Une semaine après les importantes violences du 17 octobre, la nouvelle journée de mobilisation à Lyon s’est déroulée sous un dispositif de sécurité renforcé.
Selon la préfecture du Rhône, 10 000 personnes ont participé au plus fort de la mobilisation ce samedi 24 octobre.
À cette heure, le bilan fait état de 22 blessés, dont 18 policiers ou gendarmes, ainsi que de trois commerces ayant subi des dégradations.
36 personnes interpellées
Au total, 36 individus ont été interpellés, notamment pour des faits présumés de violences contre les forces de l’ordre, détention d’arme, participation à des attroupements, destruction de biens ou outrages.
La préfecture précise que les investigations placées sous l’autorité du procureur de la République pourraient conduire à de nouvelles interpellations dans les prochains jours.
Dans son communiqué, l’État estime que le dispositif mis en place a "produit les effets recherchés". Il reposait notamment sur une mobilisation importante des forces de sécurité, l’interdiction des manifestations dans une partie de Lyon et des contrôles préventifs renforcés autour des secteurs jugés sensibles.
L’hypercentre préservé des pillages
La préfecture considère notamment que la suspension temporaire d’une partie des transports en commun a permis de protéger l’hypercentre. Elle estime que cette décision a permis de "préserver l’hyper-centre de Lyon de toute tentative de dégradation et de pillage".
Les forces de l’ordre ont parallèlement cherché à disperser les différents groupes se déplaçant dans la ville. Selon la préfecture, certains d’entre eux ont alterné entre des actions de "harcèlement" contre les policiers et des déplacements destinés à tenter de rejoindre la Presqu’île.
La préfecture justifie la dispersion à Jean-Macé
Les services de l’État reviennent également sur le rassemblement organisé à Jean-Macé.
En l’absence de déclaration et d’organisateur identifié, celui-ci a été considéré comme un attroupement susceptible de provoquer des troubles à l’ordre public lorsque, selon la préfecture, "de nombreux participants se sont équipés et cagoulés en vue de commettre des violences et des dégradations".
La place Jean Macé noyée dans le gaz lacrymogène pour disperser le cortège pourtant tranquille https://t.co/1uYKYlChuR
— Lyon Mag (@lyonmag) October 24, 2026
La préfecture affirme que les sommations réglementaires ont précédé l’appel à la dispersion et l’utilisation de moyens lacrymogènes.
Un couvre-feu à partir de 23h
Le dispositif ne s’achève pas avec la dispersion des rassemblements.
Un couvre-feu doit entrer en vigueur à 23h ce samedi soir et rester applicable jusqu’à 6h dimanche matin dans un périmètre restreint de la Presqu’île, selon les mêmes conditions que lors des nuits précédentes.
"Je veux saluer l’implication déterminante des policiers nationaux et des gendarmes nationaux mobilisés aujourd’hui pour contrecarrer la volonté de destruction et de violence de nombreux individus hostiles", déclare le préfet Etienne Guyot, qui assure que "notre vigilance reste totale pour les prochains jours".
Bravo et merci a nos forces de l ordre.
Signaler RépondreVous avez vraiment du courage pour défendre notre republique.
Congés annulés, vie de famille perturbée, insultes ,coups depuis des semaines.
Tenez bon s il vous plaît, une majorité de français vous soutient, vous aime et remercie vos familles pour leur soutien.
Prenez tous soin de vous💙🤍❤️
Avec tout çà, ça va juste remplir les GAV que les services d' urgences !
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