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Protestation des salariés de Lyon Mag devant Fiducial

Les salariés de Lyon Mag se sont retrouvés vers 12 h 30 ce vendredi 11 juillet, devant le siège du groupe Fiducial à Lyon dans le quartier de Vaise pour un sit-in de protestation contre Christian Latouche, le Pdg de ce groupe qui cherche depuis 8 mois à prendre le contrôle de ce magazine, contre l’avis de son équipe.

Journalistes, commerciaux, infographistes, administratifs se sont assis sur les marches d’escaliers en bas de l’immeuble en déployant une banderole “pour l’indépendance de Lyon Mag”, mais aussi avec des pancartes à la main : “Latouche touche pas à Lyon Mag”, “Latouche t’es foutu Lyon Mag est dans la rue” ou encore “Latouche garde ton fric pour Fiducial”.
Le fondateur de Lyon Mag, Philippe Brunet-Lecomte, a pris la parole avec un mégaphone pour rappeler l’origine de cette affaire : un prêt accordé par Christian Latouche au cours de l’été 2007 alors que Lyon Mag avait lancé un plan d’assainissement, mais dont il a brusquement exigé le remboursement quelques semaines plus tard. Avant de tenter de faire jouer une garantie en action pour prendre le contrôle de ce magazine. D’où 8 mois de harcèlement judiciaire qui ont débouché récemment sur une décision surprenante de la cour d’appel autorisant Latouche à prendre le contrôle de Lyon Mag. Malgré les multiples procès engagés et qui doivent trancher cette affaire sur le fond.
“Christian Latouche, nous vous avons amené votre chèque. Maintenant lâchez nous les baskets,” a lancé Philippe Brunet-Lecomte alors que la rédaction brandissait le fac-similé de ce chèque. De plus le fondateur de Lyon Mag a invité Latouche à venir discuter avec les salariés de Lyon Mag et à accepter une médiation pour trouver une solution amiable à ce conflit. “Notre porte est ouverte mais nous nous heurtons depuis 8 mois à un refus” a souligné Philippe Brunet-Lecomte en lançant une avertissement au Pdg de Fiducial : “ce combat est sans issue mais nous ne céderons pas”.
Plusieurs journalistes ont pris également la parole pour expliquer pourquoi ils refusaient que Christian Latouche devienne le patron de Lyon Mag en insistant sur sa proximité politique avec la droite extrême, notamment le Front National. Des élus du PS, des Verts, du Modem et de l’UMP dont certains ont pris la parole pour soutenir Lyon Mag. Alors que des syndicalistes CGT et CFDT étaient venus exprimer leur solidarité avec les salariés du magazine. Mais aussi des petits actionnaires, comme Thierry Ehrmann, Pdg du groupe Serveur.
A signaler que cette manifestation initialement autorisée par la maire du 9e arrondissement, a été tout à coup interdite par la préfecture quelques heures avant ce rassemblement, sur une requête de Christian Latouche auprès du Procureur de la République. Mais les forces de l’ordre ont laissé se dérouler ce sit-in pacifique au cours duquel de nombreux tracts ont été diffusés, notamment aux salariés de Fiducial.
Malgré les nombreux appels des manifestants, Christian Latouche a refusé de recevoir une délégation.



Tags : latouche | lyon mag |

Commentaires 1

Déposé le 31/01/2010 à 17h26  
Par donsoso@donsoso.com Citer

Justice m'a été rendue : Christian Latouche a été condamné par la cour d'appel. En juillet 2007, alors que j'occupais mon ancien bureau de Théoule Immobilier, au titre de mes fonctions contractuelles au sein de la société Immocial (à qui j'avais vendu mon fonds de commerce deux ans plus tôt)? j'ai subi, en plein jour et devant l'ensemble du personnel présent, un traitement odieux de la part des chargés de mission de Christian Latouche, le patron de SAS Immocial Transactions. Mis à pieds et licencié au prétexte fallacieux d'une faute grave, j'ai été sommé de quitter les lieux séance tenante en débarrassant toutes mes affaires. Plus que l'injustice et la malhonnêteté, ce que je n'ai pas digéré, c'est le procédé cavalier et l'humiliation qui m'était faîte, chez moi à Théoule, où je suis né, où j'ai grandi et où j'ai toujours marché la tête haute et la conscience tranquille. L'affront de ce patron affairiste et sans scrupules était encore pire à mes yeux que l'escroquerie qu'il tentait de réaliser sur mon dos? Car il faut savoir qu'en me licenciant ainsi, il comptait bien éviter de me régler mon dû, à savoir le complément de salaire contractuel découlant du chiffre d'affaires réalisé (calculé en pourcentage des honoraires d'agence). Et ce complément était loin d'être une broutille, puisqu'en deux ans nous avions engrangé 900.000 € d'honoraires hors taxes?ce qui correspondait à environ 300 millions de ventes immobilières ! Révolté d'un tel traitement, j'avais saisi le Conseil des Prud'hommes, lequel jugeant en première instance, avait condamné la société de Christian Latouche pour licenciement abusif sans cause sérieuse. Cette décision n'était pas satisfaisante pour moi. Je fis appel en sollicitant des dommages et intérêts bien plus conséquents. Ma détermination et le remarquable travail de mon avocate, Me Fabienne Morin, viennent enfin d'aboutir, après deux ans de procès. La Cour d'appel a jugé qu'il n'y avait jamais eu faute grave de ma part. Elle a réformé le premier jugement et condamné la Société Immocial à me verser, en plus des sommes déjà inscrites en première instance, 32.000 Euros à titre de dommages et intérêt, avec les dépens à ses frais. Sans rancune, cher ennemi. Je vous avais prévenu qu'à Théoule vous ne feriez pas votre propre loi !

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