Mais ici, la renaturation ne se pense pas seulement depuis les bureaux de la municipalité, elle se construit aussi à l’échelle des rues, des trottoirs et des quartiers, avec les habitants eux-mêmes. C’est tout l’enjeu de Renaturons Lyon, l’appel à projets porté par la Direction Biodiversité et Nature en Ville (DBNV).
À travers ce dispositif, la Ville entend soutenir des actions concrètes de végétalisation et d’entretien d’espaces publics, tout en renforçant le lien social. "Renaturons Lyon, c’est l’appel à projets qui est lancé par notre pôle, un petit service qui s’occupe de tout ce qui est gestion citoyenne à la Direction Biodiversité et Nature en Ville. C’est par cet appel à projets qu’on collecte les projets des collectifs d’habitants, résidents, commerçants lyonnais qui souhaiteraient répondre aux dispositifs qu’on peut proposer", explique Cloé Laurent, cheffe de projet.
Trois formats sont proposés avec les chantiers participatifs, la cogestion d’espaces végétalisés et les jardins de rue.
L’objectif est d’abord environnemental. "Il y a des objectifs globaux qui sont de la végétalisation, du rafraîchissement des rues à travers la végétalisation de la ville, mais aussi de l’embellissement", résume Cloé Laurent. Dans une ville dense comme Lyon, chaque espace végétalisé compte. Les jardins de rue, par exemple, permettent d’introduire des poches de fraîcheur à petite échelle, au pied des immeubles ou autour des arbres. Les chantiers participatifs, eux, peuvent prendre des formes variées comme plantations, nettoyage, création de haies sèches ou lutte contre les espèces invasives. Quant à la cogestion, elle repose sur une logique de collaboration durable entre les habitants et les jardiniers municipaux pour entretenir un verger, une mare ou un massif.
Répondre à des envies locales
Mais au-delà de la seule végétalisation, la Ville défend aussi une démarche pédagogique et collective. "C’est aussi de la sensibilisation à l’environnement qui est faite à travers ce dispositif, parce qu’il n’y a pas mieux que de faire avec pour pouvoir expliquer les enjeux climatiques, le rôle de la nature dans la ville, pour répondre aux changements actuels", souligne la cheffe de projet.
Cette implication citoyenne n’est pas nouvelle à Lyon.
Les jardins de rue existent depuis 2005 et plus de 4 000 dispositifs ont déjà été créés. "Ça fait plus de 20 ans maintenant qu’à la Ville de Lyon, on travaille avec les citoyens à travers des jardins collectifs, soit des jardins partagés, soit des jardins familiaux, mais aussi à travers des projets de ce qu’on appelle aujourd’hui des jardins de rue", rappelle Cloé Laurent. Pour la municipalité, l’appel à projets vient donc formaliser et élargir une dynamique déjà bien ancrée.

Sur le terrain, la logique est claire. La Ville ne veut pas imposer des projets venus d’en haut, mais répondre à des envies locales. "Nous, on ne va pas imposer des projets dans les rues, on répond à la demande des Lyonnais". Un collectif de copropriétaires peut, par exemple, demander à végétaliser le pied de son immeuble. La Ville étudie alors la faisabilité technique, fait réaliser les percées de trottoir si les réseaux souterrains le permettent, apporte la terre et les végétaux. Ensuite, ce sont les habitants qui plantent, arrosent et entretiennent.
Cette organisation explique aussi les délais parfois longs entre le dépôt d’un dossier et sa concrétisation. Car derrière une simple bande fleurie sur un trottoir se cache un important travail administratif et technique. "Comme on est sur de la voie publique, c’est souvent de la domanialité de la Métropole. Donc on travaille avec nos collègues de la voirie, du nettoiement ou de la gestion des arbres. Tout ça, c’est un long process", détaille Cloé Laurent.
"Une manière de faire du civisme"
Les dossiers déposés au printemps doivent ainsi être étudiés pendant plusieurs mois, avant d’éventuels travaux à l’automne et des plantations en hiver, période la plus favorable pour les végétaux vivaces. La participation citoyenne a aussi ses exigences. Pour qu’un projet soit viable, la Ville demande un collectif solide, avec au moins cinq personnes de foyers différents. Une manière d’éviter les initiatives trop isolées, mais aussi de garantir un entretien dans la durée.
