Coup dur pour l’un des acteurs historiques du livre en France. Le groupe Gibert a annoncé, ce lundi 27 avril, son intention de déposer un dossier de placement en redressement judiciaire, confronté à des difficultés financières persistantes.
Présent notamment à Lyon avec deux boutiques situées rue de la Barre et quai Gailleton dans le 2e arrondissement, le libraire explique cette décision par une combinaison de facteurs défavorables. Dans un communiqué, la direction évoque "l’explosion des coûts fixes" ainsi que le déclin du marché du livre neuf, marqué par une compression des marges.
Un contexte économique contraint, accentué par la loi sur le prix unique du livre, qui limite les possibilités de variation tarifaire depuis 1982. Malgré plusieurs mesures engagées depuis 2020 pour réduire les coûts et adapter l’offre, le groupe reconnaît ne pas être parvenu à retrouver un niveau de rentabilité suffisant.
Dans l’agglomération lyonnaise, les difficultés étaient déjà visibles. La librairie Gibert Joseph du centre commercial du Carré de Soie, à Vaulx-en-Velin, avait fermé ses portes en avril 2025 après avoir enregistré un déficit de près de 600 000 euros l’année précédente.
Pour rebondir, l’enseigne entend désormais accélérer sa transformation. Elle mise sur le marché du livre d’occasion, un segment en forte croissance, estimée à environ 10 % par an. Ce secteur représente déjà 35 % de son chiffre d’affaires.
L’objectif affiché est ambitieux : doubler cette part d’ici 2029, pour atteindre entre 30 et 60 millions d’euros de ventes. Le groupe espère ainsi mieux maîtriser ses marges et sa chaîne de valeur.
Avec 16 magasins répartis dans 12 villes et environ 500 salariés, Gibert joue une partie importante de son avenir dans ce repositionnement stratégique. Une évolution qui illustre aussi les mutations profondes du secteur du livre face aux nouveaux usages et à la concurrence accrue.
Les temps sont durs! Même la poste de la place Ampère à lyon 2 à été remplacé par une pharmacie
Signaler Répondredès les années 80 et les suivantes ils ont bien pris mes sous.
Signaler RépondreMerci LFI !
Signaler RépondreVous plaignez pas il vous reste les vélos, les étendages à 1,6 millions d'euros et surtout cette merveilleuse diversité qui vous est chère.
Signaler RépondreIls se sont bien gavés jusque dans les années 2010 quand tous les lycéens de Lyon venaient y acheter leurs manuels d'économie, maths physique et autres sciences...le même chemin que les papeteries ma foi.
Signaler RépondreUn merci aux proprios des murs qui font exploser le prix des loyers et se fichent de louer à un bousiniste ou un McDo.
Signaler RépondreLes écrans ont remplacé les livres.
Signaler RépondreLa littérature n'intéresse plus les jeunes depuis au moins une décennie.
Les livres sont moins chers en ligne.
Il ne va rester que des librairies Bolloré avec des bouquins de droite...
Quelle surprise ! Et la loi anti-Amazon sur les frais de port qui devait sauver les librairies indépendantes ? Spoiler : elle n'a fait que faire baisser le volume de ventes global du marché et engraisser la FNAC et Cultura. Et ceux qui achètent sur Amazon le font toujours car à 2,30€ le litre d'essence, on ne fait pas 1/2h de route pour acheter un livre. Désormais on achète pour 35€ de livres et on supprime l'achat non réfléchi. Mais bon la France ne connaît que la taxe comme réponse à un problème.
Signaler RépondreC'est le dernier disquaire qui fait encore du cd correctement à Lyon, avec du choix et des pièces difficiles à trouver à des prix correctes, surtout en rock indépendant, metal et jazz.
Signaler RépondreIdem pour les bluray dvd...
Époque de merde, il y a presque plus de boutiques physique à Lyon qui ont de l'intérêt à mes yeux.
Si on est condamné a tout acheter sur internet c'est quoi l'intérêt de vivre en ville? Il n'y a plus que des inconvénients.
la loi lang de 1981?ce mec aura ete toxique meme à long terme
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