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Catch : la WWE a fait son show à Lyon

De retour après un premier passage réussi en novembre 2009, les catcheurs de la fédération de la World Wrestling Entertainment ont posé le ring à la Halle Tony Garnier samedi et dimanche soir pour deux shows à l’américaine, baptisés Revenge Tour. Ils sont également attendus aux arènes de Nîmes le 1er septembre, puis à Paris les 3 et 4 septembre.

Culture parallèle ou phénomène de société ? La catch américain, très en vogue en France dans les années 90, a connu début 2000 une traversée du désert pour venir se réimposer sur la scène européenne depuis 2005. Certaines chaînes de la télévision numérique terrestre ont donné un sacré coup de main en réimposant en prime time le samedi ces combats de gladiateurs modernes, redonnant la dynamique qu’avait su impulser Canal + à l’époque des Hulk Hoggan et Yokozuna. Aujourd’hui, ce ne sont pas moins de trois chaînes qui proposent les aventures de ces héros du ring le samedi soir. Dans ces combats simulés, le combattant doit maintenir au sol son adversaire trois secondes avant que celui-ci ne puisse bouger.

Rey Mysterio monte sur les cordes pour saluer le public de la Halle Tony Garnier © Lyon Mag / Julien CarrascoRey Mysterio monte sur les cordes pour saluer le public de la Halle Tony Garnier © Lyon Mag / Julien Carrasco

Il n’y a qu’à voir les réactions des enfants présents samedi soir à la Halle pour comprendre que le terme de héros n’est pas galvaudé. Ils connaissent les mimiques des combattants, leurs gimmicks et les reproduisent. Merchandising oblige, ils sont souvent habillés et grimés aux couleurs de leur favori. Dans la tribune, un enfant, qui ne doit pas excéder les 5 ans d'âge, porte les brassières du héros mexicain du soir, Rey Mysterio. Son petit frère préfère lui John Cena, un catcheur devenu acteur sauce Chuck Norris. Il porte d’ailleurs aux deux poignées les bracelets éponge de son héros bodybuildé. Et ils sont des centaines sur les presque 6 000 spectateurs qu’a accueilli chaque soir le Halle Tony Garnier pour ces deux représentations exceptionnelles.

Rey Misterio, aérien, s'apprête à fondre sur son adversaire du soir, Cody Rhodes © Lyon Mag / Julien CarrascoRey Misterio, aérien, s'apprête à fondre sur son adversaire du soir, Cody Rhodes © Lyon Mag / Julien Carrasco

Les parents, de leur côté, ne sont pas en reste. Ils connaissent la dramaturgie du show, le nom des combattants. Certains sont impliqués autant, voire plus que leurs enfants. On imagine volontiers les familles le samedi soir partager autour de la télévision ce moment d’entertainment. Sous-culture ? Pour certains, mais le catch à au moins le mérite de rassembler, et ses codes sont accessibles à tous.
Plus problématique, il pose le problème de la sécurité pour les enfants qui reproduisent par mimétisme les gestes et les prises des catcheurs. Dans les cour de récré, l’activité amuse moins les professeurs qu’elle ne les effraie, et il n’est pas rare que le tenancier de l’association de catch locale vienne informer les jeunes élèves sur le danger de l’activité. « Don’t try this » (1), répètent à l’envi les catcheurs dans les courts spots diffusés le samedi soir sur les chaînes qui retransmettent ces shows.

Le Big Show et Kane saluent la foule, avant de remporter leur match en double © Lyon Mag / Julien CarrascoLe Big Show et Kane saluent la foule, avant de remporter leur match en double © Lyon Mag / Julien Carrasco

