Aéroport de Lyon : une grève annoncée sur la sûreté après un changement de prestataire

Aéroport de Lyon : une grève annoncée sur la sûreté après un changement de prestataire

Les salariés de la sûreté aéroportuaire de Lyon Saint-Exupéry sont appelés à la grève ce vendredi 13 mars par une intersyndicale. En cause : le transfert d’une partie du marché à un nouveau prestataire, avec des craintes sur l’emploi et les congés payés.

Nouveau mouvement social en vue à l’aéroport Lyon Saint-Exupéry. Les salariés de la sûreté aéroportuaire sont appelés à la grève vendredi 13 mars par l’intersyndicale Sud aérien, CGT, FO, CFTC et CFE-CGC.

Au coeur du conflit, le changement de prestataire sur une partie du marché de la sûreté, qui concerne notamment les contrôles des bagages et les accès en salle d’embarquement.

Les syndicats expliquent que Vinci-ADL, gestionnaire de l’aéroport, sous-traite la sûreté aéroportuaire via des appels d’offres. Sur la partie concernant la sûreté des passagers, la société AFPS vient de perdre le marché au profit d’ICTS.

Ce transfert, prévu au 1er avril 2026, suscite de fortes inquiétudes parmi les salariés. Les organisations syndicales dénoncent une situation encore floue à moins de trois semaines de l’échéance.

Elles reprochent aussi à Vinci-ADL d’avoir découpé le marché de la sûreté en deux lots, confiés à des sociétés différentes, ce qui contribuerait selon elles à fragiliser les collectifs de travail.

Des craintes sur l’emploi et les congés payés

Les syndicats pointent d’abord le risque de pertes d’emploi. Selon eux, les conditions annoncées par ICTS pour le transfert feraient peser une menace sur une partie des effectifs. Ils avancent que seuls les salariés ayant travaillé 900 heures sur les neuf derniers mois seraient assurés de conserver leur emploi.

Une règle qui, selon eux, pourrait exclure des salariés absents pour arrêt maladie, accident du travail ou congé parental.

Autre point de crispation : les congés payés. L’intersyndicale affirme qu’AFPS et ICTS tiennent des positions opposées sur leur prise en charge. L’une indiquerait qu’ils doivent être soldés avant le transfert, l’autre qu’ils doivent suivre les contrats de travail.

Face à cette situation, l’intersyndicale demande un "transfert sans aucune perte d’emploi ni perte de congé payé" ainsi qu’une "clarification du transfert et sécurisation des salariés".

Dans leur communiqué, les syndicats estiment que les agents de sûreté sont aujourd’hui "laissés dans le flou et l’incertitude", renvoyant la responsabilité au donneur d’ordre Vinci-ADL et aux deux sociétés concernées.

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