponse, ni le mode de sollicitation, ni la formulation exacte des questions. Une consultation volontaire de 230 personnes renseigne sur ses répondants. Elle ne parle pas au nom des habitants du 6e, encore moins des Lyonnais.
Le 93,4 % pose un problème plus sérieux. Il additionne les 89,8 % qui veulent remplacer le maréchal par un résistant et les 3,6 % qui veulent le conserver, c'est-à-dire deux réponses qui s'opposent sur le seul point qui compte vraiment. Ce total mesure l'attachement à un mot, pas un accord sur une mémoire. Il fait un bon communiqué, pas une majorité.
Cela n'autorise pas la Ville à balayer ces réponses. Les riverains ne sont pas propriétaires de la mémoire lyonnaise. Ce sont eux, en revanche, qui affronteront les démarches, les livraisons perdues, les papiers à refaire et les frais d'enseigne. Leur avis doit peser lourd sur les modalités et le calendrier. Le choix du nom, lui, appartient à la ville entière.
Deux conversations, donc, et non une seule : avec les riverains sur les conséquences et l'accompagnement, avec les Lyonnais sur le nom. La Ville a le droit de décider. Elle n'a pas celui de consulter après avoir choisi.
1962 : ne pas choisir ses morts
Reconnaître les crimes de la conquête ne transforme pas le FLN en organisation innocente. La guerre d'Algérie, c'est aussi le terrorisme, les civils assassinés, les règlements de comptes entre nationalistes et les violences commises après les accords d'Évian.
Plutôt que de retenir le chiffre qui arrangerait mon propos, je suis allé voir ce qu'en dit la recherche universitaire. Amy L. Hubbell a consacré un chapitre au massacre d'Européens commis à Oran le 5 juillet 1962, jour de l'indépendance, et à la bataille de mémoire qui l'entoure encore ("Remembering the 5 July 1962 Massacre in Oran, Algeria", dans Places of Traumatic Memory: A Global Context, Palgrave Macmillan, 2020). Les bilans avancés restent très éloignés les uns des autres. Reconnaître le massacre n'oblige pas à transformer une estimation incertaine en argument.
Il faut aussi écrire le mot viols. Des témoignages et des travaux sur les enlèvements et les violences d'Oran font état d'Européennes violées. Ces crimes sont moins bien recensés que les meurtres et les disparitions, et les sources disponibles ne permettent pas d'en donner un bilan solide. Cela n'autorise ni à les nier, ni à leur accrocher un chiffre fabriqué. Les taire parce qu'ils compliquent un récit simple serait une violence de plus.
Martin Evans a étudié les représailles contre les harkis après le départ français ("Reprisal Violence and the Harkis in French Algeria, 1962", The International History Review, 2017). Il souligne la brutalité des massacres et l'écart considérable entre les estimations disponibles. La responsabilité du pouvoir algérien n'efface pas celle de l'État français, qui a abandonné ces hommes.
Nommer les responsables demande de la précision : des membres du FLN, des groupes armés, des forces ou des foules locales selon les épisodes. Dire "les Algériens" rendrait un peuple entier coupable.
Le Dahra ne s'annule pas dans Oran, et les massacres de harkis ne réhabilitent pas Bugeaud. Aucune victime ne sert à en effacer une autre.
Bellecour, Gallieni, Joffre
Le sujet ne s'arrête pas à une rue.
En mai 2023, dans "À bas le roi ! Pourquoi on n'est pas forcément obligé de remettre la statue de Louis XIV à Bellecour", je posais une question simple : pourquoi fallait-il automatiquement replacer ce roi au centre de la principale place lyonnaise après la restauration de sa statue ? Louis XIV n'est venu qu'une fois à Lyon. Son absolutisme et sa centralisation ont pesé sur les libertés locales. Il a révoqué l'édit de Nantes et persécuté les protestants. Je proposais alors Jean Moulin, Pauline Jaricot, les frères Lumière, l'empereur Claude, véritable enfant de Lugdunum, ou le retour de la statue de la République érigée en 1889 puis retirée sous Pétain. On pouvait rejeter chacune de ces idées. Il fallait au moins répondre à la question.
Deux autres noms lyonnais méritent maintenant un examen.
