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Marchés publics : Le faux chevalier blanc

Enerpart, l’entreprise qui avait attaqué en justice le marché public du chauffage urbain, vient elle-même d’être mise en cause dans une affaire de corruption.

Fin 2005, Patrick Bertrand, alors vice-président de la Communauté urbaine chargé des marchés publics, avait démissionné en accusant l’équipe de Gérard Collomb de privilégier certaines entreprises. Et en dénonçant le marché du chauffage urbain qui venait d’être à nouveau attribué à Dalkia, filiale de Véolia. Alors que Bertrand poussait lui-même la candidature d’Enerpart, dirigée par Bernard Forterre, un ancien de Vivendi, qu’il présentait comme une PME contestant le monopole des grands groupes...

Mais deux ans après, la réalité parait assez différente. En effet, ce marché concédé à Dalkia a été annulé par la cour administrative de Lyon le 25 janvier dernier mais pour des motifs purement techniques qui n’ont rien à voir avec une magouille. Les magistrats reprochent aux fonctionnaires de la Communauté urbaine d’avoir informé trop tardivement les entreprises candidates des modifications techniques d’un des équipements exigés pour assurer ce marché. De plus, Enerpart n’apparaît plus du tout aujourd’hui comme “le chevalier blanc” contestant les positions dominantes des grands groupes. Car cette entreprise est elle-même mise dans un scandale qui éclabousse Charles Ceccaldi-Raynaud, l’ancien maire de Puteaux, dans la région parisienne. La juge d’instruction Isabelle Prévost-Desprez s’intéresse en effet au marché de chauffage et de climatisation de la Déf


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