Car l’insécurité ne touche pas tout le monde de la même manière : elle frappe indéniablement d’abord les plus modestes. La montée en puissance d’un narcotrafic de plus en plus organisé et professionnalisé fragilise le vivre-ensemble et pourrit la vie des quartiers populaires.
Faire de la sécurité une priorité n’est pas un reniement pour la gauche. C’est au contraire une exigence profondément progressiste. Jean Jaurès rappelait que "la République doit être sociale ou elle ne sera pas". Elle doit aussi être protectrice.
Garantir à chacune et chacun un cadre de vie digne, permettre à chaque jeune de se construire sereinement quel que soit le quartier où il ou elle grandit, assurer l’égalité réelle devant l’espace public : voilà ce que signifie une politique de sécurité de gauche. Car l’insécurité est toujours une inégalité supplémentaire.
Certains maires de gauche ont montré qu’un autre chemin était possible. À Vaulx-en-Velin, Hélène Geoffroy, comme Murielle Laurent lorsqu’elle était maire de Feyzin, ont démontré qu’une politique de sécurité globale pouvait être menée sans renoncer à nos valeurs : davantage de présence humaine, de prévention et de médiation, une coopération exigeante avec l’État, un travail patient sur l’aménagement de l’espace public.
Sécuriser sans stigmatiser, protéger sans brutaliser. Autrement dit, refuser à la fois le déni et la surenchère.
Car l’insécurité n’est pas seulement un "ressenti". Elle se manifeste dans les incivilités répétées, le narcotrafic qui s’installe, les commerces fragilisés, les femmes et les hommes qui modifient le chemin de leurs déplacements par crainte. Et ceux qui en souffrent le plus sont précisément celles et ceux que la gauche a toujours eu vocation à défendre.
Pierre Bourdieu rappelait que la première violence est souvent invisible : celle qui limite les possibles et enferme les vies dans des horizons rétrécis. L’insécurité produit exactement cela.
Assumer la question de la sécurité, c’est aussi rappeler les faits. Entre 2007 et 2012, plus de 13 000 postes ont été supprimés dans la police et la gendarmerie sous la présidence de Nicolas Sarkozy, fragilisant durablement la tranquillité publique. Bernard Cazeneuve a ensuite engagé la recréation de près de 9000 postes pour reconstruire ce qui avait été affaibli. Les responsables politiques de droite qui dénoncent aujourd’hui le manque d’effectifs oublient trop souvent cela.
Les caméras peuvent être utiles, notamment pour la dissuasion et pour faciliter les enquêtes a posteriori. Mais elles restent trop souvent inefficaces faute d’entretien, de qualité des images ou de coordination. Elles ne sauraient constituer le cœur d’une politique publique. Une ville apaisée repose d’abord sur la présence humaine, sur des espaces publics entretenus et vivants, sur la prévention, l’engagement associatif, l’accompagnement éducatif et le respect d’une règle commune. Une sanction juste ne s’oppose pas à la solidarité : elle protège d’abord les plus fragiles.
Sans sécurité, il n’y aura ni transition écologique acceptée, ni mixité sociale durable, ni confiance démocratique retrouvée. La philosophe Hannah Arendt rappelait que la politique commence là où les femmes et les hommes peuvent apparaître ensemble dans un espace commun sans peur. La sécurité est donc une condition de la vie démocratique elle-même.
Alors, candidates et candidats de gauche aux élections municipales et métropolitaines, n’ayez plus peur de ce sujet. Montrez que la gauche sait à la fois protéger, apaiser et rassembler. Comme l’écrivait Léon Blum, "gouverner, c’est choisir".
Il est temps de choisir de regarder la réalité en face pour mieux la transformer.
Joris Hadj
Enseignant en université
"Léon Blum, "gouverner, c’est choisir", plutôt Pierre Mendès-France.
Signaler RépondreLa gauche parlera sécurité avant les élections pour rapidement faire le contraire dès le lendemain des élections.
Signaler RépondreIls ont de la chance car l electeur de gauche aime passionnément se faire avoir bien en profondeur et y retourne élections après élections... servitude consentie
Le jour ou la gauche aura trouvé un chemin la vérité et non que les faux semblants et trouver des boucs émissaires; elle se relèvera. La vie n'est pas l'anti.. mais la paix.
Signaler RépondreTiens, encore un qui vient de se réveiller...
Signaler RépondreBientôt le départ après une grosse déception
Signaler RépondreLa course à l'échalotte. De la surenchère à visée électoraliste.
