Lutte Ouvrière sera bien présente aux élections municipales et métropolitaines de mars 2026 dans l’agglomération lyonnaise. Lors d'une conférence de presse en cette fin de semaine, le parti a annoncé des listes à la Ville de Lyon, dans sept arrondissements (tous sauf les 2e et 6e), ainsi que dans plusieurs communes de la métropole comme Vénissieux, Villeurbanne, Saint-Priest, Vaulx-en-Velin, Saint-Fons, Oullins-Pierre-Bénite et, pour la première fois, Villefranche-sur-Saône.
À Lyon, la liste municipale sera conduite par Delphine Briday, infirmière à l’hôpital. Pour la Métropole, la tête de liste sera Olivier Minoux, ouvrier dans la chimie.
Le parti revendique 500 candidats rhodaniens pour les municipales et 178 pour la Métropole, soit davantage qu’en 2020.
Olivier Minoux a insisté sur le profil des candidats : "Sur ces listes, il n’y a pas de notables établis ni de politiciens en herbe, mais des ouvriers et des employés (…) des travailleurs qui savent ce que cela veut dire de vivre avec un salaire ou une pension insuffisants".
Une campagne centrée sur la “guerre sociale”
Au-delà des enjeux locaux comme les transports ou la sécurité, Lutte Ouvrière estime que la marge de manœuvre des municipalités est limitée face aux décisions économiques prises par les grandes entreprises et les actionnaires.
Delphine Briday a déclaré vouloir dénoncer ce qu’elle qualifie de "guerre sociale", marquée selon elle par les plans de licenciements, la précarité et l’augmentation du coût de la vie. Le parti appelle à un “vote de classe” pour affirmer l’existence d’un “camp des travailleurs” face aux partis qu’il qualifie de “bourgeois”.
Lutte Ouvrière entend également aborder la situation internationale durant cette campagne locale. Le parti évoque une “marche à la guerre” liée aux rivalités entre grandes puissances. Le parti critique notamment les choix budgétaires de l’État, qu’il juge défavorables aux services publics au profit des dépenses militaires.
Le mouvement appelle ainsi à envoyer dans les conseils municipaux et métropolitains des élus issus du monde du travail, présentés comme des relais des mobilisations sociales.
Un meeting de soutien avec la porte-parole nationale de LO, Nathalie Arthaud, est annoncé le 5 mars au CCVA à Villeurbanne.