La situation de Beaujolais Saône Aménagement (BSA) est désormais entre les mains de la justice. Le parquet de Villefranche-sur-Saône a confirmé qu’une enquête était en cours pour des faits de prise illégale d’intérêts, abus de confiance et recel.
Cette procédure intervient alors que la Chambre régionale des comptes Auvergne-Rhône-Alpes vient de publier son rapport consacré à la société publique locale, après avoir contrôlé ses comptes sur la période 2020-2025.
Au cœur des observations figure Richard Simmini, ancien directeur de BSA. La juridiction financière évoque notamment " des versements importants et réguliers " au bénéfice d’une société dont le gérant était également directeur de la SPL, provenant de prestataires et d’autres entreprises. Des éléments qui caractériseraient, selon le rapport, " à tout le moins des conflits d’intérêts ".
La Chambre relève également plusieurs problèmes dans le fonctionnement de la société, parmi lesquels des anomalies dans la sélection de la maîtrise d’œuvre ou encore des commandes passées sans mise en concurrence.
Licencié pour faute lourde au printemps
BSA avait toutefois pris des mesures avant la publication du rapport définitif. Selon la société, son directeur exerçait parallèlement à ses fonctions à la tête de BSA une activité au sein d'une entreprise privée, sans l’avoir déclarée à son employeur, contrairement à son contrat de travail.
À la réception des observations provisoires de la Chambre régionale des comptes, Richard Simmini a d’abord été mis à pied à titre conservatoire. Il a ensuite été licencié pour faute lourde au printemps 2026. BSA indique également avoir déposé plainte auprès de la procureure de la République de Villefranche-sur-Saône.
Ancien premier adjoint au maire de Trévoux après les élections municipales de 2020, Richard Simmini ne s’était pas représenté en 2026. Sollicité à plusieurs reprises, il n’a pas réagi aux éléments rapportés.
Président de BSA et maire de Gleizé, Ghislain de Longevialle a de son côté été interpellé sur cette affaire lors du conseil municipal du lundi 7 septembre. " Je faisais confiance, je n’imaginais pas une trahison. Je prends mes responsabilités, mais je n’ai rien à me reprocher ", a-t-il déclaré.
Nicolas... au secours !
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