Au terme d’un nouveau samedi agité à Lyon, Grégory Doucet a pris la parole à 21h30 pour dresser son bilan de la journée.
Le maire rappelle d’abord que les manifestants lyonnais se sont rassemblés sur la rive gauche du Rhône, en dehors du périmètre où les manifestations avaient été interdites par arrêté préfectoral. Selon lui, les cortèges revendicatifs "n’ont pas pu se déployer" et de nombreuses échauffourées ont ensuite éclaté durant l’après-midi.
Grégory Doucet fait état de cinq magasins dégradés et pillés, ainsi que de mobilier urbain incendié ou endommagé.
"Je condamne ces dégradations"
Le maire de Lyon prend ses distances avec ces violences.
"Je condamne ces dégradations, qui n’ont aucun lien avec les revendications des manifestants", déclare-t-il.
Il précise que les agents municipaux restent mobilisés pour la nuit en coordination avec la préfecture et la police nationale.
Grégory Doucet remercie également "les forces de l’ordre et les agents publics engagés sur le terrain", estimant qu’ils ont permis de "limiter les dégâts" dans la ville.
Un appel au gouvernement
Mais le maire écologiste ne veut pas limiter sa réaction à la réponse sécuritaire.
Après les violences des 17 et 24 octobre, il interpelle directement l’exécutif national : "Nous attendons du gouvernement qu’il réponde concrètement et rapidement aux revendications des mouvements sociaux".
À l’échelle lyonnaise, il promet que la municipalité "tendra la main à toutes les initiatives" susceptibles de favoriser "l’apaisement et la sortie de crise".
Grégory Doucet conclut sa déclaration en appelant à dépasser les affrontements qui ont marqué les deux derniers week-ends. "Notre Nation a besoin de concorde et de perspectives", estime le maire de Lyon, pour qui celles-ci doivent se construire "en apportant de la considération à chacune et chacun et en garantissant l’égalité que notre République s’est donnée comme horizon".