Judiciaire 25-09-2012 à 10:04
Smail nie toute implication de ses frères dans cette affaire de corruption - LyonMag
Choqué par l’affaire qui concerne ses trois frères, Smail H. a contacté la rédaction de LyonMag pour livrer sa version des faits.
Le 11 septembre dernier, Smail est en Algérie quand il reçoit un coup de
fil qui va bouleverser ses vacances. Ses frères ont été interpellés et
placés en garde à vue. Smail est habitué à ce genre d’annonces, son
petit frère Toufik a souvent été arrêté. Sauf que Toufik est déjà en
prison depuis plusieurs mois. Cette fois, c’est Miloud et Hassin qui
sont dans le viseur de la justice. Avec 10 autres personnes, ils sont
suspectés d’être les acteurs principaux d’une vaste affaire de
corruption et de trafic d’influence. On reproche aux trois frères H. de
frayer avec des policiers, devenus des amis à force de se côtoyer au
quotidien.
"Il faudrait faire une loi qui interdit d’être copain
avec un policier. Parfois on leur vendait une télévision, peut-être à
prix coûtant et toujours avec facture, on rendait
service", explique Smail. Mais en retour, il nie le fait que ses frères
aient pu obliger les policiers à franchir la ligne jaune.
Lors de sa
conférence de presse, le procureur avait été clair : "il s’agit de
faits plus graves que de faire sauter des PV". Et pourtant, selon Smail,
il s’agit simplement d’arrangements de ce type. Comme cette soirée de
match à l’AS Minguettes racontée par Ahmed Zouak, l'actuel président du club, où un ami de Miloud est sur le point d’être
embarqué pour conduite en état d’ivresse. Un ancien joueur
de l’OL, passe par là, prévient Miloud qui va faire appel à la clémence
de ses amis policiers. L’ami alcoolisé s’en sortira avec un simple
rappel à l’ordre. "Jean-Michel Aulas a fait pareil pour Sidney Govou
plusieurs fois, personne ne lui tombe dessus", s’insurge Smail. "J’invite les juges à taper dans la fourmilière parce que ça, c’est du
pipi de chat".
Miloud H., le "Coluche de la banlieue"
Si
Smail tombe des nues, c’est surtout parce que l’aîné de la fratrie
Miloud est impliqué. Ce dernier n’a jamais été condamné, il a été
président de l’AS Minguettes, possède une boutique Samsung à Chaponnay
et force le respect et l’admiration à Vénissieux. "Il roulait en
Ferrari, il se faisait plaisir en boîte de nuit, chez Bocuse, mais il
avait aussi un cœur énorme, explique son ami Ahmed Zouak. Quand il était au club, il s’est battu pour
apporter des sponsors, il payait de sa poche, il rendait des services.
C’était un modèle pour tout le monde, le Vénissian qui avait réussi dans
la vie à force de travail. Il n’a pas pris de vacances depuis cinq ans.
On l’appelle "le Coluche de la banlieue". Je suis bouleversé". Dans
le quartier, personne ne le croit coupable, tout le monde est certain
qu’il a été victime d’un coup monté, à force d’aiguiser la jalousie
autour de lui.
Et son frère Smail pense même qu'un complot s'est créé au sein de la DDSP. "Des propos mensongers" selon Albert Doutre, directeur départemental de la sécurité publique.
Smail a d’autres
accusations en stock, qui visent cette fois le parquet et le procureur
Marc Cimamonti. Lors de sa conférence de presse (en compagnie de
Doutre), il avait indiqué que Toufik, le plus jeune frère, avait déjà
été condamné pour trafic de stupéfiant. Un mensonge de plus pour Smail : "La seule fois où il a pu avoir des problèmes avec ça, c’est quand on
était allé voir Hassin en prison en 2002-2003, Toufik avait oublié des
joints dans sa poche et s’était fait chopé par un chien policier au
parloir, c’était une simple détention. "
Contacté par LyonMag, le
procureur ne veut ni confirmer, ni démentir. Sa secrétaire nous a
annoncé qu’il ne communiquerait plus sur l’affaire et que ses
déclarations lors de sa conférence de presse étaient à prendre pour
argent comptant.
C’est un détail qui n’a finalement rien à voir avec
l’affaire de corruption mais il contribue selon le Vénissian à salir
l’image de sa famille. Car, alors qu’il était en train de préparer son
retour en catastrophe en France, Smail a assisté impuissant au
matraquage médiatique de l’affaire. Branché sur LCI ou BFM, il entend
des termes comme "mafieux" ou "trafiquants". "Sur France 5, dans C
dans l’Air, ils nous ont comparé à la famille Corleone ! En plus, je
suis le seul des quatre à être souvent à Vénissieux et je suis loin de
faire peur aux gens", tempête l’imposant quadra.
Désormais il espère
que la demande de liberté provisoire déposée mardi dernier soit acceptée. La
décision sera prise jeudi. Selon lui, le dossier de l’IGS ne tient pas, la remise en
liberté d’un policier mercredi le conforte dans cette voie.
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Commentaires 8
Déposé le 27/09/2012 à 09h28
Par ZED Citer
Déposé le 26/09/2012 à 01h38
Par eboueur Citer
Déposé le 25/09/2012 à 22h13
Par OL Citer
Déposé le 25/09/2012 à 18h07
Par eboueur Citer
Déposé le 25/09/2012 à 17h01
Par Sarha Citer
Déposé le 25/09/2012 à 14h56
Par Rebeyne Citer
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Déposé le 25/09/2012 à 14h25
Par remplielacruche Citer
Déposé le 25/09/2012 à 11h53
Par marine Citer