Emprunts toxiques du Rhône : "Mercier met la poussière sous le tapis"

Emprunts toxiques du Rhône : "Mercier met la poussière sous le tapis"
L'exécutif départemental emmené par Michel Mercier - LyonMag

Le groupe socialiste au Conseil général tire la sonnette d’alarme, estimant que les emprunts accordés par la banque Dexia sont autant de bombes à retardement pour le Département. Thierry Philip, pour sortir de cette impasse, propose un deal.

Véritables poisons pour les collectivités locales, les prêts structurés représentent près de 460 millions d’euros pour le Rhône, soit 69% de sa dette. Problème : les produits financiers souscrits présentent des taux variables indexés sur différents cours de monnaie. Ce taux de 2,01% à l’origine, réévalué régulièrement, a rapidement grimpé, devenant le boulet annuel du budget départemental. En 2011, ces frais financiers ont été négociés à 5% de la valeur totale de l’emprunt, soit 27 millions d’euros. "C’est 2,4% de nos dépenses de fonctionnement", plastronnait alors Michel Mercier, président du Conseil général, en novembre dernier. Mais le répit est de courte durée. Car c’est chaque année qu’il faudra renégocier des taux d’intérêts qui pourraient à terme s’élever à 40% de la valeur des emprunts. On se rapprocherait alors d’un taux d’usure ! Des conditions inacceptables pour Thierry Philip. Le président du groupe d’opposition socialiste au Conseil général parle d’une "stratégie de Mercier qui vise à pousser l’affaire sous le tapis jusqu’à 2014 et les élections territoriales avant que ça pète et s’en laver les mains après." Pour les socialistes, l’exécutif départemental se réjouit trop vite car selon les différents contrats, le remboursement de certains emprunts courre encore jusqu’en 2030.

« Négocier ou faire un procès »

Conscient de devoir un jour payer ces égarements, Thierry Philip veut avancer et se défaire de cette chape de plomb. "On en sortira pas gratis de ce truc là", lâche-t-il. Le leader de l’opposition préconise de lancer "un bon deal." "Soit on établit un taux définitif à 12%, ce qui est compte tenu des risques une bonne affaire, une sortie honorable que je signerais tout de suite, ou on assigne la banque en procès", expose-t-il. Thierry Philip avoue privilégier le règlement à l’amiable plutôt que les tribunaux. Une renégociation qu’il estime "nécessaire" pour sortir d’une situation "pas dramatique mais extrêmement menacée par les emprunts toxiques."

2 commentaires
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Contribuable le 28/03/2012 à 18:02

Mais pourquoi s'entredéchirer en public entre politiciens... faites comme d'habitude en sous-main !Faites payer vos conneries aux contribuables !

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jm le 28/03/2012 à 16:59

Michel Mercier s'est déjà expliqué plusieurs fois sur le sujet mais certains font semblant de pas comprendre pour ne pas qu'on regarde les monstruosités qui se passe sur les territoires de leurs nombreux mandats calamiteux.

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