Coupe de France : Jean-Marc Chanelet met en garde les joueurs de l'OL

Coupe de France : Jean-Marc Chanelet met en garde les joueurs de l'OL
L'équipe de Nantes le 7 mai 2000, avant le coup d'envoi de la finale de Coupe de France face à Calais - Jean-Marc Chanelet, le 2e en haut en partant de la gauche - Photo DR

A trois jours de la finale de Coupe de France entre le petit poucet normand Quevilly et l’Olympique Lyonnais, Lyonmag s’est entretenu avec Jean-Marc Chanelet, l’ancien défenseur lyonnais, qui s’est retrouvé dans une situation similaire, le 7 mai 2000, avec le FC Nantes face à Calais, club de CFA2.

Lyonmag.com : Comment aviez-vous vécu ce match contre Calais en l’an 2000 ?
Jean-Marc Chanelet : Avec Nantes, on était favoris et Calais avait aussi réalisé l’exploit d’éliminer de grosses cylindrées de Ligue 1 (NDLR : Bordeaux, Strasbourg et Lille, alors en L2). Et on sentait bien qu’on était les favoris sur le papier mais que dans l’esprit du grand public, on attendait l’exploit du petit club.

Sur le terrain, ça se passe mal car Calais met la pression et marque en premier (34e minute)...
J’ai le souvenir que dans ce match là, on avait eu du mal à rentrer. On est un peu cueillis à froid. Et c’est ça la difficulté du sport de "au niveau" : on est conscient de nos certitudes et sur le terrain, rien ne se passe comme prévu. On sait qu’on était supérieur mais au niveau motivation et préparation, les Calaisiens étaient beaucoup mieux rentrés dans le vif du sujet et ils avaient pu marquer avant nous. Dans ce cas-là, il faut vite réagir et faire parler l’expérience.

Après le but, qu’est-ce-qui se passe entre les joueurs ?
On ne s’énerve pas, on se regarde et on arrive à se dire les choses : "Les gars, on n’a pas le droit. On perd 1-0. On est au courant que c’est un scénario qui pouvait se produire. On est des pros, on ne veut pas être la risée de ce pays donc on se doit de réagir !" Et à partir de ce moment-là, chacun marque son territoire, élève son niveau de jeu et on recommence à faire douter les adversaires. Il ne faut pas leur redonner un excès de confiance, surtout qu’ils jouent en sur-régime.

L’appui du public, dans ces moments-là, ça compte car le Stade de France supporte la plus petite équipe ?
Là, on sentait que les 3/4 du stade étaient acquis à leur cause. Mais idem, à un moment, on se coupe de tout ça, et on se dit que la hiérarchie doit parler. C’est un rapport de force qui s’instaure et qu’on doit remporter chacun à son niveau. On prend le dessus et on arrive à annihiler toute la bonne volonté de l’adversaire.

Est-ce qu’on est surpris aussi par le niveau d’engagement d’une équipe dont on vous avait prévenus qu’elle serait ultra-motivée ?
Il y a des scénarios qui nous échappent totalement et rien ne se passe comme on veut. Mais on se doit de réagir. Calais avait marqué assez rapidement mais cela nous laissait le temps de revenir dans la partie (NDLR : Antoine Sibierski inscrit les deux buts de Nantes à la 50e et 90e minute). Si il y a 0-0 à dix minutes de la fin, et que l’équipe prend un but, ça devient beaucoup plus dur. Il faut savoir que ça peut arriver mais il faut tout faire pour l’éviter. Lyon a toujours pris des buts en premier cette saison. Il faut donc aborder ce match en se disant : "On s’impose dès le début et on marque notre territoire." Et c’est ce qu’on n’avait pas su faire avec Nantes, même si on a gagné au final.

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