Une série de vols pour le moins inhabituelle, qui avait pris fin dans le Rhône.
Entre décembre 2021 et janvier 2022, trois hommes avaient ciblé pas moins de seize magasins Decathlon à travers la France, notamment en Normandie, en Bretagne et en Auvergne-Rhône-Alpes.
Leur parcours les avait conduits à Bourg-en-Bresse, Mâcon et Villefranche-sur-Saône, où deux d'entre eux avaient finalement été arrêtés le 15 janvier 2022 après avoir été surpris par un agent de sécurité.
Leur spécialité ? Dérober des colliers connectés pour chiens, des équipements dont la valeur cumulée aurait largement dépassé les 50 000 euros.
Des vols en série et une revente organisée
Les investigations ont permis de rapprocher les différents vols grâce aux images de vidéosurveillance et aux données de localisation des téléphones portables.
Les deux cousins, âgés aujourd'hui de 27 et 43 ans, avaient initialement contesté leur implication.
Mais ce mardi 3 novembre, devant le tribunal de Villefranche-sur-Saône, ils ont finalement reconnu l'ensemble des faits qui leur étaient reprochés.
Le troisième homme impliqué dans cette série de vols n'a jamais pu être identifié.
Quant à la destination des colliers dérobés, l'audience n'a pas permis d'établir précisément le fonctionnement du réseau.
Les deux prévenus auraient agi pour le compte de commanditaires installés à Paris, chargés d'écouler les marchandises sur le marché noir et en Roumanie.
Ils avaient quitté la France malgré leur contrôle judiciaire
Après leur arrestation, les deux hommes avaient passé un an en détention provisoire, avant leur remise en liberté sous contrôle judiciaire en janvier 2023.
Ils n'avaient toutefois pas respecté leurs obligations, notamment l'interdiction de quitter le territoire français et les pointages hebdomadaires au commissariat.
Compte tenu de l'ancienneté des faits et de leur situation actuelle, la procureure avait requis une peine de douze mois de prison ferme, correspondant à la détention provisoire déjà effectuée, ainsi qu'une amende de 2 000 euros par personne.
Le tribunal a suivi les réquisitions concernant l'emprisonnement, mais a doublé les amendes, fixées à 4 000 euros pour chacun des deux cousins.
Malgré l'ampleur des vols, aucun des seize magasins Decathlon concernés ne s'était constitué partie civile pour réclamer une indemnisation.