Ecoutez Jazz Radio, Jazz et Soul

    

Ambroisie - Photo d'illustration - DR

L’ambroisie étouffera les Rhodaniens plus tôt cette année

Ambroisie - Photo d'illustration - DR

Cette plante très allergène est en avance cette année sur sa fleuraison, qui devrait intervenir dans quelques jours, au début du mois d’août.

La seule solution pour s’occuper de l’ambroisie avant qu’elle empêche beaucoup de Rhodaniens de respirer :  l’arracher. Pour ce faire, le département consacre 530 000 euros à une opération qui a débuté il y a quelques jours et qui va se terminer fin septembre. 500 personnes sont affectées tout l’été au bord des routes pour arracher 800 hectares de plantes. C’est le cas d’Hervé Chabilit, qui fait partie de l’une de ces équipes que l’on appelle les Brigade Vertes et la technique est simple.
« La première possibilité, c’est le fauchage, explique-t-il. On utilise une débroussailleuse à fil. On peut intervenir deux à trois fois sur la période du cycle végétal de la plante. Sinon, l’arrachage manuel représente également une solution puisqu’il assure l’enlevage de tout le système racinaire. La plante ne repousse pas. Il faut agir muni de gants, car c’est une plante urticante, précise-t-il. Il faut également se munir d’un masque, car le pollen est allergisant, et de lunettes pour éviter le pollen dans les yeux. » Ne vous fiez donc pas à la racine grecque de l’ambroisie - dont l’étymologie signifie « immortelle » - et arrachez plutôt les racines, les vraies, de la plante allergène.

Alors après l’arrachage, il faut engager des travaux de végétalisation, en mettant notamment de la pelouse à la place de l’ambroisie, pour l’empêcher de repousser. Mais le Rhône souffre mille maux avec cette plante car c’est l’une des régions les plus touchées d’Europe par l’allergène. Le pollen d’ambroisie se répand partout et assez facilement, comme le confirme Michel Nuesse, expert-paysagiste à la direction des routes du Rhône.
« Quand des graines tombent au sol, elles se collent sur les voitures, décrit-il. Si une pluie délave la voiture, les graines retombent plus loin sur la route. Le reliquat est expulsé sur les côtés, où un stock d’ambroisie se constitue le long de l’enrobé. Ce cycle est quasiment infini », regrette-t-il.

A cause de cette dispersion, c’est 10% de la population qui est allergique dans le Rhône. Ils sont atteints de conjonctivites, de rhinites ou encore d’asthme. Mais les symptômes et leurs conséquences peuvent parfois être bien pires selon Jean-Luc Da Passano, le responsable du dossier ambroisie au Conseil Général.
« Quand on a dans son entourage proche quelqu’un qui est frappé par cette allergie, on s’en souvient car les conséquences sont souvent très spectaculaires et handicapantes, expose-t-il. Je connais des personnes qui quittent le Rhône durant cette période, qui décalent leurs vacances pour partir dans des régions non-infestées car la vie devient pour eux impossible. Ils ne peuvent pas avoir une activité en pleine période de prolifération du pollen d’ambroisie. »

L’ambroisie n’est pourtant pas une fatalité. L’allergie se soigne. D’après le docteur Yann Martinat, allergologue au centre médical Parot à Lyon, des traitements existent mais plutôt sur le long terme.
« Il faut, si vous êtes allergiques à l’ambroisie, que vous alliez voir votre médecin traitant, explique-t-il. Il prodiguera un traitement médico-préventif. Il existe aussi des techniques de désensibilisation pratiquées par des allergologues ou des pneumos-allergoloques. Ces traitements débutent en général un mois avant la période de floraison, continuent pendant et se poursuivent un mois après, détaille-t-il. Cela représente trois à quatre mois par an. Ces traitements sont des concentrés de pollen d’ambroisie, instillés au départ à des doses infinitésimales. Les doses augmentent petit à petit pour forcer l’organisme à changer sa façon de réagir. »

Si vous avez des questions concernant l’ambroisie, le Département a mis en place un numéro de téléphone gratuit : c’est le 0800 869 869. Il permet également d’alerter les Brigades Vertes sur les terrains publics qui sont envahis par l’ambroisie.



Tags : ambroisie |

Commentaires 3

Déposé le 31/08/2011 à 14h37  
Par Deuch26 Citer

Bonjour. L'ambroisie dans la drome , pousse gentillement dans les champs de blés , tournesols, sorgos, mais... Des hectares entiers sur la commune d'Alixan ,26300. Et je travail au milieu de cela en étant allergique...Je pense que c'est la capital de l ambroisie !

Déposé le 27/07/2011 à 23h53  
Par stivostine Citer

Très bon post de Carine.

Je rajouterais que les paysans peuvent etre penalisés dans leur prime PAC si il y a de l'armoise ou de l'ambroisie sur leurs terres, mais pas les institutions ou les entreprises ...

Souvent, on peut remarquer un champ nickel et jouxtant une parcelle non agricole infestée (zone pusignan/satolas ..)

Déposé le 27/07/2011 à 12h08  
Par carine Citer

Et bien ils ont du boulot sur le parc de Miribel (notamment la zone nouvellement plantée vers les cerf-volants) puisqu'ils se servent de la terre prise à la MSE ( Tarvel Biomasse) et qu'elle est pleine de graine d'ambroisie.
Qu'ils aillent aussi s'occuper du Montout, l'ambroisie a prit la place des arbres qui ont été rasés l'automne dernier.
Et puis aussi toutes les bordures de routes. Si les travaux de débroussaillage étaient fait correctement avant que cette plante ne pollinise, il n'y en aurait pas autant.
Expérience vécue : un chantier pris il y a 3 ans, rempli d'ambroisie,arrachage méticuleux puis débroussaillage régulier (avant la montée en graine), plantation d'autres plantes pour coloniser l'espace : aujourd'hui quasiment plus rien.

Déposer un commentaire

 

En cochant cette case, je souhaite recevoir une notification à chaque nouveau commentaire.

Me connecter | Réserver mon pseudo

Ce compte gratuit et facultatif vous permet notamment de réserver votre pseudonyme pour les commentaires et le forum, afin que personne ne puisse utiliser le pseudo que vous avez déposé.