Poursuivi pour détention et trafic de stupéfiants en Malaisie, Tom Félix, Français de 34 ans originaire de Vénissieux, a été acquitté ce mardi par la Haute cour criminelle d’Alor Setar. Le tribunal a estimé que les charges retenues contre lui n’étaient pas suffisamment établies.
Arrêté le 9 août 2023 sur l’île de Langkawi, dans le nord-ouest du pays, le trentenaire se trouvait dans une maison occupée avec son associé malaisien lorsque plusieurs centaines de grammes de cannabis ont été découverts dans des pièces communes par la police. Les deux hommes avaient alors été interpellés. Tom Félix a toujours nié toute implication dans ce trafic.
Dans sa décision, la juge Evawani Farisyta Mohamma a indiqué que la juridiction n’était pas parvenue à "établir la preuve de la culpabilité" de l’accusé, ordonnant ainsi son acquittement et sa libération immédiate.
Ancien cadre du groupe Veolia, diplômé en aquaculture et biologie marine, Tom Félix projetait d’ouvrir un restaurant à Langkawi au moment de son arrestation. Sa famille a assuré tout au long de la procédure que son associé l’avait mis hors de cause durant l’enquête.
Pour la défense, deux issues étaient possibles : soit un acquittement, soit la poursuite du procès avec une phase de plaidoirie ultérieure. C’est la première option qui a finalement été retenue par la cour.
L’avocat français de Tom Félix, François Zimeray, avait à plusieurs reprises affirmé être convaincu de son innocence, dénonçant également des conditions de détention particulièrement éprouvantes. La famille évoquait un véritable calvaire, parlant d’un quotidien marqué par la promiscuité et l’absence d’intimité.
Quelques jours avant l’audience décisive, sa mère confiait encore craindre une prolongation du procès, synonyme de nouvelles audiences et d’une incarcération prolongée. Elle appelait la justice malaisienne à mettre un terme à 909 jours d’emprisonnement.
En Malaisie, la législation sur les stupéfiants est particulièrement sévère.
En cas de condamnation, Tom Félix encourait une peine extrêmement lourde : la peine de mort ou jusqu’à 104 années de prison cumulées, assorties de 54 coups de bâton et d’une lourde amende. Ses parents avaient été reçus fin mai 2025 par le président de la République française lors d’un déplacement officiel en Asie, plaidant pour une intervention diplomatique.
L’acquittement met aujourd’hui un terme à plus de deux ans et demi d’incertitude judiciaire pour le jeune homme et ses proches.
nous devrions infliger les mêmes peines pour le trafic de drogue que la Malaisie avec en plus un majorité à 13 ans
Signaler Répondrenous aurions moins de problème dans nos villes
2 poids,2 mesures…il était innocent,bien evidement !
Signaler RépondreAh la Malaisie, c'est pas la France! Avec nos politiques et nos juges, le pire est a venir 😉
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