À l’approche des élections municipales de mars 2026, la question de la santé et de l’accès aux soins s’impose comme un enjeu majeur à Lyon.
Dans un communiqué, l’URPS Médecins Libéraux Auvergne‑Rhône‑Alpes appelle les candidats à se saisir pleinement de ces problématiques et à travailler étroitement avec les médecins libéraux pour bâtir des projets territoriaux de santé adaptés aux réalités locales.
Selon un récent sondage Elabe cité par l’URPS, la santé figure désormais au troisième rang des préoccupations nationales des Français. Une inquiétude qui se traduit concrètement sur le territoire lyonnais, où 22% des habitants n’ont pas de médecin traitant, contre 15% à l’échelle régionale.
Dans leur communiqué, les médecins soulignent que "la couverture de la population par un médecin traitant est un levier essentiel pour garantir la qualité, la continuité et la coordination des soins", tout en reconnaissant que cette couverture demeure insuffisante, en particulier pour les publics les plus vulnérables.
Une démographie médicale sous pression
L’URPS dresse un constat préoccupant sur l’évolution de la démographie médicale en Auvergne-Rhône-Alpes. La région compte 7001 médecins généralistes, soit une baisse de 234 praticiens entre 2016 et 2025, avec une moyenne de 84 généralistes pour 100 000 habitants. Dans le Rhône, la situation apparaît légèrement plus favorable, avec 1751 médecins généralistes, mais les tensions restent fortes face à la demande croissante de soins.
"Les élus locaux se trouvent en première ligne face aux attentes des habitants", rappellent les médecins, qui estiment que la réponse ne peut être uniquement nationale, mais doit aussi s’ancrer à l’échelle communale et intercommunale.
Pour accompagner les futurs maires, l’URPS propose son expertise, notamment à travers la réalisation de diagnostics territoriaux de santé. Ces outils permettent d’objectiver les besoins locaux en prenant en compte la démographie médicale et de la population, la consommation de soins, le nombre moyen d’actes par médecin ou encore la part d’habitants sans médecin traitant.
"Nous invitons les candidats à se rapprocher des médecins libéraux pour élaborer des projets crédibles, partagés et opérationnels", indique l’organisation, qui précise qu’elle poursuivra cet accompagnement après les élections, en lien avec les collectivités et les professionnels de santé.
dans le sud de la France les médecins en veut tu en voilà comme dans les grandes villes dans les villes rural et campagne ils veulent pas y aller
Signaler RépondreEt pour le boulot, il faut fournir un certificat dans les 48h.
Signaler RépondreQuand il faut plusieurs jours pour voir un médecin.. c'est compliqué. Limite le jour du RDV on est rétablit. Une "petite" maladie qui demande deux jours de repos (une bonne crève, une gastro), soit vous allez bosser quand même soit c'est dans l'os.
Par contre on cotise bien pour ça, quand on ne nous impose pas une mutuelle.. quelle arnaque ça.
En résumé on paie, y compris des complémentaires, pour des soins auxquels on n'a pas accès assez vite et deviennent inutiles, voire pas accès du tout, et en prime on est en faute.
Bah moi impossible de trouver un dermatologue (qui ne fait pas que de l'esthétique) à Lyon et dans la métropole....J'ai élargi ma recherche à Annecy, Bourg en Bresse, St Etienne, Chambery, Clermont Ferrand...Rien.....
Signaler RépondreEffectivement comme vous dites le système médical que le monde nous envie......
Moi j'ai la chance d'avoir un médecin traitant... Sur Doctolib, le prochain rdv est le 29/03. Le système de santé que le monde nous envie.
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