Signaler Répondre"Car l’insécurité ne touche pas tout le monde de la même manière : elle frappe indéniablement d’abord les plus modestes" ...
Signaler RépondreBelle rhétorique en langue de bois .
Allez donc dire cela à la famille de Quentin .
Jack Lang reste et demeure le symbole de la gauche triomphante, celle du social, de la justice, de la moralité... euh mince, je voulais dire l'inverse, la gauche de l'injustice, du sociétal et de l'immoralité.
Signaler RépondreDepuis près de 70 ans, les français subissent une droite udr, rpr, ump, pr (et je dois oublier des alias) aux manettes localement et au niveau législatif et gouvernemental dont on mesure - sans jamais la remettre en question - l’inaptitude et les dérives depuis des années. Sur cette période, la gauche n’a été que moins de 20 ans au pouvoir.
Signaler RépondreLa gauche est morte.
Signaler RépondreEt c'est tant mieux.
N'oublions jamais Quentin !
La réalité c'est que tout ce que la gauche et son extrême pourrait reprocher à l'extrème droite si elle était au pouvoir, la gauche le réalise. La gauche fait un procès d'intention à l'extrème droite et elles appliquent les supposés agissements répréhensibles. Par exemple empêcher les opinions autres que les siennes de s'exprimer (réunions amphis, médias...), et elle agit la violence la plus abjecte.
Signaler RépondreMeme si la gauche se regarde en face sa défaite va être cinglante .. et tant mieux !
Signaler Répondreil y a 3 blocs de taille égale:
Signaler Répondre-un bloc de gauche social démocrate (Malheureusement avec Mélenchon on a une gauche a la Lula/Corbyin, qui n'est pas parfaite et ambiguë sur la Russie et la Chine)
-un bloc extrême-centriste Macroniste/LR (soit disant "Libéral des lumières" mais a l'international pote avec Milei, Meloni et Netnayahu et copinant avec les fafs a l'assemblée)
- un bloc fascistoïde (ou en tous cas "post fasciste" comme dirait Meloni, vous savez cette politicienne Italienne a la flamme tricolore qui trouve que Mussolini était trop choupinou..)
Compléments d'information:
Le PS, personne n'en a rien a foutre, c'est peanuts, ils n'existent que parce que LCI les invite sur les plateaux, mais ils ne pèsent pas plus électoralement que Philippe Poutou.
Non les mitterrandiens de LFI ne sont pas d'extrême gauche, pas plus que le Brésilien Lula.. les Macronistes racontent n'importe quoi et font du Trumpisme-light.. On a vraiment basculé dans l'ère de la post-vérité et du populisme jusque au sommet de l'état..
Depuis 81, on a déjà donné! Alors la gauche, non merci 🤔
Signaler RépondreMedrano a un nouveau clown?
Signaler RépondreGauchosphere et sécurité, on appelle ça un oxymore.....
Signaler RépondrePeu importe que l'insécurité soit vécue ou ressentie: tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne. (La Déclaration universelle des droits de l'homme)
Signaler RépondreLa gauche et d'autant plus la gauche sectaire comme EELV et LFI ne regarde pas les choses en face, ce sont des militants aveuglés par leurs postures idéologiques et enfermés dans le déni du réel par leurs mêmes postures, donc dans ces conditions rien à attendre de ces militants politiques (quand ils ne sont pas dans l'inversion des valeurs pour s'enfoncer aveuglement dans leur militantisme...)
Signaler RépondreLa gauche ne va pas aller à l'encontre du peu d'électeurs qu'il lui reste, et ils auront trop les chocottes qu'on les accuse de faire le jeu de l'extrême droite.
Signaler RépondreSuite aux derniers événements et au ralliement à macron pour le PS la gauche est définitivement coulée.
Peut-être, mais comme ce sont des gens butés, souvent incultes, qui ne discutent qu'entre eux, et surtout pas avec des gens qui ne sont pas de leur avis : aucune négociation possible avec ces gens-là ...
Signaler RépondreIl faut lutter contre la Violence de TRUMP.
Signaler RépondreIl faut utiliser :
- Quant+ comme moteur de recherche internet a la place de Google
- pour les paiements remplacer les carte VISA qui sont USA, par les paiements WERO (EPI) disponible dans toutes banques Françaises et Européenne.
La gauche aveugle
Signaler RépondreSi la gauche , la vraie gauche, veut grandir, alors soyez clair ..... Le soir du 15 MARS à 20H, PAS D'ALLIANCE avec LFI ......
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