Le pont Gallieni pourrait redevenir le pont du Midi. Joseph Gallieni a participé à la défense de Paris en 1914. Il fut aussi, pendant plus de trente ans, un officier colonial, du Soudan au Tonkin puis à Madagascar, où la "pacification" mêla conquête militaire, répression et "politique des races". Débaptiser un pont coûte infiniment moins cher aux habitants que débaptiser une rue habitée.
Le quai Maréchal-Joffre pose une question plus délicate. Joffre n'est pas Bugeaud et son rôle dans la bataille de la Marne est réel. Sa carrière fut néanmoins coloniale elle aussi, au Tonkin, au Soudan, à Madagascar. Le plan XVII qu'il avait préparé s'est effondré en Alsace et en Moselle. En 1915, il a persisté dans des offensives coûteuses pour des gains dérisoires. Son « je les grignote », auquel Jean-Yves Le Naour a consacré un chapitre entier, reste attaché à un commandement peu économe de la vie des soldats. La Marne ne solde pas le reste.
Le quai s'appelait autrefois quai d'Occident et le retour à ce nom peut se discuter avec ses habitants. Gallieni, Joffre et Bugeaud ne relèvent pas du même dossier, leurs responsabilités ne sont ni identiques ni de même nature.
Mais aucun nom ne doit échapper à l'examen au seul motif qu'il figure sur une plaque depuis longtemps.
Doucet, Guitard, Soulier : ce qui reste à faire
Grégory Doucet a eu raison d'ouvrir ce dossier et de mettre fin à l'hommage. Il aurait tort de considérer que le choix du remplaçant est déjà réglé.
Aline Guitard doit publier les travaux du comité, les critères retenus et la liste complète des propositions. La piste Pierre Bugeaud doit être vérifiée, puis soumise au choix avec d'autres noms, dont des noms de femmes. La collectivité doit prendre à sa charge ce qu'elle peut du coût du changement, avec une période de double adressage assez longue pour que les fichiers, les livreurs et les administrations suivent.
Samuel Soulier a posé une bonne question : peut-on retirer le maréchal sans imposer un changement complet d'adresse ? Il lui revient maintenant de publier son questionnaire, sa méthode et le nombre de personnes réellement sollicitées. Et de cesser de présenter 230 réponses comme le verdict d'un arrondissement.
Pierre Oliver, Pascal Blache et Christian Termoz-Mazan ont eu raison de réclamer des règles claires. Une critique de méthode ne sauve pas le maréchal pour autant.
La Ville a raison sur le fond, ce qui ne l'autorise pas à traiter les habitants comme une formalité. Elle a d'ailleurs besoin d'eux : ce sont eux qui feront exister la nouvelle adresse, ou pas.
Si la plaque continue demain de porter seulement "rue Bugeaud", le maréchal gardera la rue dans les têtes, quelle que soit la délibération. Si elle porte clairement le nom de Pierre Bugeaud dit "Poirier", résistant, avec l'explication de l'ancienne dénomination, alors un choix aura réellement été fait. Décider était le plus facile. Le reste commence maintenant.
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il faut rebaptiser la ville de Lyon en stupidcity..la classe politique française au lieu de s'occuper du bien être de la population ,elle préfère se masturber les méninges pour savoir comment réécrire notre histoire.Au fait Napoléon a fait combien de morts dans toute l'Europe?il faut l'enlever du Panthéon.Badinter à légaliser le permis de tuer par les assassins en se foutant des victimes innocentes.
Signaler RépondreCet article très long mais complet paraît surtout dérisoire quand on voit que la pétition lancée pour le changement de nom de la rue Bugeaud n'a recueilli que 300 voix.
Signaler RépondrePar contre on trouve tous les éléments pour attiser les commentaires des racistes, xénophobes et autres anti-LFI.
À suivre.
La bonne blague ! Jusqu'au prochain jeu de dupes ; mais qui voudrait de vous après vos voltes faces ?
Signaler RépondreEffacer c'est oublier ! Une peu de respect pour nos anciens militaires et ceux qui ont connus le service national...La rue Bugeot, une permis tant d'autres, c'est juste les gens qui ont de la rancœur qui s'interessent au sujet...Napoléon n'était pas un ange non plus...il ne faut pas reecrire l'histoire...Français et pas fier de l'être.
Signaler RépondreQuel sac de noeuds toutes les histoires évoquées dans cet article ! Le mieux serait d'avancer prudemment dans tout ça. Il faut éviter d'attiser les querelles et les polémiques intarissables.
