17 octobre à Lyon : Grégory Doucet accuse les responsables du maintien de l'ordre d'avoir "échoué"

17 octobre à Lyon : Grégory Doucet accuse les responsables du maintien de l'ordre d'avoir "échoué"

Après les pillages et les violences du 17 octobre à Lyon, Grégory Doucet met directement en cause le dispositif de maintien de l'ordre. Le maire écologiste estime que les moyens policiers n'étaient pas adaptés et réclame des explications au Premier ministre Sébastien Lecornu.

Grégory Doucet et les préfets, c'est une longue histoire de désamour.

Le maire écologiste de Lyon connaît actuellement son troisième représentant de l'Etat, et rien n'a changé.

Conspué et pointé du doigt après les violences du 17 octobre, il décide de rejeter la faute sur le ministère de l'Intérieur, et par ricochet le pensionnaire de la préfecture du Rhône Etienne Guyot.

Dans un entretien accordé au Progrès, le maire estime que les autorités n'ont pas été en mesure de faire face à l'ampleur des violences survenues samedi 17 octobre.

"Il est certain que le dispositif n'était pas en capacité de répondre à la nature des violences", affirme-t-il.

L'élu lyonnais, qui souhaite rencontrer le Premier ministre avec ses homologues de Paris et Marseille, réclame des explications sur les moyens policiers mobilisés et les décisions prises.

"Est-ce qu'il a manqué des policiers ? Très probablement. Est-ce qu'ils étaient au bon endroit ? Probablement pas. Est-ce qu'ils avaient les bonnes consignes ? Je n'en sais rien", reconnaît-il.

Mais pour Grégory Doucet, les violences constatées simultanément dans plusieurs grandes villes interrogent directement la stratégie nationale.

"Si ça se passe de la même façon partout, c'est qu'il y a un problème avec le commandement, il y a un problème avec les consignes qui sont données", considère-t-il.

Et le maire de conclure : "Les responsables du maintien de l'ordre ont échoué."

Grégory Doucet défend sa police municipale

L'édile répond également aux critiques concernant le déploiement des policiers municipaux pendant les pillages.

Il assure que certains agents patrouillaient dans Lyon, tandis que d'autres étaient mobilisés pour protéger l'Hôtel de Ville, lui-même visé par une attaque. Une situation qui n'est pas sans rappelé les émeutes suite à la mort de Nahel, où la police municipale était là encore restée place de la Comédie.

"Le maintien de l'ordre, ça ne fait pas partie de leurs prérogatives. Ils n'ont ni la formation, ni l'équipement, ni la responsabilité", rappelle Grégory Doucet.

Le maire affirme également comprendre la colère des commerçants et des habitants qui l'ont vivement interpellé dimanche lors de son déplacement dans la Presqu'île.

"Il y a un sentiment d'incompréhension face à ce qui s'est passé", reconnaît-il.

1 commentaire
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Deni toujours et encore le 20/10/2026 à 07:21

Trop facile et ces paroles sont contre productives Doucet est toujours dans le déni

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