A Lyon, l’exercice a été maitrisé. Et les stars du soir s’appelaient Big Show, Koffi Kingston, Kane ou Cody Rhodes. Les femmes pratiquent aussi. Le déesse mondiale s’appelle Kelly Kelly. Et samedi soir, bien mal en point, elle a pu compter sur sa partenaire pour renverser la vapeur dans un combat deux contre deux.
Très théâtral,  le catch offre du divertissement autant dans les activités de combat que dans l’intox qui les précède. Chaque combattant entre sur sa propre musique, tape dans les mains des spectateurs, montre ses muscles, sa langue, hurle, tape des mains, escamote le micro à l’animateur pour chambrer. « J’aime pas France », beugle approximatif l’un, en grimaçant. Normal, il est anglais. Il s’appelle Wade Barrett. Ce beau bébé de 120 kgs pour 1,96 mètres gagnera son combat face au Jamaïcain Koffi Kingston et conservera sa ceinture de champion. Samedi soir, ce sera le seul combattant estampillé « bad boy » à remporter son combat face au « good guy. » C’est assez rare, mais il faut parfois savoir maintenir l’exception pour ne pas tomber dans une mécanique trop simpliste. D’autant que l’ensemble des activités de la franchise est scénarisé. Manquez un épisode et vous serez perdu. Un peu comme dans un soap opéra.

Kelly Kelly (premier plan) et sa partenaire, tout à leur joie d'avoir remporté un combat pourtant mal engagé © Lyon Mag / Julien CarrascoKelly Kelly (premier plan) et sa partenaire, tout à leur joie d'avoir remporté un combat pourtant mal engagé © Lyon Mag / Julien Carrasco

L’évènement samedi soir, c’était aussi l’adieu au catch fait par la plus grande star de la WWE. Il s’appelle Edge. il est le plus titré des combattants de la franchise. Depuis avril 2011, il fait le tour des rings pour annoncer le fin de sa carrière, suite à une blessure au cou contractée en 2003. Dans le public, des jeunes adultes, look geeks, cheveux longs, la barbiche broussailleuse, versent quelques larmes dans leur pinte de bière, qu'ils essuient dans leur tee-shirt à l'effigie de leur héros. Puis se lèvent, beuglent en anglais à la manière de rockers tendance métal. Show must go on !

(1) : « N’essayez pas ! » La formule est utilisée pour dissuader les jeunes enfants de reprduire les gestes de leurs catcheurs préférés.



Tags : halle tony garnier | catch | catcheur | catcheurs |

Commentaires 4

Déposé le 27/04/2011 à 12h09  
Par YA' Citer

Article malheuresement très pauvre, voir mediocre, ecrit par un sans doute pseudo journaliste ne maitrisant pas le sujet. Sous culture ? Pauvre imbecile, la catch possede des valeurs que le foot a perdu depuis des lustres, le catch rassemble, passionne, dechaine les foules. Et il est encore très dommage qu'il soit la cible de ''vieux jeux'' comme vous.

Déposé le 25/04/2011 à 21h03  
Par StanEdge Citer

J'adore le coup de la "sous-culture".... et oui on passera toujours pour des "beaufs" auprès des "choqués" de service.... c'est triste de toujours voir de mauvais articles, un peu rabaissant et toujours très mal informés (un comble pour des "journalistes"...) concernant le catch... encore une fois on sent l'anti-américanisme de base, comme pour les articles sur le foot US!! Perso je regarde ça depuis que j'ai 8 ans et ne suis pas plus "débile" qu'un autre, mais bon.... j'm'en fout d'être catalogué "beauf" par des gens bourré d'aprioris et d'idées reçus.... Pour conclure, le pseudo-scandale sur "les enfants font ça dans les cours de récré" me fait doucement rire (jaune certes mais quand même...).J'ai commencé à regarder le catch à 8 ans lors des premières diffusion sur canal(soit y'a 22 ans), à mon époque personne n'avait été scandalisé par ça, on ne faisait pas ça dans les cours de récré tout simplement parce qu'on avait des parents qui nous expliquaient et nous mettaient en garde... Encore une fois on revient sur l'eternel problème du manque d'éducation et d'implication des parents qui n'assument pas leurs erreurs et pour le quel un bouc émissaire (télé, ciné, bd, catch, ...) et toujours l'excuse facile...

Déposé le 25/04/2011 à 19h54  
Par Undercore Citer

Non mais c'est quoi cet article.. les journalistes ne sont ils pas censés connaitre leur sujet??? Tout au moins un minimum quand même... En laissant le soin aux fans de rédiger votre article, il aurait très certainement été moins truffé d'idioties!!

Déposé le 25/04/2011 à 18h26  
Par Max Citer

De belles conneries, faut connaître son sujet avant d'écrire un article ;)

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