À quoi pourrait alors ressembler Lyon dans dix ans si ces initiatives se multiplient ? Cloé Laurent imagine une ville davantage maillée par la végétation, même si les contraintes du sous-sol limitent les possibilités. "On ne peut pas imaginer des rues qui soient végétalisées de part en part uniquement par des jardins. Par contre, on peut imaginer renforcer des lignes aériennes de végétalisation pour permettre aussi une climatisation de la ville qui soit renforcée par la végétation présente dans la ville", avance-t-elle.
Mais l’ambition va plus loin que le simple verdissement. À travers les chantiers participatifs et la cogestion, la Ville cherche aussi à développer une autre forme de rapport à l’espace public. "Il y a plein de choses à inventer, parce que c’est une manière de faire du civisme ou d’appréhender le civisme autrement en ville", estime la cheffe de projet.
Dans une métropole confrontée à l’urgence climatique, la renaturation participative apparaît ainsi comme un levier à la fois écologique, social et civique. Lyon ne se contente plus de planter pour embellir, elle plante aussi pour rafraîchir, sensibiliser et rassembler.
de chiens
Signaler RépondreJe suis bien d'accord, je préfère envoyer Musk sur Mars que de m'occuper de la biodiversité et des conditions de vie sur Terre !
Signaler Répondreexact
Signaler RépondreQuelle merveille et quel progrès ! bientôt d’autres iront sur mars ; nous on a les jardins de rue 😂
Signaler Répondreon ne plante pas contre un mur.il faut un drainage(gravier) si le mur est isolé(goudron,etc) ou un trottoir étanche pour éviter l'humidité dans le mur.
Signaler RépondreQui a prétendu que ces plantations avaient un rôle dans le changement climatique? Comment peut on être hargneux et pédant à ce point?
Signaler RépondrePour certaines personnes telles que moi, avoir des rues avec un peu de végétation plutot que du bitume a perte de vue, ca fait juste du bien au moral. Des petits spots de végétation, ce sont aussi des relais/corridors pour la biodiversité (insectes, oiseaux...). Et au passage ca peut apporter un peu de fraîcheur dans la rue et des points d'infiltration pour les eaux de pluie. Enfin, il y a juste des personnes qui prennent du plaisir à planter quelques fleurs dans un parterre...
Il est certain qu'à vous écouter il n y aurait pas un arbre dans les rues. Sans doute pour faire plein de places de stationnement pour SUV, pour aller mieux voir la nature dans votre maison de campagne le Week-end. (Oui moi aussi je sais caricaturer).
Même sur des sujets qui devraient etre plutot consensuels comme celui-ci (volontariat, embellissement de la ville, aménagement d'espaces résiduels sans usages), il y a une flopée de commentaires hargneux et négatifs. C'est sidérant... j'espère qu'il existe des jours où vous vous levez du bon pied
En résumé notre ville est sale ! les ecolos ne connaissent rien au jardinage…la preuve les massifs sont envahis de mauvaises herbes qui se propagent très vite… Alors qu’avec un minimum de compétences… Effectivement les animaux se font plaisir…mais vu la mochete des massifs ce n’est pas très grave !
Signaler RépondreBonne remarque qui s'applique à la ZFE !
Signaler RépondreCar c’est bien connu depuis Tchernobyl : la pollution s’arrête aux frontières administratives.
Signaler RépondrePayer un max d'impôts pour en plus être en plus responsable de gérer les espaces verts de sa rue. Demain volontariat obligatoire pour accueillir les étrangers en situation irrégulieres ?
Signaler RépondreQu'ils prennent exemple sur Dubai avec les rues climatisées. Ca c'est du concret
Signaler RépondreEt dans les rues de montchat, ça sert de crottoir à tous les chiens du quartier et comme les trottoirs ne sont plus nettoyés (-sauf la veille des élections...) ....
Signaler RépondreIl y a plusieurs rue ds le 6eme avec ces petites plantations, mais notamment la rue Fournet entre le BD des Bro et la rue Ney qui est assez spectaculaire. En ce moment avec le jasmin, dès qu'il y a du vent, ça sent très bon.
Signaler RépondreLes petits encarts fleuris aux pieds des immeubles sont sympa.
C'est pas du civisme c'est du snobisme de bobos écolos.
Signaler RépondreEt ça n'a scientifiquement aucun impact sur le réchauffement climatique, on pourrait raser l'urbain de toute la France pour y faire à la place pousser des forêts que ça ne suffirait pas a limiter l'impact des USA, de la Chine ou de l'Inde en matière d'émissions de CO2.