Signaler RépondreJ'ai remarqué que s'abstenir de lire les logorrhées blachériennes rendaient plus intelligents.
Signaler RépondreRomain,
Signaler RépondreTout un laïus et cependant une question.
Pour qui le nom de la rue a réellement d'importance ?
99% de la population ne connait pas Bugeaud, comme beaucoup d'autres noms apposés sur les plaques et les générations futures plus aptes à suivre les videos tik toc des youtubeurs ou autres instagrammeurs encore moins.
Tout cela vient en fait de quelques personnes qui ont pour cible le passé colonialiste de la France.
Aujourd'hui, il n'y a pas de quoi être fier de ce passé, mais il fût un temps ou les conquêtes faisaient parties des modes expensionistes des pays. Doit-on pour autant supprimer toute référence à Bonaparte ou tout autre conquérants comme Clovis ou Charlemagne.
Les pays colonialisés n'ont-il pas été eux aussi des conquérants voire d'affreux négriers puisqu'ils alimentaient en main d'oeuvre ceux qui les ont à leur tour colonisés.
On ne refait pas l'histoire. Elle est faite de bonne et de mauvaises choses. Si seulement les mauvaises choses pouvaient servir d'exemple pour que cela ne se reproduise pas ce serait bien mais on ne vas pas se mentir quand on voit ce qui se passe en Ukraine.
Il existe encore une rue Staline à Essômes-sur-Marne et pourtant, on ne peut pas dire qu'il a fait le bonheur du peuple.
J'ai le sentiment qu'en fait on continue sur le chemin de croix de la repentance et il faut faire plaisir à l'électorat de la nouvelle France.
Dans une France en déliquescence, ou l'on risque de voir les extrêmes gouverner la France, se focaliser sur une plaque et mettre en place des débats, des comités théodules et des délibérations est surement fondamental.
Y a vraiment rien d'autre à foutre ?
Signaler RépondreEt. .n’oublions pas les commentaires de l’époque … puisqu’on en parle : « il est tout à fait normal qu’une race supérieure colonise une race inférieure pour lui apporter le progrès ».
Signaler RépondreSigné Jules Ferry, 1885, homme de gauche.
Dépaptisons toutes les rues et édifices qui portent son nom, du coup. Cela ne sera que justice.
(Ah mais non, là c’est pas pareil, il faut replacer dans le contexte vont nous dire les gauchistes)
La sonnerie de marche "As-tu vu, la casquette du père Bugeaud ? " est toujours jouée au clairon le 14 juillet.....
Signaler RépondreJe me battrai pour qu'une vespasienne soit baptisée Romain Blachier afin d'honorer votre oeuvre !
Signaler Répondretypique de la gauche actuelle, voir d’une grande partie de la classe politique : se focaliser sur des détails insignifiants au lieu de s’occuper des enjeux majeurs : le changement climatique (pas le congé canicule), l’effondrement de la biodiversité, l’immigration massive qui engendre l’insécurité, l’insuffisance d’investissement dans les secteurs économiques stratégiques, réduire les dépenses pour éviter de payer le fonctionnement avec de l’emprunt, etc
Signaler RépondreAline Guitard, militante communiste qui revendique son engagement par son action, ne devrait pas être trop troublée par les noms de rues associés au communisme, ni par les millions de morts qui lui sont attribués. Cela ne semble d'ailleurs pas lui poser de grands problèmes de conscience en tant que militante communiste. Pas d'autocritique ?
Signaler RépondreIl est également vrai qu'il n'y a jamais eu de « Nuremberg du communisme », ce qui est bien utile pour ses militants.
Quant au choix pragmatique du maire du 6ᵉ arrondissement, très largement plébiscité par les habitants, il constitue une bonne solution pour éviter des complications administratives.
C'est parfaitement entendable ; il me semble aussi qu'on devrais démonter la sculpture en hommage à l'émir Abdelkader à Amboise (coupable aussi de crimes). Puis toutes les statues de tous les grands soldats ayants contribués à l'histoire de France parce que chacun sait que la guerre est criminelle et qu'elle fait appel à la violence. Quand nous serons totalement non-violents, nous pourrons dans l'assentiment collectif nous soumettre à la violence d'autres peuples. La non violence des juifs leur a été d'une grande protection pendant la seconde guerre mondiale et sert d'exemple pour l'humanité...
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