L’Université Jean Moulin Lyon 3 tire la sonnette d’alarme sur sa situation budgétaire. Réuni le mardi 10 mars, son conseil d’administration a adopté à l’unanimité une motion dénonçant le niveau de la subvention pour charge de service public (SCSP) versée par l’État.
Selon l’établissement, cette dotation serait particulièrement faible au regard du nombre d’étudiants accueillis et des missions assurées par l’université.
Dans sa motion, l’université s’appuie notamment sur un classement publié le 5 mars par le média spécialisé AEF. Celui-ci place Lyon 3 en dernière position des universités françaises en matière de subvention publique par étudiant.
La dotation atteindrait environ 4 085 euros par étudiant, un niveau inférieur à celui d’autres établissements comme Nîmes (4 130 euros), Paris Panthéon-Assas (4 297 euros) ou encore Toulouse Capitole (4 425 euros).
À l’autre extrémité du classement figurent des universités comme Gustave-Eiffel, avec plus de 17 700 euros par étudiant, ou encore Évry, autour de 11 800 euros.
Pour l’université lyonnaise, "rien ne saurait justifier une telle situation".
Un financement jugé incompatible avec le fonctionnement de l’université
Dans sa motion, le conseil d’administration estime que ce niveau de financement ne reflète ni l’attractivité de l’établissement ni la reconnaissance de ses activités de formation et de recherche.
L’université souligne notamment l’afflux d’étudiants observé sur les plateformes Parcoursup et MonMaster, qui témoignerait de l’intérêt pour ses formations.
Mais la décision de l'Etat aurait désormais des conséquences concrètes sur le fonctionnement de l’établissement.
"La faiblesse historique de notre dotation contraint très fortement non seulement le développement de notre établissement, mais désormais son fonctionnement au quotidien", affirme le conseil d’administration.
L’université rappelle accueillir environ 28 000 étudiants, dont l’accompagnement et la formation pourraient être fragilisés par cette situation budgétaire.
Face à cette situation, le conseil d’administration demande au ministère de l’Enseignement supérieur de réexaminer rapidement la dotation de l’université.
L’objectif, selon la motion, serait d’engager "des premières actions de rattrapage" afin de réduire ce que l’établissement considère comme une inégalité de financement.
Pour l’université lyonnaise, "rien ne saurait justifier une telle situation".
Signaler RépondreSi, ici c'est Lyon pas Paris, ou comme Nîmes qui est LR pas pastèque ;-)
A moins d'avoir une école sur Lyon dans le top 5 mondial il ne faut pas rêver du moins avec ce gouvernement, en plus des étudiants ça ne produit rien, ça consomme peut, ça prend des aides, ça ne paie pas d'impôt, ça manifeste, tout ce que nos chers dirigeants actuels n'aime pas...
n’accueillez que 25 000 étudiants et vous passez ainsi a 4 500 E par étudiant ; et il y aura sans doutes mois de déchets après 2 ans
Signaler RépondreCette université n'est pas assez gauchiste, même si elle progresse, et cela joue, sans doute, de façon indirecte, dans le traitement, subjectif, de ses demandes.
Signaler RépondreAu-delà, par rapport à Lyon 1 et Lyon 2, ses étudiants sont considérés comme étant des bourgeois (vision caricaturale), donc avec plus d'aisance financière, et un capital social et économique plus élevé que celui des étudiants de Lyon 1 et Lyon 2, ce qui, aux yeux de certains, légitime qu'ils reçoivent moins de budget par étudiant
N'y aurait-il pas un lien de cause à effet entre la dotation et l'orientation politique de Lyon III ?
Signaler RépondreC'est le moment idéal pour instaurer la sélection à l'entrée, et pour limiter les places dans les formations non professionnalisantes qui viennent garnir les rangs de France Travail...
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