Grégory Doucet répond aux critiques.
Jeudi dernier, le maire de Lyon s’était abstenu, comme le reste du groupe écologiste tandis que LFI ne prenait pas part à la séance, lors du vote par la Métropole de Lyon d’un plan d’urgence de 10 millions d’euros destiné aux commerçants victimes des pillages du 17 octobre.
Une position qui avait suscité de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux.
"Une abstention n'est pas un vote contre, cela signifie que nous ne validons pas le dispositif tel qu'il est proposé", explique désormais Grégory Doucet.
Une aide jugée inéquitable selon les secteurs
Le maire de Lyon ne remet pas en cause le principe même d’une intervention métropolitaine.
"Le développement économique relève des compétences de la Métropole, il était donc logique d'avoir cette aide", souligne-t-il.
C’est en revanche l’un des critères du dispositif qui concentre ses critiques.
Selon Grégory Doucet, la Métropole prévoit une aide plus importante pour les commerces situés dans des secteurs équipés de vidéosurveillance.
"Une mesure parfaitement injuste. Tous les commerçants victimes de pillages méritent le même soutien, quels que soient leur adresse et les choix politiques de leur commune", estime-t-il.
"Aucune caméra dans les rues n'a empêché les pillages"
Le maire écologiste conteste également l’efficacité d’un tel critère au regard des événements du 17 octobre.
"Le 17 octobre, aucune caméra dans les rues n'a empêché les pillages par dizaines", affirme Grégory Doucet, englué dans ce débat dogmatique de la vidéoprotection depuis le début de son premier mandat.
Les élus écologistes avaient ainsi proposé plusieurs amendements au plan présenté par la Métropole.
Ils souhaitaient notamment "garantir des aides équitables quelle que soit la commune". Ou encore "donner la priorité aux petits commerces les plus fragilisés". Le "même soutien pour tous" donc, mais avec des priorités.
Grégory Doucet présente donc son abstention non comme un refus de soutenir les commerçants touchés, mais comme une opposition aux modalités retenues pour répartir une partie des aides. Et à la vue des commentaires qui pullulent sous son post sur les réseaux sociaux, le message n'est pas franchement bien passé.
C'est pas ma faute à moi, moi Lolita........
Signaler Répondre- "Doudou, on peut se tutoyer ?"
Signaler Répondre- "oui"
- " ta gueule !"