Le zonage des territoires exposés à la pollution agricole par les nitrates évolue dans le bassin Rhône-Méditerranée.
Deux arrêtés signés le 30 juillet par le préfet coordonnateur Étienne Guyot classent désormais 1 808 communes en zones vulnérables, totalement ou partiellement. Cela représente 100 communes de moins que lors de la précédente révision menée en 2021.
Selon les services de l’État, ce nouveau périmètre a été établi à partir des données les plus récentes sur la qualité des eaux superficielles et souterraines. Une concertation engagée à l’automne 2025 a également associé les organisations agricoles, les collectivités et les associations environnementales.
Les zones vulnérables correspondent aux territoires dans lesquels les eaux présentent, ou risquent de présenter, une pollution par les nitrates d’origine agricole.
À compter du 1er septembre prochain, les exploitations situées dans ces secteurs devront appliquer le programme d’actions national nitrates. Celui-ci encadre notamment les périodes d’épandage des fertilisants, le stockage des effluents d’élevage, l’équilibre de la fertilisation et le suivi des pratiques agricoles. Des mesures complémentaires pourront être imposées à l’échelle régionale lorsque les enjeux locaux le nécessitent.
Les zones vulnérables restent particulièrement concentrées dans le nord du bassin Rhône-Méditerranée et le long de la vallée du Rhône. Elle distingue les communes déjà classées en 2021, celles nouvellement intégrées en 2026 et celles qui sortent du dispositif.
"Préserver durablement la qualité de l’eau est un enjeu majeur pour les territoires du bassin Rhône-Méditerranée", souligne le préfet de région Étienne Guyot, qui affirme vouloir concilier protection de l’environnement et prise en compte des réalités agricoles.