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Marion Lamort-Bouché, cheffe de projet de Fastracs - DR

Revenir au travail après un cancer du sein à Lyon : fastracs va montrer comment faire

Marion Lamort-Bouché, cheffe de projet de Fastracs - DR

Si l’âge moyen du diagnostic du cancer du sein est de 63 ans, cela signifie que la maladie frappe aussi des femmes qui exercent un emploi. Comment faire pour que ce cancer – une fois guéri – n’empêche pas la femme de reprendre une activité professionnelle ?

Un peu ralenti par le confinement covid – après l’avoir été par la complexité du sujet - le projet fastracs devrait enfin entrer en phase opérationnelle en janvier 2021. Fastracs est là pour mettre au point le programme de retour à l’emploi des femmes atteinte d’un cancer du sein. La phase de mise au point de l’intervention fastracs est terminée, il va falloir la tester, un peu comme on le ferait pour mesurer l’efficacité d’un médicament.

 

Le travail de l’équipe fastracs (composée de psychologues et de médecins oncologues, généralistes, du travail et de santé publique qui met en place cette intervention depuis plusieurs années sera évaluée par des questionnaires à remplir par les femmes suivies mais aussi par des données chiffrées (par exemple le taux de reprise durable du travail parmi les femmes qui ont bénéficié de l’intervention fastracs comparée à un groupe témoin).

 

Si le détail de cette procédure fastracs reste encore confidentiel, on sait que le maitre mot sera le décloisonnement. Il s’agira notamment de renforcer la synergie entre les décisions des différents médecins qui vont suivre la femme atteinte d’un cancer du sein (plus de 58.000 femmes l’ont été en France en 2018) de manière à organiser au mieux l’après traitement. En moyenne, actuellement, une femme atteinte d’un cancer du sein est arrêtée 9 mois. Comment faire pour que le retour au travail se passe le mieux possible ? Garder un lien avec son entreprise quelque soit la forme prise par ce lien (mail, rencontres informelles avec un(e) collègue, etc.) réfléchir à un temps de travail modifié (avec éventuellement le recours au temps partiel thérapeutique) et des tâches aménagées (suffisamment en amont car la mise en place prend du temps, sont des pistes possibles.

 

Les défis sont importants. Outre le risque de décès (le taux de survie à 5 ans en France aujourd’hui atteint 87%), un cancer du sein fatigue, il peut laisser des douleurs et des difficultés modifiant les aptitudes physiques (notamment au bras) mais aussi cognitives (difficulté de concentration et/ou de mémorisation) qui affecteront de façons différentes les femmes ayant des emplois plus ou moins physique.

 

L’intervention fastracs fait partie du 3e plan régional de santé au travail. Elle est suivie par un comité stratégique (composé notamment des associations chargé de s’assurer au maximum que les idées pensées en laboratoire peuvent recevoir une application sur le terrain, et financé par de nombreuses institutions publiques, parmi lesquelles la Métropole de Lyon, le CLARA (Canceropole régional), et l’Institut National du Cancer, la DIRECTTE et la Caisse de retraite et de prévoyance des clercs et employés de notaires.

 

@lemediapol



Tags : Fastracs | cancer du sein | retour du travail |

Commentaires 4

Déposé le 27/07/2020 à 05h23  
Par Je dis ça je dis rien Citer

La discrimination commence dès les soins quand tant de choses nous sont demandées sans être remboursées : soutien gorge de contention à porter nuit et jour (ça c'est juste avant la mastectomie) soutien gorge pour la prothèse (ça c'est quand finalement on t'a tout coupé ) , vernis au silicium pour ne pas avoir les ongles noirs, crème pour le corps bouffé par la chimio, crème pour la cicatrice, bonnet chimio, prothèse technique si jamais on ose avoir l'outrecuidance de vouloir se rebaigner un jour, protège picc line pour prendre une douche, reconstruction symétrique, spray à 16 euros pour essayer de ne plus souffrir de la brûlure des pansements en tout genre, certains pansements prescrits alors qu'ils ne sont pas pris en charge à 100 %, protection solaire minérale écran total (sinon t'es violette) qui coûte un bras...Et quand on parle de GUÉRISON laissez moi rire ou pleurer car à ce jour rien n'est jamais acquis face à ce foutu cancer.

Déposé le 24/07/2020 à 18h14  
Par AdL Citer

Bonjour madame,
Je pense que certaines patientes vivent une réelle discrimination à la reprise du travail une fois guéries. L'étiquette"cancer" est souvent donné aux patientes. Du côté employeur, comme collègues et même les femmes elle-même ont du mal à envisager le retour à l'emploi, lequel peut être une ressource de santé et une nécessité financière car trop souvent l'inaptitude et le chômage sont la double peine à la maladie.
Enfin cette étude est un projet pour faciliter la reprise du travail pour les femmes GUERIES qui le souhaitent en pluridisciplinarité ( oncologue, firmières, médecins du travail, associations etc..).
Cordialement

Déposé le 22/07/2020 à 13h32  
Par Foutage de gueule Citer

Ben voyons au boulot les cancéreuses ! Et là on met du monde et des moyens. Même des oncologues. Je suis actuellement en traitement pour un cancer du sein et franchement les oncologues on les voit pas beaucoup. Ils pourraient même travailler sur internet tellement ils s'en foutent pas mal des patients. 5 minutes chrono en moyenne le temps qu'il passent avec nous avant la chimio. Et même quand on est hospitalisé il n'y a guère que les infirmières qui bossent et sont à l'écoute. Alors c'est sûr ils ont du temps pour réfléchir aux façons de nous remettre très vite au boulot pour qu'on ne coûte pas trop cher à la secu pour laquelle on a cotisé des années. Quand on voit le manque de moyens à Bérard avec des ordinateurs qui ont plus de 10 ans, un standard défaillant, les locaux délabrés, c'est là qu'il faut investir, c'est là qu'il y a urgence.

Déposé le 22/07/2020 à 13h32  
Par Foutage de gueule Citer

Ben voyons au boulot les cancéreuses ! Et là on met du monde et des moyens. Même des oncologues. Je suis actuellement en traitement pour un cancer du sein et franchement les oncologues on les voit pas beaucoup. Ils pourraient même travailler sur internet tellement ils s'en foutent pas mal des patients. 5 minutes chrono en moyenne le temps qu'il passent avec nous avant la chimio. Et même quand on est hospitalisé il n'y a guère que les infirmières qui bossent et sont à l'écoute. Alors c'est sûr ils ont du temps pour réfléchir aux façons de nous remettre très vite au boulot pour qu'on ne coûte pas trop cher à la secu pour laquelle on a cotisé des années. Quand on voit le manque de moyens à Bérard avec des ordinateurs qui ont plus de 10 ans, un standard défaillant, les locaux délabrés, c'est là qu'il faut investir, c'est là qu'il y a urgence.

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