Avant de revenir sur les performances en matière de pollution de cette vaste zone industrielle qui est le 5e site le plus émetteur de CO2 en France, rappelons que les deux dirigeants écologistes élus en 2020 avec un minimum de participation et surtout d’inscrits - Grégory Doucet est devenu maire de Lyon avec environ 55 000 voix sur 255 000 inscrits ! Quelle légitimité ! - ont immédiatement développé une politique haineuse à l’encontre des automobilistes, de nature à les dissuader définitivement d’utiliser leurs véhicules et de circuler en ville.
Travaux pharaoniques pour réduire les axes de circulation avec des chantiers interminables qui pour nombre d’entre eux ne sont toujours pas terminés ! Réduction des places offertes aux voitures dans les parkings publics, fermeture des parcs relais, augmentation des amendes de stationnement avec le fameux FPS qui coute de 65 à 85 euros pour un horodateur dépassé de quelques minutes !
Sans oublier la mise en place avant la directive gouvernementale de l’inique ZFE qui avait conduit près de 120 000 voitures Crit’Air 3 de l’agglomération à ne plus pouvoir entrer dans Lyon sous peine de 135 euros d’amende, jusqu’à ce que le militantisme éclairé de l’association Les Gueux, de l’écrivain Alexandre Jardin, ne parvienne à convaincre une majorité de députés d’abroger cette loi de pure discrimination sociale (diesel et vieilles bagnoles essence donc concitoyens modestes restez chez vous ! bienvenue aux SUV électriques !). Par une dernière et récente mesquinerie le gouvernement a suspendu le vote libérateur mais on peut espérer que cette zone à forte exclusion ne reviendra jamais.
Enfin et pour couronner cette politique malfaisante et punitive, la fermeture de la presqu’ile aux voitures qui a occasionné une fuite considérable de ses visiteurs, les automobilistes ne pouvant pas garer leurs véhicules hors la ZTL, compte tenu de la saturation des parkings publics.
Le résultat de cette obsession purement idéologique est l’appauvrissement économique du centre-ville qui a perdu plus de la moitié de son CA avec un nombre inédit de fermetures de boutiques et de commerces.
La conséquence première de ce prétendu combat pour dépolluer la cité est que par l’étranglement de la circulation Lyon est devenue aux heures de pointe la ville la plus embouteillée de France selon le classement Tom Tom avec une perte de 5 jours par an pour le conducteur désespéré dans les bouchons ! Or, "en termes de consommation d’énergie et de pollution, les embouteillages constituent la situation la plus pénalisante”, expliquait l’Ademe, l’agence de la transition écologique dès 2023.
Le Rhône, bien avant l’arrivée de ces persécuteurs, était dans les dix premiers départements les moins émetteurs de CO2 en matière de circulation automobile. Ce dans un pays qui émet 1,5% des émissions mondiales et 1% des émissions européennes.
L’obsession anti voiture de Doucet et Bernard est ainsi un échec flagrant qui justifie leurs mauvais sondages car ces travaux dispendieux n’ont profité qu’à une petite population de cyclistes intra-muros ( Tout en interdisant le passage Tour de France l’épreuve reine du vélo !), ont encombré et défiguré la ville durant six ans et surtout ont fait baisser dans une proportion très importante la venue des Lyonnais de l’agglomération environnante, qui ont pris depuis d’autres habitudes de sorties et de consommation que celles qui les occupaient à Lyon auparavant.
Mais c’est surtout une escroquerie politique de désigner la voiture comme une obscénité polluante quand Lyon est situé à coté d’une Vallée de la chimie dont la préfète de région Fabienne Buccio déclarait en février 2025 qu’elle était responsable de 26% des émissions de la métropole soit trois millions de tonnes par an ! Soit un chiffre supérieur à l’ensemble de la circulation aller-retour domicile travail sur toute la région AURA ! ( source INSEE).
