N’en déplaise à Pascal Praud, qui jugeait il y a quelques jours sur CNews qu’il n’y avait là "rien d’exceptionnel", les canicules s’intensifient, et c’est précisément parce que le climat se dérègle qu’une électricité quasiment sans CO₂ (ce gaz à effet de serre qui amène au réchauffement climatique) devient un vrai levier.
Reste que produire propre ne suffit plus.
L’enjeu est désormais de basculer vers les énergies bas carbone tous les usages encore alimentés par des fossiles : une grande partie des voitures, une trop large part du chauffage, une fraction de la chaleur industrielle utilise encore des fossiles. Tant qu’on ne les remplace pas, ces usages continuent de brûler du pétrole et du gaz, les fossiles restent majoritaires dans notre mix énergétique global, donc d’alimenter le réchauffement, quelle que soit la couleur de notre électricité.
Une région qui produit près de deux fois ce qu’elle consomme
Les chiffres régionaux sont spectaculaires. En 2025, l’Auvergne-Rhône-Alpes a produit 119,2 TWh d’électricité, soit 21,8 % du total national, pour une consommation de 63,3 TWh. La région utilise donc un peu plus de la moitié de ce qu’elle fabrique, et c’est un atout pour le pays. Cette production est complétée par un solaire en pleine accélération : +35,9 % de production et +28,2 % de capacité raccordée en un an. Cet excédent a permis l’an dernier d’alimenter une partie de la Suisse et du nord de l’Italie, pendant que la France battait son record d’exportations nettes, autant d’argent dans la balance commerciale nationale.
Un kilowattheure n’a pas la même couleur à midi et à 22 heures
C’est là que le bilan se complique. L’analyste Nicolas Goldberg l’a résumé sans détour : en semaine, du début de soirée jusqu’au matin, des centrales à gaz s’allument pour couvrir nos besoins et nos exports. Ajouter un usage électrique sur ce créneau — clim, recharge de voiture, ballon d’eau chaude — revient donc, si l’on ne développe pas davantage le stockage, à brûler du gaz. Entre 9 h et 18 h, l’inverse : l’électricité est au plus propre, parce que le solaire produit, chez nous comme chez nos voisins. C’est là qu’il devient urgent d’accélérer la question des batteries.
Climatiser à 14 h ou à 22 h, ce n’est donc pas le même geste. RTE le documente depuis des années : la France fait sa pointe l’hiver, à cause du chauffage ; l’Italie la fait l’été, à cause de la climatisation. Et l’été, c’est précisément vers l’Italie que nous exportons. Déplacer les usages vers les heures solaires, ce qu’on appelle la flexibilité, c’est le cœur du sujet.
Le réseau, nouveau goulot d’étranglement
Derrière les usages affleure un sujet bien plus structurant : le réseau. C’est lui, désormais, qui contraint la transition, pas la production. RTE a annoncé, par la voix de son responsable régional François Chaumont, investir plus de 1,5 milliard d’euros en Auvergne-Rhône-Alpes d’ici 2030, contre environ 220 millions par an aujourd’hui.
Une part de cet argent sert à encaisser le réchauffement du climat lui-même : à 40 ou 45 °C, une ligne transporte moins d’électrons et doit être retendue, les postes doivent résister aux crues. L’autre part répond à une ruée de nouveaux usages : data centers, industrie qui troque le gaz contre l’électron. Dans la région, ces nouveaux venus ont déjà réservé 2,6 GW de puissance, l’équivalent de toute la consommation industrielle actuelle du territoire. Tous ne se concrétiseront pas, prévient RTE. Mais la file d’attente de raccordement et la révision en cours du schéma régional, le S3REnR, attendu pour 2028, vont dans le même sens : la question n’est plus seulement de "produire propre" mais "acheminer au bon endroit, au bon moment".
Et le gaz vert, dans tout ça ?
Puisqu’on parle de bon moment, il y a une renouvelable qu’on oublie systématiquement dans ce récit très électrique : le gaz vert. Le biométhane, du biogaz épuré, issu pour l’essentiel d’effluents agricoles, est bien une énergie renouvelable. En Auvergne-Rhône-Alpes, la filière vient de passer un cap : fin 2025, Guilhem Armanet, de GRDF, annonçait que le gaz vert injecté dans les réseaux régionaux avait franchi pour la première fois le térawattheure, soit l’équivalent de 250 000 logements chauffés, répartis sur 73 sites de production.
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Romain Blachier
de generer de l energie ,c est de l economiser...meeerde:je reponds de mon ordinateur energivore:la prochaine fois ,je m exprime par signaux de fumee ou je grave un gres ou une terre cuite en ecriture cuneiforme..
Signaler RépondreSi j'ai bien compris le message...il faut retourner dans les grottes, couvert de peaux de bêtes ?
Signaler RépondreAh c'est beau la décroissance !!!
Au lieu de blablater pour rien, commencé à partir...!
