Les sondages le créditaient récemment de 10% des intentions de vote, ce qui était en soi une première victoire car sur les précédentes élections, tous les candidats soutenus par le RN ne dépassaient pas 5% sur la ville de Lyon. Depuis il a accusé une légère baisse due à l’évidence au vote utile envers le favori.
Alexandre Dupalais est avant tout investi par l’UDR d’Éric Ciotti qui est en train de devenir une véritable pépinière de jeunes talents politiques de droite, comme on n’en a plus vu émerger dans les partis traditionnels, toutes tendances confondues, depuis longtemps.
A titre d’exemple le rapporteur de la commission parlementaire sur l’audiovisuel public, Charles Alloncle, ou Antoine Valentin, élu député de Haute Savoie début février après avoir largement battu son concurrent LR-Renaissance.
Le talent lyonnais de l’UDR, c’est Alexandre Dupalais. Tous ceux qui ont regardé le débat organisé par la chaîne info BFM-TV mardi dernier ont pu constater qu’il avait dominé les autres participants par une véritable conviction à développer son programme, une expression claire et incisive, une aisance naturelle dans la contradiction, soit à fleuret moucheté, soit plus mordante, qui a pu déstabiliser Jean Michel Aulas à plusieurs reprises.
A sa décharge, ce dernier n’est ni un orateur, ni un débatteur mais quelle importance ? Les Lyonnais qui le portent très haut dans les sondages ne lui demandent pas d’être un tribun mais de devenir un maire inventif et déterminé à relancer la ville après l’épisode calamiteux des écolos.
La popularité écrasante de Jean Michel Aulas a ainsi occulté la bonne campagne d’Alexandre Dupalais. On peut le comprendre tant l’espoir qu’a suscité sa candidature était fort et fondé par le rejet implacable de Grégory Doucet. Mais la ville gagnerait a profiter d’un talent politique comme Alexandre Dupalais en lui permettant d’être présent au second tour et de rentrer au conseil municipal avec quelques élus. Les scores annoncés de Jean Michel Aulas n’entraineront pas une fusion des listes et l’ancien président de l’OL n’a cessé dans les médias de proclamer qu’il n’aimait pas les extrêmes, sachant que cette définition ne correspond plus à rien de précis aujourd’hui.
Un candidat de l’UDR est-il autant un extrême qu’un nervis de la Jeune Garde ?
Outre le fait que les électorats additionnés du RN et de LFI correspondent à plus de 40% de l’électorat national soit près de la moitié du Groupama stadium un soir de match !
La présence d’Alexandre Dupalais au conseil municipal permettrait au nouveau maire, qui va devenir un potentat lyonnais et métropolitain entouré d’une foule de courtisans qu’il aura fait élire alors qu’ils n’auront connu que la défaite auparavant, d’avoir un opposant qui portera d’autres idées, l’aiguillonnera, le contredira et l’agacera sans doute mais cela fera avancer le débat et le sortira de sa zone de confort qui risque d’être particulièrement vaste. Pour une future mandature éclairée et intéressante, on ne peut donc que souhaiter à Alexandre Dupalais de franchir la barre des 10% lors du premier tour du 15 mars prochain.
Eric Pelet
Avocat honoraire
C'est le seul qui a la présence d'ésprit de supprimer ces pistes cyclables!
Signaler RépondreJe voterai JMA, pour être certain que les gauchistes quittent définitivement Lyon,.mais j ai aussi remarque l excellente prestation de M DUPALAIS.
Signaler RépondreClair, net, des valeurs certaines. Sa présence me rassure quand viendra l heure de la relève.
Lyonmag qui n'utilise pas la photo de la bonne personne...
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