L’agence ATMO Auvergne Rhone Alpes qui est un observatoire de la qualité de l’air, certes financée par la Métropole mais dont l’expertise n’est pas discutable rappelle que "ce territoire concentre en effet plusieurs activités humaines à l’origine de la pollution atmosphérique : de nombreuses activités industrielles, avec notamment la présence d’établissements chimiques et d’une raffinerie de pétrole sur la commune de Feyzin".
Dans son rapport de 2023 l’ATMO souligne que la vallée de la chimie émet entre autres de l’oxyde d’azote, des particules fines PM10 et PM2,5 ainsi que du dioxyde de souffre ! Elle reconnait certes une baisse des émissions de 2005 à 2020 sur l’industrie pétrochimique mais également sur le transport routier dont elle rappelle qu’il comprend aussi la part de 30% du transport commercial et public ( poids lourds, bus et car) que les écolos oublient de stigmatiser au regard de la voiture particulière.
Pour autant les risques de ce voisinage demeurent comme le prouve l’action judiciaire lancée au début de l’année par 200 riverains victimes de différentes maladies dont des cancers contre deux entreprises de la vallée pour une pollution PFAS dite polluants éternels qui a pu contaminer l’eau et leur environnement. Pour mémoire l’explosion à l'usine Elkem Silicones à la fin de l’année dernière faisant deux morts et de nombreux blessés dans son personnel.
Dans le même sens et selon les informations de Médiacités, près de 500 tonnes de chlorure de vinyle (CVM), un gaz utilisé pour fabriquer du plastique PVC, ont été dispersés dans l'air ces vingt-et-une dernières années autour d'une usine chimique de Saint-Fons. Le risque sanitaire était "significatif" pour les habitants exposés alors que nombre d’anciens salariés du site ont succombé à des cancers.
D’authentiques écologistes auraient livré bataille des leur accession au pouvoir contre les puissantes firmes de la pétrochimie rhodanienne mais non c’est la voiture qui a mobilisé toute leur hargne en oubliant que dans un véhicule il y a des citoyens, des familles et des travailleurs. Bruno Bernard nous produira son beau dossier de presse du Pacte 23-33 avec le projet de décarboner la vallée de la chimie, un vœu pieu ! Trois ans après sa publication ou la signature de la convention Declyc, on n’en est qu’au stade de l’appel de projets mais rien de concret n’a été obtenu alors que leur mandat de 6 ans s’achève !
Que de temps et d’énergie perdus avec ce duo de falsificateurs ! Que les électeurs lyonnais et métropolitains se mobilisent pour mettre un terme définitif à leur pouvoir de nuisance !
Eric Pelet
Avocat honoraire
Je n'ai pas compris : "dans un pays qui émet 1,5% des émissions mondiales et 1% des émissions européennes".
Signaler RépondreÇa veut dire que l'Allemagne émet 50% des émissions européenne et 10% mondiales ?
Quelque chose de pas très logique.
Sauf que la chasse à la voiture avait déjà été bien commencée avec Colomb (quais du Rhône, avenue Berthelot, fin de l'A43, rue Garibaldi, suppression de places de parking, vélov...) Les écolos continuent mais juste de façon beaucoup moins subtile.
Signaler RépondreOn parle des lobby ?
Signaler Répondrehttps://www.arkema.com/global/fr/media/newslist/news/global/corporate/2025/20250513-womens-football-premiere-ligue-commitment/
le titre suffit.le reste du blabla
Signaler RépondreIl est en colère le monsieur, un petit thé matcha ?
Signaler RépondreJe crois que ce monsieur est un peu obsédé par la bagnole
Signaler RépondreBravo
Signaler RépondreTrès bien résumé
Vivement la fin
Enfin un analyse qui parle de ce qui dérange et des lobbying , nous avons eu 6 ans d'escrolo et pas un sujet sur ARKEMA temple de la pétrochimie qui est en plein centre de la métropole, une vaste honte pour une métropole écologiste ....
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