Nucléaire : on arrête 2 réacteurs...sur 59 !!! C'est a dire rien, on fournira juste un peu moins d'énergie aux voisins qui fonctionnent avec les ENR...!!!
Signaler Répondrearticle interessant dans le canard enchainé de cette semaine sur les problemes de refroidissement des centrales (je suis partisan du nucleaire ...raisonné et sympathisant du mixage aux sources complementaires energetiques eoliennes et photovoltaiques :pas d autres solutions pour le moment)
Signaler RépondreVous êtes un idéologue, car EDF est obligé d'arrêter des tranches nucléaire à cause des dérèglements climatiques.
Signaler RépondreActuellement Golfech est arrêté pour cause de canicule, une partie du Bugey devrait suivre, puis d'autres.
Arrêt aussi quand les refroidissements des centrales de bord de mer sont bouchées par des méduses...
Sans compter les incidents aléatoires et les maintenances de nos installations non conformes et usées.
L'électricité nucléaire est intermittente... y compris quand on en a besoin de beaucoup (début de l'invasion de l'Ukraine, canicules, innondations...).
Donc ne comptez pas trop dessus pour alimenter votre climatiseur...
Il nous faut de toute urgence une politique climatique qui englobe toutes les facettes du problème du réchauffement. L'électricité n'est qu'une partie de la question.
Signaler RépondreInutile de parler soja : il est la base de l’alimentation des végans à travers tofu et autres produits transformés et ultratransformés. Regardez la composition de la plupart des produits, même non végans, ils contiennent tous des dérivés du soja, dont la lécithine dans le chocolat par exemple. On nous met du soja partout, en particulier dans la restauration collective. J'ai même eu la joie de déguster des quenelles fabriquées à partir de soja. Une horreur !
Signaler RépondrePour l'instant c'est surtout du blabla...
Signaler RépondreA quel moment Madame C. a t'elle évoqué le soja ? A aucun...
Signaler RépondreUn parmi tant d'autres... Certains ont quitté les commentaires, de nouveaux arrivent, toujours dans la provoc et l'extrême. Mais ce commentaire ressemble tellement à ces raisonnements des exaltés aux yeux exorbités de Révolution Permanente qui viennent hanter les plateaux climatisés de France5...
Signaler RépondreSi vous voulez parler de la sécurité dû nucléaire civil au niveau des centrales EDF, je vous conseille vivement d’aller travailler 1 semaine au sein d’une centrale. Ce sera beaucoup plus profitable pour vous qu’un nième rapport de la cour des comptes et de tous les biais associés des rapporteurs 🤔
Signaler Répondremais la radio activité qui risque de nous retomber sur la gueule , elle , elle ne connait pas de frontière si elle en a connu pour certains , journalistes ou anti écolo de 86 :)
Signaler Répondrehttps://www.lefigaro.fr/societes/canicule-les-tours-de-la-defense-ne-pourront-plus-etre-climatisees-normalement-d-ici-jeudi-20260623
Signaler Répondrele figaro c 'est ta tendance , droite de chez droite . Non ?
mon article souligne que la production électrique française est décarbonée.
Signaler RépondreMais nous utilisons encore beaucoup de pétrole.
Pour info copain d'Aulas, pas très correct de tacler Praud. Blachier se rachèterait il une conscience verte ?
Signaler RépondreArticle qui cache la forêt . la France est exemplaire en terme de production électrique décarbonée et il existe encore des râleurs pour les faire les malins. Les mêmes qui ont hurlés sur le nucléaire retournerons leurs chemises avec la climatisation.
Signaler Répondreconflit russo ukrainien ? c'est plutôt agression de l'ukraine par la russie
Signaler RépondreSi !
Signaler RépondreLes centrales nucléaires ne sont pas sans danger , surtout en cette période , ou les dictateurs ou apprentis dictateurs semblent vouloir mettre ou remettre
au gout du jour la guerre ,totale ou pas,comme résolution des conflits .
Du côté du conflit russo ukrainien comme du côté américano iranien , la sécurité des centrales nucléaires semble être remise en question à tout moment . Souhaitons que ces guerres se terminent ,un jour , sans qu 'il y ai une catastrophe majeure du genre Tchernobyl , Fukushima , Three Misle Island !
Ces guerres sont devenues un nouvel argument majeur contre le nucléaire , après tous les autres : que fait on des déchets , l' uranium est importé , le réchauffement climatique peut hypothéquer à certain moment le refroidissement par les fleuves , le nucléaire est devenu plus couteux que l 'équivalent produit par les éoliennes en mer , par exemple .
Il n 'y a pas de production indolore mais le prolongement du nucléaire avec de nouvelles centrales serai le plus couteux et le moins sur . Voir le rapport de la cour des comptes sur le sujet !
