Elu sans interruption depuis 1995 et ancien directeur de campagne de Gérard Collomb en 2020, Louis Pelaez annonce qu’il ne votera pas pour les listes conduites par Jean-Michel Aulas et Véronique Sarselli lors des élections municipales et métropolitaines de mars prochain.
Le conseiller métropolitain, fondateur avec Gérard Collomb du groupe "Inventer la Métropole de Lyon" aujourd'hui dissous dans Grand Coeur Lyonnais, rappelle avoir décidé depuis plus de deux ans de ne pas se représenter, estimant "sage de savoir s’arrêter" après un mandat qu’il qualifie rétrospectivement de "probablement celui de trop".
Se revendiquant de centre gauche, Louis Pelaez explique que son choix est "le fruit d’une réflexion mûrie". Il affirme discerner derrière les listes Grand Coeur Lyonnais une "droite réactionnaire, souvent rétrograde et idéologiquement ambiguë".
S’il dit avoir travaillé par le passé avec des responsables de sensibilités différentes, il estime que le pluralisme républicain "n’implique pas l’indifférence lorsque certaines orientations dessinent une trajectoire préoccupante".
Des promesses "irréalistes"
L’élu s’attaque également à plusieurs propositions avancées dans le débat public. Il cite notamment le projet de tunnel sous Fourvière, qu’il juge "hautement improbable", avec des délais "qui se compteraient en décennies" et un coût "sans commune mesure avec les estimations avancées".
Même scepticisme sur le métro E, qu’il estime "concevable en 2020" mais plus aujourd’hui, et sur la gratuité des transports, qu’il qualifie de "logique d’affichage". Pour lui, ces annonces relèvent davantage de "l’illusion" que d’une véritable vision politique.
Louis Pelaez met aussi en garde contre une "conception du pouvoir fondée sur l’entrelacement des réseaux politiques, économiques et financiers". Gouverner "par les réseaux", écrit-il, reviendrait à gérer "un passif d’engagements privés" plutôt qu’à arbitrer selon l’intérêt général.
Il évoque enfin la mémoire de Gérard Collomb, estimant que l’ancien maire ne souhaitait pas "un tel scénario".
Sans donner de consigne de vote, Louis Pelaez affirme que chacun devra faire son choix "librement, en conscience", dans un contexte qu’il juge marqué par un "choix inconfortable" pour une partie des électeurs lyonnais.
- estimant "sage de savoir s’arrêter" après un mandat qu’il qualifie rétrospectivement de "probablement celui de trop".
Signaler RépondrePeut être un avis de trop aussi du coup ...
Rester sage jusqu'au bout serait peut être préférable
Tout à fait d'accord, je me fous completement de son opinion
Signaler Répondreenfin un message de vérité
Signaler RépondreTu fais comme tu veux, moi je ferai comme j'ai envie
Signaler RépondreGérard a lui aussi bien profiter comme tout bon socialiste, il a vendu la rue Grolé aux américains, et placé ses ex , une honte
L'ancien bras droit de Gérard Collomb se rend bien compte qu'il y a un souci avec le "mirage" Aulas.
Signaler RépondreEn tout cas on a dans l'article un bon résumé de toute la fumisterie de JM Apeupré : conflits d'intérêts, projets inutiles et infinançables, illusion et pipeau... Décevant Aulas :(
Qu'il vote donc pour qui il veut on s'en fout , mais alors complètement !
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