Les symptômes risquent de réapparaître plus tôt que prévu cette année.
Selon Fredon Auvergne-Rhône-Alpes, les premiers pollens d’ambroisie sont déjà présents dans l’air depuis la fin du mois de juillet. La plante a bien supporté les chaleurs du début d’été et sa floraison a pris plusieurs jours d’avance. Le pic de pollinisation est désormais attendu dès la mi-août.
Très présente en Auvergne-Rhône-Alpes, l’ambroisie à feuilles d’armoise constitue un important problème de santé publique. Son pollen peut entraîner rhinites, conjonctivites, urticaire, eczéma ou crises d’asthme chez les personnes sensibles.
Quelques grains seulement peuvent suffire à déclencher une réaction allergique. Une étude récente estime que 16,1 % de la population régionale est allergique à l’ambroisie, une proportion qui grimpe à 19,3 % dans les secteurs les plus exposés.
À l’échelle nationale, l’Anses évaluait en 2020 le coût annuel de sa prise en charge médicale entre 59 et 186 millions d’euros. Les pertes de productivité liées notamment aux arrêts de travail représenteraient entre 10 et 30 millions d’euros supplémentaires.
Une destruction obligatoire avant la pollinisation
L’ambroisie peut se développer sur des parcelles agricoles, des chantiers, le long des routes et des cours d’eau, mais aussi dans les parcs et les jardins. Sa prolifération représente également une menace pour l’agriculture et la biodiversité.
La lutte contre cette plante est encadrée par un arrêté préfectoral imposant notamment la destruction systématique des plants avant le début de la pollinisation.
Les habitants qui repèrent de l’ambroisie peuvent la signaler sur la plateforme dédiée ou via l’application mobile "Signalement ambroisie". Ces signalements permettent ensuite aux autorités locales et aux référents spécialisés d’organiser son élimination.