Tout ce sketch ce n'est que de l'idéologie, de la propagande pour esprits faibles.
C’est bien gentil tout cela, mais par exemple avenue lacassagne entre rue feuillât et rebatel les trottoirs ne sont plus accessibles aux piétons trottoirs ne sont plus accessibles aux piétons car arbustes non taillés ! La mairie devrait se préoccuper des piétons avant tout cela car il y a bien d’autres endroits dangereux
Signaler Répondrerues de montchat c est sympa...mais faut il une demande à la mairie ou peut on trouer le trottoir soi meme sans rien demander?
Signaler RépondreC'est sur que ça va baisser la température de 10 degrés au moins !
Signaler RépondreIl faudrait plutôt investir dans des centres d'accueil pour OQTF
toujours aussi merdique
Signaler RépondreLes chiens pissent dessus
Signaler RépondreLa mairie fait tout couper.
Sans compter les habitants qui n’entretiennent plus
FIASCO complet, un truc à bobo gaucho
Lyon 7
Signaler RépondreChaque année on a semé et planté.
Chaque année l’incompétence des écolo a fait qu’ils passent en juillet à la débroussailleuse tout COUPER !
On a arrêter de semer dans les emplacements prévu par la mairie à grand frais.
La France adore dépenser son pognon épisode 92 000
la connerie écologique: on frais des trous le long des murs d'habitations.on met de la terre et des plantes voir arbustes. ça devient des pissotieres à chien et quand il pleut l'eau pénètre le long des murs et le salpêtre remonte et cela degrade les murs d'habitation..les trottoirs se fissurent ou gondolent.donc les piétons se cassent la figure.Bravo les écolos.
Signaler RépondreCela fait entrer de l'humidité dans les bases des murs en pierre et dans d'autres cas cela endommage les enduis de façade avec la capillarité, je conseille de verser du ciment étanche pour boucher ces trous.
Signaler RépondreVous avez totalement raison : c'est le problème majeur concernant notre santé respiratoire dans cette ville. Par ailleurs, actuellement, les rues pavées deviennent des prairies et les immeubles se dressent dans des écrins de pissenlits : c'est magnifique...🤣🤣🤣
Signaler RépondreSi les plantes pouvaient sauver votre français, nos yeux piqueraient moins face a cette pollution éducative...
Signaler RépondreJ’aime bien les plantes mais je préfère les chiens. Les chiens sont des chiens, ils seront toujours tentés de lever la patte sur de la verdure. Tu peux leur apprendre à faire dans le caniveau et pas contre les murs mais si tu leur mets des plantes des deux côtés du trottoir, c’est ingérable. Ces crétins d’écolos ont fait ça dans la rue de ma compagne. Effectivement, côté caniveau, tout est grillé. Je ne blâme pas les chiens mais les imbéciles heureux qui vivent dans leur monde imaginaire où les mammifères, même nous, passent après leurs dogmes.
Signaler RépondreRasons les immeubles et plantons des arbres pour faire une foret mdr !
Signaler Répondreallez vivre a la campagne
Signaler RépondreIncroyable enfin de l’oxygène à Lyon ,avec toute la pollution qui y a c’est petite fameuse plantes vont sûrement sauver des vie ou allonger leur espérance de vie si puis je dire rien de mieux qu une plante verte tout les 1km vive Doucet en douce
Signaler RépondreCivisme ;-)
Signaler RépondreSur la 1ère photo le 1er chien qui va uriner dessus et gratter et c'est fini.
lyon a été bcp transformé en 6 ans de pouvoir de la gauche des espaces vert partout mais malheureusement il manque encore bcp d’endroit où le béton domine et surtout les villes autour de lyon ´les plans d’urbanisme devront intégré se sujet les jeunes et les enfants devront vivre dans espace vert et non gris
Signaler RépondreLa beauté est dans les yeux de celui qui regarde.
Signaler RépondreCommencez par faire une méga prairie place Bellecour !
Signaler RépondreBonjour, a lyon il faut juste faire les choses simplement, détourner l A6 A7 loin de lyon
Signaler RépondreJe suis bien d'accord, les chiens sont une calamité !
Signaler RépondreLes plantes dans les trous comme en photo sa fait des années c'est déjà fait c'est horrible sa sert de pisseur a chien
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