Les promeneurs peuvent de nouveau traverser une partie du jardin du Rosaire.
Sept mois après le lancement de sa restauration, la Ville de Lyon a rouvert ce lundi 3 août le secteur Jaricot, situé au sud du site, le long du Conservatoire. Cet espace offre désormais un nouvel itinéraire pour rejoindre Fourvière depuis la montée du Cardinal-Decourtray.
Fermé depuis de nombreuses années, cet accès avait été créé en 1864 avant de perdre progressivement sa fonction. Sa restauration doit permettre de rétablir une continuité entre les différents jardins qui entourent le sanctuaire de Fourvière.
Un portail inspiré des anciens modèles du jardin a été installé. Une passerelle a également été construite pour sécuriser le passage étroit situé au pied de l’ancienne tour de l’observatoire. Une partie des chemins, des réseaux d’eau et de l’éclairage a par ailleurs été rénovée.
Les bornes lumineuses doivent encore être posées à la mi-août, tandis que les plantations du secteur Jaricot sont programmées pour l’automne.
Le secteur Rosaire fermera à son tour
Cette première réouverture ne marque pas la fin du chantier. À compter du 31 août, le secteur Rosaire sera fermé afin de permettre la poursuite des travaux.
Les visiteurs pourront toutefois continuer à accéder à Fourvière en passant par le secteur Jaricot et la nouvelle entrée de la montée du Cardinal-Decourtray. Une signalétique doit être installée pour les orienter. La livraison complète du jardin restauré est attendue à l’été 2027.
Le projet entend aussi retrouver la lecture historique de ce jardin de 2,5 hectares. Autrefois, le parcours était jalonné de sculptures représentant les différents mystères du Rosaire, devant lesquelles s’arrêtaient les pèlerins.
Ces œuvres ne seront pas reconstituées. Leur emplacement sera signalé par des inserts au sol et par une scénographie végétale. Les couleurs, les formes et les odeurs des plantations doivent rappeler les mystères joyeux, douloureux et glorieux évoqués dans les archives du site.
Le jardin compte aujourd’hui plus de 400 arbres. Le projet prévoit d’ajouter 930 baliveaux, 550 jeunes plants forestiers et 18 arbres tiges, tout en restaurant 500 mètres de chemins et en créant 150 mètres supplémentaires.
Le coût total de la restauration s’élève à 5,5 millions d’euros. L’État participe au financement à hauteur de 400 000 euros dans le cadre de la convention Patrimoine 2019-2024, tandis que la Fondation du patrimoine apporte 50 000 euros.
Sur les 2,5 hectares du jardin du Rosaire, 1,9 hectare est classé au titre des monuments historiques avec le sanctuaire de Fourvière, la basilique, son parvis et son belvédère.