Ce mardi 30 juin, le préfet du Rhône Étienne Guyot, le maire de Lyon Grégory Doucet et plusieurs représentants de l'État se sont rendus au cœur de la Cité Jardin, dans le 7e arrondissement de Lyon. L'objectif était double : mener une nouvelle opération de sécurisation tout en illustrant le travail mené conjointement entre l'État et la Ville pour accompagner le vaste projet de rénovation de ce quartier, confronté depuis des années à un point de deal durablement installé.
Cette visite intervient près d'un an et demi après la présentation du futur projet de réhabilitation du grand ensemble. Cette fois, l'accent a été mis sur le lien entre urbanisme et sécurité. Les futurs aménagements doivent notamment permettre de désenclaver le quartier et de compliquer l'activité des trafiquants en repensant son architecture.
"L'aménagement fait il y a un siècle permet et surtout facilite les mésusages. Il ne s'agit pas de tout bouleverser, mais nous sommes associés sur le volet la sécurité", a expliqué le directeur interdépartemental de la police nationale, Nelson Bouard.
Une centaine d'opérations
Depuis un an et demi, une centaine d'opérations de sécurisation ont été menées dans ce secteur sensible. Pour le préfet du Rhône, cette visite illustre "la puissance publique. Le maire et le préfet sont naturellement côte à côte pour faire en sorte que l'opération de rénovation, de réhabilitation, d'ouverture soit totalement concomitante avec la lutte contre le narcotrafic", déclare Étienne Guyot.
Le représentant de l'État a rappelé l'ampleur des opérations déjà conduites sur ce secteur. "Depuis le début de l'année, il y en a eu trois ici. Ça représente plus de 500 policiers mobilisés, avec à la clé plus de 60 interpellations, des saisies de kilos de stupéfiants et la délivrance d'amendes."
Interrogé sur une éventuelle présence policière durable, le préfet a insisté : "La présence policière est permanente. On est en permanence ici. On a des opérations ponctuelles qui sont musclées, c'est le concept des opérations dites 'Ville de sécurité renforcée.' Mais la police est là en permanence tous les jours."
Il a également évoqué "un sujet de reconquête de l'espace public, de reconquête de la confiance des habitants" avant d'assurer : "On est déjà venu à bout de différents points de deal à Lyon ou à Villeurbanne. Il n'y a pas de raison qu'on n'y arrive pas ici."
Le maire de Lyon a lui aussi insisté sur le travail quotidien mené sur le quartier. "Le préfet Guyot n'est pas venu déclencher une opération, il est venu voir ce qui est fait au quotidien. Ici, la police municipale est là tous les jours", assure Grégory Doucet.
"Notre intention ici est résolue. Notre volontarisme est total, d'abord pour agir pour le bien-être des habitants de la Cité Jardin et ça commence par intervenir sur le narcotrafic. Il est ici enkysté depuis des années", a poursuivi l'édile, rappelant que le trafic s'appuyait notamment sur des appartements servant de nourrices et, auparavant, sur des garages utilisés pour le stockage des stupéfiants (aujourd'hui détruit).
Selon lui, le futur renouvellement urbain doit aussi constituer une réponse durable au phénomène. "La nouvelle rue qui va ouvrir et traverser la Cité Jardin va participer au désenclavement de ce quartier."

Une interpellation en pleine visite
Le déplacement a finalement été marqué par une scène assez inhabituelle. Alors que ce type d'opération officielle dissuade généralement les trafiquants de poursuivre leur activité, les policiers de la BAC ont procédé à l'interpellation d'un homme soupçonné de venir livrer des produits stupéfiants, possiblement pour ravitailler le point de deal.
Grâce au chien spécialisé dans la recherche de stupéfiants, les policiers ont rapidement localisé les produits. Entre 500g et 1kg de stupéfiants ont été saisis, comprenant de l'herbe et de la résine de cannabis ainsi que plusieurs sachets s'apparentant à de la cocaïne.
Le mis en cause, qui se serait déclaré de nationalité algérienne, serait âgé de 24 ans et en situation irrégulière sur le territoire français.
un abruti qui ne remarque même pas une présence officielle ou qui s en fout totalement ou le 2 a la fois sachant que de toute façon il ne risque rien surtout si il est en situation irréguliere.
Signaler RépondreVols, trafics, agressions, meurtres... il n'en a jamais fait la priorité de son action.
Signaler RépondreTout est dit.
C'est beau la com et les éléments de langage ! Mais la réalité rattrape toujours les beaux parleurs qui n'agissent pas. Donc, plus le quartier est habité par des drogués et des dealers et plus on investit de l'argent public pour rénover au lieu de concentrer les ressources sur les vraies forces de sécurité ? Quelle belle mentalité...
Signaler RépondrePour les autres arrondissement, vous avez bien compris ? Vous voulez une grande rénovation de votre quartier ? Alors droguiez-vous et cassez tout. Une où deux petites fusillades feront aussi le plus grand bien... Je plaisante, il va sans dire, dans cette France où même l'humour est devenu haïssable et anti-woke... Je comprends que le monde "Woke" est besoin de grandes quantités de drogue : On ne se marre pas tous les jours chez "ces gens là". :-)
Cette communication à grand renfort de forces de police très éphémère est une honte absolue. Mais un jour viendra où il faudra rendre des comptes... Dans "le monde d'avant", c'étaient les personnes vraiment méritantes qui était récompensées... Aujourd'hui, ça semble être les truands et les dealers...
Opération de com!
Signaler RépondreC'est qui le suspect ?
Signaler RépondreLe mal rasé à côté du préfet avec son sac à dos ?