Action Justice Climat Lyon et Locataires Ensemble montent au créneau. Dans un communiqué publié ce lundi 9 février, les deux associations lyonnaises réfutent fermement les accusations formulées par le groupe Cœur Lyonnais, qui les soupçonne d’avoir détourné des subventions publiques pour influencer la campagne des élections municipales à Lyon.
Ce week-end, le camp de Jean-Michel Aulas affirmait que des associations écologistes locales auraient bénéficié durant le mandat de Grégory Doucet et Bruno Bernard de "dizaines de milliers d’euros" de fonds publics, utilisés selon lui de manière illégale à des fins électorales.
Des accusations qualifiées de "graves", "infondées" et "diffamatoires" par les associations mises en cause.
Action Justice Climat Lyon, anciennement Alternatiba Rhône, et Locataires Ensemble revendiquent mener une campagne commune critiquant le projet politique porté par Cœur Lyonnais. Elles assurent toutefois qu’il s’agit d’une démarche strictement apartisane, visant à alerter sur des enjeux sociaux, écologiques et liés aux droits des locataires.
"Aucune de nos organisations ne soutient un candidat", affirment-elles, rappelant que la loi de 1901 garantit aux associations la liberté d’expression et le droit de prendre position sur des sujets d’intérêt général.
Afin de répondre point par point aux accusations, Action Justice Climat Lyon détaille les subventions effectivement perçues ces dernières années. L’association indique avoir reçu 1000 euros en 2025 de la mairie du 1er arrondissement pour des formations de sensibilisation aux violences sexistes et sexuelles organisées à l’AlternatiBar, son bar associatif. En 2023, une subvention de 3000 euros a été attribuée pour le financement de services civiques, ainsi qu’un montant de 5000 euros de la Ville de Lyon pour l’organisation d’un événement de trois jours au CCO La Rayonne, consacré à la justice sociale et climatique.
L’association précise que ces montants représentent une part marginale de son budget annuel, estimé à environ 100 000 euros, principalement alimenté par les recettes du bar militant L'Alternatibar et des dons.
Locataires Ensemble, de son côté, affirme ne percevoir aucune subvention publique.
Le cas du Festival Alternatiba de 2022
Les associations reviennent également sur une subvention de 56 000 euros souvent citée par la droite lyonnaise, accordée en 2022 pour un Festival Alternatiba finalement annulé. Elles rappellent que cette aide concernait la structure nationale d’Alternatiba, juridiquement distincte d’Action Justice Climat Lyon, et que les fonds n’ont pas bénéficié au collectif local.
Selon le communiqué, seuls des frais déjà engagés auprès de prestataires locaux ont été conservés, le reste ayant été réinjecté dans l’économie locale conformément au cadre légal.
Estimant que les accusations relèvent d’un "amalgame volontaire" et d’une "désinformation manifeste", Action Justice Climat Lyon et Locataires Ensemble dénoncent une tentative d’intimidation politique visant à délégitimer l’action associative à l’approche des élections municipales.
Les deux organisations indiquent étudier les suites juridiques possibles et mettent publiquement au défi Cœur Lyonnais de saisir la justice afin de faire valoir ses accusations.
Il va falloir supprimer beaucoup de subventions à ces associations politisées toujours bien gauchistes et souvent anti-France.
Signaler RépondreQu'elles vivent des dons de leurs adhérents et pas de l'argent public, pas de nos impôts !
Ras le bol des assistés gauchistes !
Au fait il en est où Doucet avec sa suspicion de détounement de fonds public ?
Signaler RépondreLa justice n'a pas l'air bien pressée.
En attendant les 24 chargés de mission font sa campagne (d'accord il faut bien tout ça mais quand même).
Il suffit de s'immerger régulièrement auprès de ces assistés pour comprendre que la quantité énorme de fric public qui est dirigé vers ces associations ne sert pas à grand chose d'autre que de superficiel, et surtout à entretenir des gens à pouvoir rien foutre, quand ce n'est pas donc pour se livrer à d'autres activités d'influence que celles qui étaient soi-disant visées.
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