Il faut decarbonner l'ouest lyonnais et roland wauquiez
Signaler RépondreLe mec qui n’a pas tout lu tout compris qui fait dire aux autres ce qu’ils n’ont pas dit et les font passer pour des climatoseptiques qui veulent revenir au charbon , c’est comme si je disais que votre incapacité a lire comprendre envisagez une autre piste fait de vous un climato endoctriné 😂
Signaler Répondrevous voyez pas que le commentaire précédent est un troll ?
Signaler Répondresi on mettait lyon au charbon, on aurait plus de polllution de la ville
Signaler Répondrele local est important aussi monsieur le climato sceptique
Beau dire, les Français ont compris qu’il était irréaliste et dogmatique de faire peser sur leurs épaules un problème mondiale. La France a pour la deuxième année consécutive battu son record d'exportation d'électricité l'an dernier, avec un solde exportateur net de 92,3 térawattheure (TWh) en 2025. La décarbonation ne sert à rien et nous ruine, je ne suis pas «climatoseptique ou complotiste » je suis realiste. Comme pour tout lire s’informer se faire son propre avis, et regarder les chiffres, ensuite que faire ? Nous ne pouvons rien faire pour le reste du monde, nous devons cesser de culpabiliser les français, les étrangler et les flageller un juste milieu devrait être trouvé en dehors de toute idéologie, vous parlez de M. Praud et vous oubliez le scandale des mensonges de Mme Voynet qui a menti et sabordé le nucléaire Français, les ravages des éoliennes etc etc fan de personne, je ne suis pour aucun parti de manière totale, une idée, une orientation, une loi d’ou qu’elle vienne si elle est bonne pour tous je dis banco, je ne me braque pas si c’est LFI ou le RN. Trop de clivages et de prêches au détriment du bon sens. Cordialement.
Signaler Répondrehttps://www.climato-realistes.fr/la-decarbonation-ne-sert-a-rien-et-nous-ruine/
Quand l'extrémisme tue l'extrémisme...
Signaler RépondreSupprimer définitivement la viande pour passer au véganisme total : certains s'y sont essayés et ont perdu ainsi leurs nourrissons. Et vous continuerez de dépendre de la chimie pour tous les compléments alimentaires car vous ne trouverez pas tout ce qui est nécessaire à votre survie dans les plantes. Par ailleurs, il a été prouvé que le soja est un gros perturbateur endocrinien, donc vous proposez ainsi une lutte naturelle contre la surpopulation :-)). Enfin, l'élevage de troupeaux est essentiel à notre survie. Sans effluents d'élevages, pas d'agriculture et surtout, pays en friches beaucoup plus sensible aux incendies. Je ne parle pas de votre idéologie validiste et jeuniste qui laisse de côté toute une partie de la population. En bref, vous devez être une de ces femmes-soja encore jeunes en vélo cargo, qui n'aura pas d'enfants et qui rêve de vivre dans une vaste friche brûlée. Elle est belle, la vie avec vous ! Quel rêve pour nos générations futures, s'il y en a !
Vous avez un peu trop chargé la dose ce matin.
Signaler RépondreOui, modifions nos habitudes de toute urgence !!! IL FAUT SUPPRIMER LA VIANDE de tous les repas servis. Le véganisme est LA SOLUTION face au désastre écologique qui nous attend
Signaler Répondreil faut Taxer les commerçants et particuliers qui consomment de la viande pour pouvoir réinvestir massivement dans la filière de L’entomophagie
il faut Taxer les camions qui circulent sur la route et rendre le ferroutage obligatoire et aller vers la décroissance .
Il faut RENDRE les quais aux piétons et à la vie, boucher Fourvière qui est le poison qui alimente la ville en véhicules polluants , supprimer toutes les places de stationnement pour les transformer en espaces de vie, détruire ces grands boulevards et autoroutes écocides qui n'ont rien à faire en ville, développer les pistes cyclables sécurisées .
Il faut REDUIRE drastiquement le ramassage des poubelles pour obliger les particuliers à consommer moins et sans emballage et mettre en place une forte taxe sur le ramassage .
Il faut considérer les apiculteurs comme des réfugiés climatiques et leur accorder une aide permanente financée .
Nous devons enseigner à nos enfants dès la maternelle la Déclaration des droits de l'arbre car ceux ci sont dorénavant considérés comme sujets de droit.
«L'arbre, être vivant sensible aux modifications de son environnement, doit être respecté en tant que tel, ne pouvant être réduit à un simple objet. Il a le droit à l'espace aérien et souterrain qui lui est nécessaire pour réaliser sa croissance complète et atteindre ses dimensions d'adulte. Dans ces conditions l'arbre a droit au respect de son intégrité physique.»
Et grâce à la municipalité écologiste de Lyon, nous irons le cœur léger vers la forêt urbaine telle que nous l'avons rêvé et pour lequel les Lyonnaises et lyonnais nous ont donné un mandat enthousiaste. C.R
Politologue maintenant climatologue un vrai génie
Signaler RépondreJ'affirme donc je suis, des cartes en papier.
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