Depuis des années, LyonMag et d'autres médias lyonnais relèvent les méthodes assez uniques en France de la Ville de Vénissieux et de ses élus communistes. Forts de leur totem d'immunité, ces derniers semblent vouloir pousser le curseur toujours plus loin.
Cette semaine, c'est Pierre-Alain Millet, adjoint de Michèle Picard, qui se distingue. Président du bailleur social la Sacoviv, il a fait parvenir un courrier aux locataires dans lequel il leur demande de soutenir la maire sortante.
La frontière entre communication institutionnelle et propagande électorale a-t-elle été franchie ?
Le document envoyé aux locataires de la Sacoviv, marqué du logo de la liste de la maire sortante, met en avant les orientations proposées pour l’avenir du bailleur municipal. Pierre-Alain Millet y évoque notamment la volonté de maintenir un organisme de proximité au service des habitants.
Le cadre juridique invoqué renvoie à l’article L52-1 du code électoral, qui interdit la promotion publicitaire de l’action d’une collectivité pendant la campagne. L’adjoint communiste assure au Progrès que la démarche respecte la loi et rappelle avoir mené une opération similaire avant le premier tour des municipales de 2020, ce qui avait déjà suscité une interpellation du candidat macroniste Yves Blein à l'époque.
Cette fois, c'est Pascal Dureau qui a saisi la préfecture du Rhône, estimant que le courrier est déloyal à l'approche du premier tour. Pierre-Alain Millet assure de son côté que la Sacoviv n’a pas financé l’opération, affirmant qu’il s’agit d’une impression militante inscrite dans ses comptes de campagne et distribuée par lui-même à partir des listes électorales publiques, et non du fichier du bailleur...
Reste à savoir si cette action relève d’un réel conflit d'intérêts, ou de la simple propagande électorale dans la toute dernière ligne droite de cette campagne politique.
Les rouges toujours à la pointe du combat démocratique
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